En Noir et Blanc

Petits stratagèmes amoureux

1/ Version mâle :
Le blouson noir et le chevalier blanc

Gisquette, une petite jeune fille, regagne seule son logis après une soirée bien arrosée chez sa copine Cindy, analphabète et shampouineuse au salon de coiffure Ouhest-Lebec de Vierzon.
Marchant d’un pas mal assuré dans les rues désertes de Mehun-sur-Yèvre (Cher), elle se sent observée. En se retournant, elle constate qu’elle est suivie par un blouson noir. Gisquette accélère sa marche, car son logis, situé au 666, impasse Homais-Manceau, est encore à 463 mètres, soit un quart de mile marin.

Le blouson noir rattrape Gisquette, et commence à l’agresser physiquement.
Surgit alors un chevalier blanc qui met en fuite le blouson noir, après une courte lutte au corps à corps.
Gisquette tombe naturellement amoureuse de ce chevalier blanc, si courageux et valeureux. Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants, dont l’un au moins fut l’héritier de Maitre Frédéric Faust, le talentueux biologiste du bourg.
Toute cette histoire édifiante fut relatée dans la rubrique Faits Divers et Glauques du Berry Républicain par un certain Rémi B., obscur plumitif vierzonnais.

En réalité, le blouson noir et le chevalier blanc sont deux vieux copains qui ont
joué à Gisquette une saynète, vieille comme le monde.

2/ Version femelle :
La Reine de la Nuit et la Bonne Fée

Gilgamesh, celui qui a tout vu

Gilgamesh, celui qui a tout vu

Ishtar, Reine de la Nuit, entraine Gilgamesh dans un tourbillon de sexe, à l’insu de son plein gré, puis le jette comme un vulgaire tampon menstruel, espérant ainsi le voir tomber dans le trou du dépit amoureux.

Gilgamesh, qui n’est pas né de la dernière pluie, fait mine de tomber au fond du piège, car il a compris qu’il subissait la première phase du protocole : la désorientation. Mais Gilgamesh perd difficilement le Nord, grâce à sa boussole innée, et aussi grâce à sa connaissance du mouvement diurne du soleil.

Alors, apparait dans le paysage Sophie, la Bonne Fée, qui lui tient ce discours :
Pauvre Gilgamesh, tu me sembles bien mal en point.
Grâce au pouvoir de ma baguette magique, je peux te faire sortir du gouffre, à la condition que tu deviennes mon nouveau petit toutou. J’ai déjà dressé Bourino, mon fier destrier, avec la méthode Alexander, bien connue d’Aristote, alors j’arriverai bien à dresser un simple clébard dans ton genre (gender en anglais).

Réponse de Gilgamesh :
Bonne fée, je te remercie de ton offre, mais j’ai bien capté que la Reine de la Nuit est ta vieille copine et que vous me jouez une vilaine bouffonnerie. En effet, tous les samedis soirs de pleine lune, vous allez ensemble danser à La Tanière des Couguars, pour croquer de jeunes minets.  Donc  tu tentes de me faire subir la deuxième phase du protocole : l’humiliation.
En conséquence, tu n’as qu’à te carrer ta baguette magique dans le fion, pour ton plus grand plaisir, et me laisser tranquille, car je vais sortir du trou par mes propres moyens. Comme je perçois un grand vide dans ton existence, tu peux toujours assister à ce spectacle, qui est gratuit.

Ulcérée par la réponse de Gilgamesh, la Bonne Fée ne s’avoue pas vaincue :
Misérable Gilgamesh, tu ne connais pas toute l’étendue de mes pouvoirs. Outre ma baguette magique, je possède un double doctorat en Filozofie et Droit Public. Puisque tu résistes, je vais donc t’assommer avec un exposé sur la Filozofie du Droit Naturel. Aucun mâle de mon entourage n’a résisté à cette épreuve humiliante  !

Mais Gilgamesh, qui a été vacciné dès son plus âge par son maitre Rabelais contre le juridisme et la filozofie, n’est nullement ému par les menaces de la Bonne Fée :
Rassure-toi ! je ne lacherai pas prise, comme une quelconque lectrice des pages psycho d’un magazine pour pétasses, car j’ai passé par des épreuves bien plus difficiles !

Conclusion :
Marion pleure, Marion crie, Marion veut qu’on la marie.
Toutes ces histoires de maudites femelles puent tellement, qu’elles finissent par piquer les yeux.

Mise à jour : le 30 novembre 2016
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Lancement d'Ariane 5, le 17 novembre 2016

Lancement réussi VA 233 d’Ariane 5 , le 17 novembre 2016 à Kourou.

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Système métrique

Science au quotidien

Le système métrique ressemble à la prose de Monsieur Jourdain : vous l’utilisez sans y prêter attention.
Quand vous achetez un kilo de carottes, trente litres d’essence, ou deux mètres de toile cirée, vous faites référence au système métrique, sans vous en rendre compte. Si vous habitiez aux U.S.A, vous achèteriez plutôt 2,2 livres de carottes, 7,93 galons d’essence, et 6,56 pieds de toile cirée, mais les Ricains représentent l’ultime poche d’archaïsme qui finira bien par capituler.

Le système métrique constitue un des rares apports positifs de la Révolution Française à l’avancement de la Science, sans violence, et il n’est jamais cité à ce titre. Les Français ne savent pas se vendre à l’export, mais c’est une vieille constante d’un vieux pays. Si le système métrique s’est imposé dans pratiquement tous les pays du globe en 2016, c’est bien la preuve qu’il apportait des améliorations pratiques par rapport aux anciens systèmes de mesure. Si tel n’avait pas été le cas, il aurait fini dans les oubliettes de l’histoire, comme le système de notation musicale de Jean-Jacques Rousseau, ce vilain natif de Genève.

Il convient donc de faire une petite description du système métrique, aussi instructive qu’amusante, pour illustrer le Gai Savoir.

Grandeurs fondamentales et grandeurs dérivées.

Le système métrique, rebaptisé Système International par la communauté scientifique, abrégé en SI, comporte sept unités fondamentales, six étant des grandeurs intensives ou quantitatives, et une seule grandeur étant extensive ou qualitative, la température.
Ces sept grandeurs fondamentales sont :

1. La Masse                             unité : le kilogramme ou kg
2. Le Temps                            unité : la seconde ou s
3. La Longueur                       unité : le mètre ou m
4. L’Intensité électrique      unité : l’ampère ou A
5. La Quantité de matière     unité : la mole ou mol
6. L’Intensité lumineuse      unité : la candela ou cd
7. La Température                  unité : le kelvin ou K

Une grandeur fondamentale possède des multiples et des sous-multiples en base 10 : kilo, méga, pour les multiples, milli ou micro pour les sous-multiples. Par exemple : microampère, millikelvin ou kilomètre.
Par exception, la grandeur Temps n’utilise pas la base 10, mais la base 60 : une minute compte 60 secondes, et une heure compte 60 minutes.
En fait, avec la découverte de la Relativité, le temps et la longueur sont une seule et même grandeur, dès que la vitesse de la lumière dans le vide a été fixée une fois pour toutes à la valeur de 299 792 458 m/s. Si les Trois Mousquetaires étaient quatre, comme chacun sait, les sept grandeurs fondamentales ne sont donc que six.

Une grandeur fondamentale nécessite un étalon, qui doit posséder les caractéristiques suivantes : stabilité dans le temps, indépendance de l’environnement, meilleure précision techniquement possible.
Les étalons des grandeurs fondamentales sont définis par des phénomènes physiques invariables, à l’exception notable de la masse, qui a pour seul étalon primaire un échantillon de matière entreposé au pavillon de Breteuil à Sèvres (Hauts de Seine).
En conséquence, tous les laboratoires de la planète peuvent disposer d’un étalon fiable de chaque grandeur fondamentale, sauf pour la masse, pour laquelle il n’existe que des copies, plus ou moins fidèles.

Une constatation notable : TOUTES les autres grandeurs physiques découlent de ces sept grandeurs fondamentales.
Par exemple, la tension électrique, exprimée en Volt, a pour dimensions : kg * m2 * 1/A * 1/s3.
En hommage à Blaise Pascal, le fondateur de l’hydrostatique, la pression, s’exprime en …. Pascal, of course, une unité qui a pour dimensions : kg * 1/m * 1/s2. Avec cette unité, la pression atmosphérique normalisée à l’altitude de la mer a pour valeur : 1 013 hectoPascal ou hPa.

Les Ricains n’utilisent pas le système métrique, ce qui leurs pose des problèmes, notamment dans le domaine de la visserie et des satellites.
Pour la visserie, ils utilisent des boulons et des écrous qui ont des dimensions en fractions du pouce, et donc incompatibles avec des clés métriques, ce qui est extrêmement pénible pour les mécaniciens français, amateurs ou professionnels.
Dans le domaine des satellites, ils utilisent des altitudes en pieds, et perdent bêtement des engins comme le MARS CLIMATE ORBITER, parce que les ingénieurs se sont emmêlés les pinceaux entre les différents systèmes d’unités.

Décollage d'Ariane 5 -VA 233

Décollage d’Ariane 5 -VA 233

Dans la vie de tous les jours, vous rencontrerez néanmoins des unités antérieures au système métrique, comme le demi pression, la livre et le carat, ce qui ne soulève aucune difficulté pratique.
Ainsi, au Café du Commerce, ou au Café des Négociants (son annexe aixoise), quand vous commanderez un demi de bière, le patron vous servira 25 centilitres de ce délicieux breuvage fermenté, ce qui correspond, plus ou moins à la moitié d’une vieille pinte.
Quant à la crémière, qui vous donnera du beurre contre l’argent du beurre, elle sait parfaitement qu’une livre correspond à 500 grammes.
Et votre petite fiancée cherchera TOUJOURS à savoir le nombre de carats du diamant que vous lui avez offert en gage d’amour, pour pouvoir comparer son cadeau avec ceux de ses copines, et les faire enrager, si vous avez joué au grand Seigneur. Si vous refusez de dévoiler le précieux nombre, malheur à vous !
Vous subirez alors les invectives grotesques et risibles du chœur des fausses vierges faussement effarouchées, qui glisseront sur votre pelage de Loup des Steppes, comme gouttes de pluie sur les plumes d’un canard.

Le pavillon de Breteuil

Le pavillon de Breteuil

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Splendeur de la Sociologie

Tour d

Tour d’ivoire et de Galilée

Science molle

La sociologie se donne pour ambitions de décrire et d’expliquer les sociétés humaines.
On connait de multiples sociétés, depuis la famille, la tribu jusqu’à la nation, en passant par l’amicale des pécheurs à la ligne, les mangeurs de queues de bœuf, la con-frérie du Taste-Andouille AAAAA, l’Opus-Dei, la Loge:. des 9 Connasses, le Club des clients barbus et masochistes abonnés au Donjon, la société des Agrégés de France et le Village d’irréductibles Gaulois.

L’école française de sociologie compte de nombreux chercheurs et quelques trouveurs. La force de notre école française repose sur la transversalité et la fécondation croisée entre économie et psychologie. La grande figure de la Sociologie française est aussi une grande Dame. Mme Térébenthine Schtroumpf-Quichellier fait rayonner le prestige de la France dans le Monde civilisé et libéral par ses travaux qui honorent le contribuable français, son mécène. Les travaux de Mme Schtroumpf-Quichellier, couronnés par la médaille d’or du CNRS et le grand prix de la fondation Chirac-Valérien ont permis de découvrir et de prouver rigoureusement une avancée majeure de la Sociologie. Cette trouveuse parisienne a été la première à marier la doxa marxiste avec la psychanalyse lacanienne pour montrer au monde que : l’argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue.
Quelle belle participation française à la sauvegarde de la Planète ! Pas aussi belle que le bilan-carbone de la COP 21, mais presque !

De nombreux axes de recherche stimulent et motivent la communauté française des sociologues, notamment la topologie des réseaux sociaux et la courbure de l’espace merdiatique, avec l’observation de trous noirs comme Stanel-666-TVA0. Sous l’influence bénéfique de l’Administration, la communauté des sociologues français se structure en pôles d’excellence, et notamment celui de la filozofie des sciences. Grâce au Ciel, la sociologie française ne connait ainsi aucun pôle de médiocrité. Le contribuable peut donc se sentir pleinement rassuré sur la judicieuse utilisation des deniers publics, le ou la sociologue étant fonctionnaire par construction, son utilité marchande étant nulle et non avenue, comme le prouve le parcours d’un Bourdieu. Certains sociologues tentent néanmoins une carrière dans le privé comme bouffons tristes et subventionnés, avec plus ou moins de succès. Ce sous-groupe assez marginal des sociologues reconvertis en amuseurs du peuple occupe une niche dans les media publics et leurs satellites, comme l’École soi-disant libre des soi-disant Sciences Politiques, plus connue sous son appellation commerciale de Sciences-Pipo.

Un domaine reste cependant Terra Nova Incognita : les sociétés secrètes.
Les sociologues français ont peu étudié les sociétés secrètes, sans doute parce qu’elles ont échappé à leur attention par leur furtivité native.
Assez logiquement, une bonne société secrète cache son existence, y compris aux sociologues.

Une mafia constitue un cas typique de société plus ou moins secrète. Un sociologue inconnu du CNRS a laissé dans les archives de cette très paisible et très vénérable institution le document suivant :

Sociologie d’une mafia :
considérations théoriques et vecteur de progrès humain

A/ Fondations théoriques

Le théorème de la mafia n°1 :
La solidarité d’une mafia est une fonction décroissante de la taille de son effectif.

La démonstration est très simple :
La plus petite mafia compte un seul élément : vous-même.
A moins d’être schizophrène ou masochiste, vous êtes à 100 % solidaire de vous-même.
La mafia des français de France compte plus de 60 millions de membres qui sont très peu solidaires entre eux, même pas du tout, donc solidarité = 0 %.
Entre les deux, il y a votre grande famille, vos anciens copains de l’école Saint-Jules-Ferry, vos camarades de jeu de la cellule Groucho-Marx ou de la loge du Piston Humain, voire les autres licenciés du Bilboquet Sporting Club, qui vous soutiendront en cas de coup modérément dur, donc solidarité = 50 %.
C.Q.F.D.

La solidarité d’une mafia, c’est bien. Son utilité c’est mieux.
Si vous sollicitez un poste super-relax de sénateur écologiste, votre appartenance à la mafia des chasseurs se révélera inutile, peut-être même désavantageuse. De même, votre association de gentils écolos de quartier ne vous permettra sans doute pas d’échapper à un licenciement pour détournement de fonds dans votre poste de comptable aux Abattoirs du Mouton Noir. Par contre, si vous appartenez à une mafia puissante, vous pouvez bénéficier d’un parachute qui vous déposera au sommet d’une organisation dont vous ne connaissez ni les hommes, ni le métier, ni bien entendu, les clients. Que cette organisation produise des réacteurs nucléaires, des lanceurs spatiaux ou des fictions de propagande n’a strictement aucune importance. En effet, vous bénéficiez de la bénédiction des bonnes personnes qui assurent le succès. Le reste n’est que littérature et médisances de jaloux.

Il faut donc appartenir à une mafia utile. L’affaire se corse : on voit bien qu’une mafia doit compter beaucoup de membres pour être vraiment utile. L’utilité d’une mafia procède de son pouvoir, lequel repose sur la taille de ses effectifs qui lui permettent de s’imposer face à la concurrence, ni pure, ni parfaite. Il n’y a rien de pire que de se retrouver dans une mafia inutile : vous allez végéter dans un cercle restreint. Vous verrez toujours les mêmes têtes. Vous assisterez à des réunions interminables, stériles et barbantes pour un bénéfice hypothétique. On peut essayer d’avancer en appartenant à plusieurs mafias simultanément, mais cette astuce trouve ses limites, pour des problèmes triviaux d’incompatibilités d’appartenances et d’agenda.

On aboutit ainsi au 2eme théorème.

Le théorème de la mafia n°2 :
L’utilité d’une mafia est une fonction croissante de la taille de son effectif.

Les deux avantages d’une mafia, la solidarité et l’utilité, obéissent à des logiques contradictoires. Il convient donc de trouver la taille optimale donnant le bon compromis solidarité-utilité, comme pour le compromis prix-performance. Certains penseurs hétérodoxes ont émis l’hypothèse qu’une mafia trop nombreuse pouvait conduire à la naissance d’une mafia dans la mafia.
Mirage ou réalité ? Aux hommes et femmes de sciences de trancher !
Les Béotiens parlent d’une mafia comme d’un lobby, d’un groupe de pression, d’une coalition de médiocres, d’un état dans l’état.
Les Béotiens propagent des sottises et justifient d’une ré-éducation aux valeurs de la Ripoublique Marchande, Généreuse et Humaniste, à leurs frais comme il se doit.

B/ L’ascenseur social est en réparation

J’en entends qui disent : « Ma petite mafia, elle a tout d’une grande ! »
A quoi l’homme d’expérience rétorquera : « ça dépend pour quoi faire ! »

En théorie des organisations, autre nom de la sociologie pour les universitaires, la mafia constitue un ascenseur social, car elle possède les mêmes avantages et inconvénients qu’un ascenseur d’immeuble. Vous monterez plus vite avec l’ascenseur qu’en prenant les escaliers, mais le temps gagné à la montée sera ensuite reperdu à renvoyer l’ascenseur.
Ensuite, l’ascenseur, comme tous les dispositifs techniques, va tomber en panne et les occupants resteront coincés entre deux étages.
Dernièrement, monter des escaliers est bon pour la santé. Les sportifs prennent les escaliers pour garder la forme, et la meilleure manière de rencontrer des sportifs consiste à emprunter les escaliers. Les sportifs sont bien sûr connus et répertoriés par les ascensoristes, qui essayent de s’en débarrasser en leurs proposant des missions kamikaze présentées sous l’emballage de challenges. Les sportifs possèdent également une amicale comme les ascensoristes, mais totalement informelle et qui ne fonctionne que par cooptation et non sur recommandation d’un ou de plusieurs parrains.
Les ascensoristes ont inventé la fable de la méritocratie pour faire taire les grincheux des étages inférieurs. Quant une organisation se développe, les effectifs augmentent. Les personnes embauchées dans les débuts vont monter dans l’organisation, pour la seule raison que les embauchés suivants peupleront les étages inférieurs, de plus en plus nombreux. Donc, les habitants du haut de l’immeuble n’ont effectivement pas pris l’ascenseur, mais parce que tout l’immeuble s’est élevé. Quand les effectifs se stabilisent, la fable méritocratique ne fonctionne plus. Comme toutes les légendes urbaines, la méritocratie renvoie à un passé mal compris et doré sur tranches. L’inflation des effectifs du CNRS puis de l’EducNat a contribué à la création de cette légende urbaine dans les années d’après 1945. Mais il arrive toujours un moment où les effectifs se stabilisent car les ressources économiques ne sont pas illimitées, ni dans le privé, ni dans le public. Il faut bien que quelqu’un paye les salaires et les traitements, le client ou le contribuable.

C/ Préconisations

Les théoriciens français de référence, Edgar Bourin et Y. Koulapic’h de Kerbizu, prolongeant les travaux du grand précurseur yankee Don V. Corleone, ont conjecturé que la taille optimale d’une mafia se situe dans la fourchette comprise 1% et 10% des effectifs de l’organisation. Des chercheurs en sociologie du CNRS, de l’EHESS, et de Pifop avaient commencé des mesures du phénomène pour valider cette conjecture et faire avancer les Sciences Sociales. Hélas, ces personnes ont, soit disparu sans laisser d’adresse, soit bénéficié de belles promotions avant la fin de leurs recherches. La connaissance de ce domaine demeure donc très incomplète, et c’est grand dommage.

Il conviendrait de donner les moyens très nécessaires aux sociologues pour faire grandir le Savoir, unique moteur du Progrès, tant Humain que Social. Le retour sur cet investissement immatériel est tellement important que personne ne parvient à l’évaluer, pas même un inspecteur des phynances, hors cadre, hors d’haleine, hors-sol et hors d’age. Le consensus trans-partisan pour mobiliser ces moyens se créerait par un Grenelle de la Sociologie, qui bénéficierait ainsi d’une excellente couverture médiatique, relayée par nos partenaires et amis, suivant la procédure habituelle.

Tout cela fait sens !
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Document anonyme non daté avec cette
Note manuscrite en marge du document : M’en parler. Qu’en pense JPJ ? FH
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Mise en ligne : le 26 octobre 2016
Dernière mise à jour : le 3 décembre 2016

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Glossaire de la novlangue

carte d'electeur

Carte d’électeur

Glossaire de la novlangue

Motivation :
Comme le Complot vise à remplacer le bon français par une novlangue anglo-saxonne, suivant ainsi le roman 1984 de George Orwell, vous trouverez ici, dans un effort désespéré de résistance, une liste des équivalents français à cette novlangue, qui se répand dans les media comme la vérole dans le bas-clergé breton.
Les commentaires pour élargir ce glossaire sont les bienvenus !
Qu’on se le dise !

American way of life : cauchemar
Backstage : coulisses (du théâtre et de ses LOGES:.)
Bad boy : mauvais garçon
Batman : homme chauve-souris (au plafond)
Battle : bataille, par exemple bataille de Bouvines (1214), remportée par Philippe-Auguste et les milices communales.
Bimbo : connasse
Black Friday : vendredi noir, journée où vos comptes bancaires passent au rouge.
Blindspot : angle mort
Bodyguard : garde du corps, ou poissonnier (variante monégasque)
Bones : ossements
Booster : accélérateur, de fusée ou de carrière. Unité d’accélération : le m/s2.
Borderline : cas-limite
Brief : exposé
Burn-out : épuisement
Business : affaire ou économie
Business School : piège à cons et surtout à connes. Très simplement : école de commerce.
Business with attitude (Figaro Madame) : les connes parlent aux connes
Buzz : rumeur
Californication : médecins malades
Casting : distribution
Castle : château
Challenge : défi, en fait challenge est un vieux mot français.
Cliché : cliché
Cold Case : affaire classée
Comic Con Paris 2016 : panorama de la ringardise
Cow-boy : garçon-vacher
Crown : chapeau en or, ou couronne
Dark Vador : Méchant Papa. Au civil, époux de Jocaste.
Date : rendez-vous galant, ou rencard. Blind date : rencard à l’aveugle.
Debrief : compte-rendu
Desperate housewifes : ménagères désespérées
Email : courriel. Contraction de courrier électronique.
Entertainment : divertissement. Blaise Pascal, quels sont tes héritiers ?
Establishment : oligarchie ou nomenclature.
Express yourself : exprimez-vous !
Facebook : Big brother
Fashion victim : femme de mauvais goût
Fashion week : semaine de la mode, ou plutôt de la haute-couture.
Fast-food : malbouffe
Follower : suiveur, ou mouton de Panurge (voir Rabelais)
Game fever : la fièvre du jeu
Game of thrones : jeu des trônes. Petit recyclage yankee sur la dynastie des Valois
Gangster : malfrat ou voyou ou bandit (gang = bande)
Geek : blaireau
Gender : genre. 3 genres : masculin, féminin et neutre. mais seulement deux sexes : XY ou XX
Girl gang : bande des éternelles fiancées, puis bande des divorcées, puis bande des veuves
Interview : entrevue ou entretien.
Job : poste, tâche, boulot, rôle ou travail. Exemple : Juppé jouait mal le job du méchant flic
Kardashian : petite pute
Leader : dirigeant ou meneur
Lifestyle : art de vivre. Tout un programme !
Live : direct
Look : air, apparence, aspect ou physionomie
Looser : perdant
Love affair (gala) : amourette
Make-up : maquillage, esthétique ou comptable
Management : gestion ou administration
Meeting : réunion ou rencontre. Se prononce mitingue.
Melting-pot : creuset
New : neuf ou nouveau (trouvé dans un bar berrichon, 3 fois hélas !)
Nitrogen : azote
No address : sans domicile
Old school : vieille école, celle de JPB
People : célébrités (sans cause réelle ou sérieuse)
Punchline : chute (d’une histoire drôle, ou prétendue telle)
Puppet-Master : maitre des marionnettes
Secret Story : histoire secrète
Sex and the City : pétasses urbaines
Show : spectacle. The show must go on : le spectacle doit continuer.
Silicon valley : vallée du silicium (Si), et non du silicone des implants mammaires.
Smoky-eyes : Chérie, tu as reçu toute ma fumée dans l’œil. Prend mon mouchoir !
Sorry, je me marrie : Désolée, je me marrie
Spin doctor : docteur tordu
Spin-off : dérivé, par exemple feuilleton dérivé.
Staff : équipe ou état-major ou conseil
Star Wars : guerres des étoiles (suite de navets d’un vide sidéral au budget astronomique)
Store : boutique. Drugstore : boutique à drogues, ou mieux  : pharmacie
Street-art : graffito, pollution visuelle, réalité artificielle, peinture sur le mur de la Caverne
Talk : causerie
Teen : archétype de la novlangue, dérivé de teen-ager (13 à 19 ans), soit adolescent ou ado en abrégé.
Top-model : pute belle et chère
Trash : déchet ou poubelle
Uber : esclavage
Uberiser : asservir
Unforgettable : inoubliable
VIP no go zone : accès interdit aux pétasses
Voice (the) : télé-crochet. The Voice Kids : télé-crochet infantile.
Voltage : tension (électrique). Unité : le Volt.
We shall not surrender : nous ne nous rendrons pas (W. Churchill)
Witches of east end : sorcières des quartiers est.
Wonder-woman : chieuse (vulgaire), ou névrosée, ou consultante.

Ce petit catalogue, tiré des programmes télévisuels et des sites d’information français, vous donne un bon aperçu de la nature et de la progression du phénomène du grand remplacement culturel, phénomène qui ne fait que croitre au fil du temps. Nous risquons d’atteindre la situation de la Russie du 19e siècle : la nomenclature parlera un langage étranger, et seul le peuple gardera l’usage du français. On sait comment cette histoire a fini tragiquement en 1917.

Synthèse tirée du feuilleton télévisuel britannique « Le Prisonnier » :
Je ne passerai aucun marché avec vous. J’ai démissionné.
Je ne serai pas poussé, fiché, tamponné, indexé, chapitré, confessé, ou numéroté.
MA VIE M’APPARTIENT !

Conclusion :
Le Rabouilleur est particulièrement satisfait de ce constat :
le Complot prend systématiquement le contre-pied de ses analyses pour enfumer les mutins de Panurge.
Nous quittons alors 1984 d’Orwell pour une autre utopie : le Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley, où l’humanité est réduite à un troupeau de clébards par la drogue et le sexe, sauf quelques rares dirigeants, dont on se demande comment ils ont été formés, ou déformés. Dans ces deux utopies, le héros meurt à la fin, écrabouillé par le système, ce qui est toujours très bon pour le moral du lecteur. Ces deux romans doivent donc être consommés avec beaucoup de modération, comme le pinard.

Aparté sur la Physique :
Ce mardi 4 octobre 2016, le prix Nobel de physique est attribué à trois physiciens britanniques qui ont appliqué les méthodes de la topologie à l’étude de la Matière.
Petit cocorico :
La topologie a été fondée par le français Henri Poincaré, illustre Lorrain.

En route vers de nouveaux horizons

Post-combustion allumée !
en route vers de nouveaux horizons

 

Mise à jour : le 3 décembre 2016

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Les liaisons dangereuses

Dans les airs

Dans les airs

Analyse littéraire du roman « Les liaisons dangereuses »

Ce soir, mardi 17 mars 2015, la stupide boite à images diffuse l’excellent film de Stephen Frears « les liaisons dangereuses », tiré du roman éponyme de Choderlos de Laclos. (distribution de rêve : John Malkovich, Michelle Pfeiffer, Glenn Close, Keanu Reeves, Uma Thurman, etc ..)
Comme Laclos était un artilleur, comme Buonaparte, Ferdinand Foch, Sully (grand maistre de l’Artillerie), et le Rabouilleur, il ne sera pas ici l’objet d’un tir de contre-batterie.
Cependant, comme les autres œuvres de Laclos n’ont pas particulièrement brillé par leur éclat, et que cette œuvre littéraire découvre les profondeurs du psychisme féminin torturé et intrinsèquement contradictoire avec beaucoup de justesse, la seule conclusion logique qui s’impose au Rabouilleur est la suivante :
Dans ce chef d’œuvre littéraire, Laclos n’a été qu’un prête-nom, et le véritable auteur était une femelle, une belle et grande salope, qui avait bien vécu, et donc tout compris à la vie.

Les sots, ou les esprits forts, ce qui revient au même, prennent ce roman épistolaire pour un chef d’œuvre de l’immoralité. C’est précisément l’opposé. Un libertin se prend les pieds dans le tapis de ses désirs et passe à côté de l’amour de sa vie par pure vanité. Cet idiot en meurt.
Une histoire totalement morale, mais les crétins, comme Vadim, n’y ont vu que du feu.

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Tentative de justification de l’hypothèse d’un auteur féminin :

A/ Le roman psychologique :
Depuis Madame de La Fayette jusqu’à Françoise Sagan, en passant par Jane Austeen et Barbara Cartland, le roman psychologique constitue la spécialité féminine par excellence. Écrit par des femmes et lu par des femmes. A la longue, cette petite musique donne mal au cœur, et le Rabouilleur en éprouve la nausée. Il va donc s’employer à faire passer ce petit malaise.

B/ Le genre des Liaisons dangereuses :
C’est un roman par lettres qui racontent des subterfuges, des manipulations, des manigances, quelques coucheries, et surtout beaucoup de bavardages, verbaux et écrits. En gros, toutes les scènes se passent dans un gynécée, ou plutôt une volière où trois générations de bonnes femmes jacassent. Arrivent dans la volière deux mâles, un Don Juan de sous-préfecture doré sur tranche et un jeune niais désargenté. Il advient ce qui se passe en pareil cas : du sexe, et plus si affinités. A la fin, le niais embroche Don Juan, mais hors champ, pour ne pas choquer les lecteurs, ou trop exciter ces dames. Tous les personnages finissent mal, sauf une vieille tante. Il n’y a strictement aucune action dans ce roman, qui n’a rien de bien viril, en dehors du plan sexuel. C’est donc un exemple abouti de roman psychologique.

C/ Personnalité de Laclos :
Laclos exerçait le métier d’officier d’artillerie, puis de professeur et d’ingénieur. De physique ingrat, sans fortune, il fut un bon mari et un bon père d’après sa biographie, soit l’exact opposé d’un Don Juan de sous-préfecture. Il a eu quelques velléités littéraires, mais sans succès. Les ingénieurs ne sont pas doués pour les Lettres. S’ils écrivent, leurs ouvrages sont généralement des exposés techniques, des mémoires historiques, des essais politiques déconnectés de la réalité, des pochades comme celles de Boris Vian. Par contre, si on envisage la personnalité de Laclos sous l’angle de la loyauté, on peut le considérer comme un homme fiable, et capable de garder un secret.

Additionnez A + B + C => vous êtes assez tenté de conclure à l’écriture de ce roman par une femme, qui aurait transmis son ouvrage à Laclos, à charge pour lui de le publier. La femme désirait rester anonyme pour préserver la réputation de sa famille, l’ouvrage étant un peu olé-olé, et Laclos y a gagné une belle célébrité.

Admettons cette hypothèse, et cherchons des éléments supplémentaires pour l’étayer. Dans leurs romans, les femmes se mettent toujours en scène dans un personnage, elles aiment bien cela. Comme le roman décrit des manigances élaborées, il a forcément été écrit par une femme d’expérience. La marquise de Merteuil pourrait être envisagé comme incarnation de l’auteur. Mais le personnage n’attire pas la sympathie; il ne peut donc convenir. On déplace le curseur vers un personnage plus âgé, et on tombe sur la vieille tante.
Ah Tatie ! un personnage bienveillant, qui regarde tout ce petit monde s’agiter, sans intervenir. Si ce n’est point l’auteur, c’est rudement bien imité.
Tatie, on t’a reconnu dans le tableau.

Si l’auteur est cette vieille femme, on comprend mieux la structure de l’œuvre qui serait une manière d’autobiographie trafiquée.

Trois personnages féminins s’échelonnent en âge : la jeune fille naïve, la femme mariée, puis la veuve très joyeuse. Tatie nous raconterait sa vie par une sorte de contraction temporelle. Et si c’est le cas, que voyons nous ? Une jeune fille découvre le sexe et les sentiments, puis se marie avec un raseur absent, tombe bêtement amoureuse d’un Don Juan qui la jette, ce dont elle pense mourir, et décide ensuite de se venger sur les hommes et les autres femmes pendant son veuvage. Une histoire banale et cruelle, mais très bien écrite. Les quatre personnages féminins ne seraient donc que les avatars d’une seule et même personne aux différentes étapes de sa vie.
Le roman se passe dans un château et à Paris, mais il pourrait aussi bien se passer dans un bourg du Bas-Berry. L’histoire est universelle, d’où son succès, dans le temps et dans l’espace.
Mais la tonalité générale est bien celle d’une sourde désespérance. On touche au drame de sa vie : elle n’a jamais été grand-mère, et elle tourne en rond dans sa vieillesse, cherchant un vain réconfort dans un passé amoureux, depuis longtemps révolu, et totalement ambivalent, car le désir de vengeance n’exclue pas l’amour chez les femmes.
La finalité du sexe reste quand même la transmission de la Vie (élémentaire, mon cher Watson).
De ce point de vue, ce roman résonne comme un cri de désespoir, l’affection ne trouvant nul objet où se reporter. Cette femme, seule survivante des siens, se retrouve confrontée à la solitude, à la stérilité, et au néant final, perspective glaçante, et recherche une explication à ce désastre : les mauvaises rencontres qui se transforment en liaisons dangereuses au fil du temps.

Faux scandale :
Ce livre possède une réputation sulfureuse, parce qu’il explique en substance que les hommes sont des salauds ou des niais, et les femmes des salopes, sauf quand elles sont amoureuses, et qu’alors elles souffrent.
Toutes choses que l’on savait déjà.
Cependant, hurlements dans les chaumières devant une telle description, car le tableau n’est que trop véridique, et qu’il ne devrait pas être mis sous les yeux des innocents. Après tout, cet ouvrage est seulement aussi cruel que du Maupassant, ce grand conteur Normand.

Une antidote au bovarysme :
Les liaisons dangereuses constituent l’antidote le plus puissant contre le bovarysme. Madame Bovary, c’est un roman-photo sans photo. Madame vit dans un rêve, et les huissiers finissent par débarquer. C’est logique, car la vie ne ressemble nullement à un roman-photo, même si on voudrait bien y croire.

Casanova et Don Juan :
Les Mémoires de Casanova sont contemporaines des Liaisons dangereuses et traitent aussi du thème de la séduction. Ces Mémoires sont un chef d’œuvre de la Littérature française et de la résilience. Maintes fois, Casanova retombe au bas de l’échelle sociale et se relève à chaque fois grâce aux femmes. Par contraste, Don Juan, le grand seigneur, est né et demeure en haut de la pyramide sociale. Du fait de cette position dans la hiérarchie de la société, il lui est facile de séduire des femmes de condition inférieure, sans grand mérite, là où Casanova ne peut compter que sur ses seuls talents personnels, à savoir sa bite et son couteau. Grâce à son fameux couteau, Casanova restera pour la postérité le seul homme à s’être jamais évadé de la terrible prison des Plombs de Venise. Le pauvre Casanova connait une mésaventure récurrente et peu glorieuse, qui n’apparait qu’en filigrane : quand ses affaires se portent mal, il utilise ses dernières économies pour se payer une pute, histoire de se réconforter. Malheureusement pour lui, la pute lui refile une maladie vénérienne, et il se retrouve encore plus enfoncé dans les SOUCIS.
Une des clés des Liaisons dangereuses se trouve dans ce constat : autant un lecteur masculin se projette facilement dans les Mémoires de Casanova, autant cela est impossible avec Les Liaisons dangereuses, qui décrivent pourtant le même thème de la séduction, dans la même société, au même moment historique.
Milos Forman, dans son film Valmont (1989), s’est approché de la vérité sans la deviner. Pour contourner l’ambivalence substantielle du roman, il s’est retrouvé obligé de tordre le personnage de Valmont, qui, de Don Juan, ou plutôt Gercourt, se transforme en un sympathique Casanova. Il ne pouvait d’ailleurs faire autrement. Car tout le roman ressasse la vieille complainte féminine : c’était un salaud, mais je l’avais dans la peau. Mais, logiquement, un salaud fait un mauvais héros de film(1), donc, adieu la recette !

Conclusion :
Comme ces Liaisons dangereuses pourraient bien avoir été écrites par une vieille femme désespérée, il faut terminer sur une note optimiste. Pour ce faire, il suffit de penser à l’épouse de Michel de Montaigne. Montaigne, héritier sensuel, diplomate raté, grand touriste, était le genre de zigoto qui vous explique que il n’y a point de Science, ce qui vous donne le niveau du penseur, personnage justement détesté par ce grand homme de Blaise Pascal, à qui il a inspiré cette belle pensée : le Moi est haïssable. Pendant que ce fameux fils à papa de Montaigne écrivait ses élucubrations dans sa tour, c’était Madame qui faisait tourner la boutique. Madame faisait cela très bien, et n’a pas perdu son temps à écrire un ouvrage d’économie domestique. Une grande dame !
Et dans la sinistre affaire du Mediator, c’est encore une dame qui a arrêté le massacre, alors que tous les hommes avaient capitulé. Et c’est un homme qui vous l’écrit.

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Note 1 :
Cette remarque s’applique également à des correspondances d’un sauteur de haies avec une conservatrice de musée. Cette mère célibataire aurait mieux fait d’y réfléchir à deux fois avant d’étaler des platitudes sur la place publique.

Mise à jour : le 7 novembre 2016

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Prospective

Qui est le véritable Maitre des horloges ?
Qui est le véritable Maitre des horloges ?

Hollande sera réélu pour un second mandat présidentiel en 2017, car il apparaitra aux Français comme le moins nocif de tous les crabes qui s’agitent dans le panier de la politique française.

Encore une mauvaise nouvelle économique en Sologne :
L’usine Philips de Lamotte-Beuvron (Loir-et-Cher) ferme, licenciant tous ses salariés, et délocalisant la production ailleurs dans l’Empire Européen.

Vous avez voulu l’Empire Européen avec le tocard Jean-François Deniau, puis Raffarien, puis Sarko, et tous ses petits marquis comme Guillaume Peltier.
Maintenant, il faut assumer vos choix !

La comédie humaine ne cessera JAMAIS !
Ainsi, les francs-macs du Point:. font la promotion de la fille LePen, héritière de la petite boutique paternelle.  Cet article permet de vérifier, si besoin était, que la cohérence des propos, et surtout, leur adéquation au Réel n’est pas la vertu cardinale de la déménageuse bretonne, et plus généralement du sexe femelle. Pour pallier ce déficit fonctionnel, toujours d’après le Point:., des supplétifs dénommés les Horaces volent au secours de la nouvelle Jeanne d’Arc. Il eut mieux valu les Coriaces. Dans la brocante des antiquités romaines, les Gracches n’étaient plus disponibles, car déjà rachetés par Jouyet et consorts, non plus que Caton subtilisé frauduleusement par le Rastignac de la Nièvre.
Concernant les comédiens mâles, le baratin est plus cohérent, mais tout aussi pauvre en arguments, avec quelques mots-clés : union, rassemblement, cohésion du groupe et tutti frutti.

Encore une confirmation de la mauvaise pièce de théâtre, qui doit reconduire Hollande à la magistrature suprême, où l’on retrouve les ingrédients habituels des pièces de boulevard : portes qui claquent, éclats de voix et crises de nerf.
Claquements de porte avec O. Micron et la Morano, éclats de voix pour les Castafiores et le Merluchon,  crises de nerfs pour Nicolas von Bulot et les Verts.
Il y a, bien entendu, dans ce mauvais vaudeville, des personnages féminins secondaires et hautement comiques, comme un travelo nommé non pas désir mais NKM, qui semble sorti tout droit du film Gazon Maudit. La Première Pouffe de France est également réquisitionnée pour tenter d’éGAYER le quotidien des électeurs, avec des photo-reportages totalement bidons sur la pseudo-Muse dans la presse populaire.
Pour se justifier ces deux créatures nous diront : il faut bien que je vive.
La réponse se trouve dans le Don Juan de Molière : je n’en vois pas la nécessité.

La couverture journalistique de la théâtreuse doit être considérée par les esprits perspicaces comme le prélude de l’imminente campagne médiatique destinée à promouvoir Anormal Premier comme une vulgaire lessive. On connait déjà les prochains épisodes de cet opéra lessiviel : témoignages pleins d’empathie du copain de régiment, de la patronne du bar de la Poste à Tulle, de Jojo, permanent de la section socialiste de Haute-Corrèze, de Toto, syndicaliste réformiste, de Lolo, matrone de l’institut de sondages Pifop, de Coco, présidente de Connards sans Frontières, de la Castafiore de Guyane, de l’infâme Julien D. Iago, l’âme damnée, de Cécilia Hidalgo, patronne parisienne des aveugles, de la mère Tape-dur alcoolique de Lille (Nord),  et de Circéa Petassovna, la proctologue hypnotiseuse (1) de service, qui certifiera que Mollande est en parfaite santé, car il pète la forme.

Permanence de l’absurdité :
La ridicule et télégénique marionnette Franco-Marocaine qui se retrouve au sommet de l’EducNat veut instituer une rémunération au mérite des enseignants français. Comment se mesurera ce mérite, quand on sait que les graines plantées par les pédagogues mettent des années à germer ?
Il faudrait créer un prix Nobel de la Connerie, et Bel-Kassine ferait une belle lauréate.

Permanence de l’insignifiance :
Un mauvais comédien, le roquet hargneux de Neuilly, veut faire parler de lui sous les prétextes les plus foireux, pour tenter d’occuper le devant de la scène. Il ne mérite que des tomates pourries (Rotten Tomatoes) de la part des spectateurs. Les gens sensés ont compris depuis longtemps qu’il tenait la chandelle dans le mauvais duo entre la déménageuse bretonne et Mollande. Hollande, l’autre pays des fromages qui puent : ceux de la République, pour ses laquais, ses maitresses et ses vieux acolytes.

Permanence des mythes :
Quand Gilgamesh, le héros babylonien, a fini son tour du monde, il échoue dans un bistrot, où la tenancière lui sert une bière et lui explique qu’il faut savoir saisir les petits bonheurs de l’existence.
4000 ans après, RIEN n’a vraiment changé !
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Note 1 :
La devise des proctologues-hypnotiseuses est bien connue :
Parle à mon cul, ma tête est malade !

Sainte Anne

Anne, matrone des fous, des marionnettistes et des bretons.

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Le chamane

Le chamane

Harry Potter revu et corrigé par le structuralisme

Dans une tribu primitive, vous trouverez toujours deux personnages qui se distinguent des autres membres : le chef et le sorcier, ou chamane.
En règle générale, le chef de la tribu est le plus costaud des membres de cette tribu, et se reconnait facilement, car il porte le plus beau chapeau. Quant au sorcier, ou chamane, c’est en général le plus malin de sa génération.
Cette structure primitive se retrouve à l’identique dans un village moderne : le chef s’appelle alors Peppone, et le chamane s’appelle Don Camillo. Dans l’imaginaire anglo-saxon, le chef s’appelle un Jock, et le chamane s’appelle un Nerd. Quand le chef et le chamane se combattent, ils donnent naissance à des chiens de paille.
S’ils arrivent à s’entendre, ces deux personnages tentent d’assurer l’avenir de ce groupe humain par différents stratagèmes qu’il serait vain et inutile d’expliciter ici.

Le métier de sorcier étant particulièrement ingrat, personne de sensé ne se porte candidat à ce poste, bien sûr.
La réciproque  (1)  est également vraie : quiconque postule de son plein gré au poste de chamane est réputé insensé.
Aussi, la tribu désigne d’office, et bien à l’avance, le futur titulaire du poste, car l’apprentissage d’un sorcier nécessite beaucoup de temps.
Le postulant forcé se voit donc proposer une alternative des plus simples : soit il sera le prochain guérisseur des corps et des âmes de la tribu, soit il lui arrivera un accident de chasse, de moto, ou d’équitation fatal, accident qu’il ne pourra éviter malgré sa finesse naturelle, car il se retrouvera SEUL contre TOUS.
Si le désigné d’office possède un peu d’instinct de conservation, le choix entre les deux propositions relève de l’évidence. La tribu laisse cependant le postulant forcé totalement libre dans son choix : voilà qui prouve bien l’existence réelle, et non formelle, de la liberté individuelle.

Par contre, l’apprenti-sorcier n’est jamais informé que les deux termes de l’alternative ne sont pas forcément incompatibles :
il peut également se retrouver victime d’un accident mortel pendant sa formation, excessivement dangereuse.
Mais il ne faut pas parler des choses qui pourraient fâcher, voire démotiver Harry Potter.
De toutes les manières, si Harry Potter ressent un coup de fatigue pendant sa formation, la tribu lui dépêchera une petite Hermione. A charge pour elle, de faire remonter le moral de l’apprenti-sorcier, par tous les moyens, y compris et surtout les plus lubriques.
Ce subterfuge peut fonctionner, mais pas à tous les COUPS, si l’on peut dire ainsi.
Puisque certaines Hermiones sont de mauvaises affaires, même si elles ont été empoisonnées par une jeunesse perverse, ou des perturbateurs endocriniens.

Hermione

Hermione au naturel

Post-scriptum :
Le lecteur qui s’intéresse, à tort ou à raison, à la formation d’un chamane, peut également regarder un film d’exception : Voici le temps des assassins, de Julien Duvivier. Dans ce film, un étudiant en médecin, nommé Delacroix (sic), se fait assassiner au pied d’un calvaire (re-sic) par une diablesse au visage d’ange. Ce pauvre garçon meurt victime de sa naïveté. Le message est particulièrement lisible, pour les esprits avertis.
Le vieux stratagème de la petite Hermione est une histoire récurrente, qui a été utilisée par les copains de Louis 15, qui lui ont envoyé la comtesse du Barry.
De l’autre coté de la Manche, et en inversant les sexes, ce stratagème a été employé sur la Reine Victoria qui déprimait après la mort du prince Albert. Cela donnera l’Amant de Lady Chatterley. Les grands classiques sont indémodables.

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Note 1 :
En bonne logique, c’est la contraposée.
(A => B) est équivalent à (non B => non A).

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Le loup, la chèvre et le chasseur.

Le loup, la chèvre et le chasseur.

Fable berrichonne.

Un loup décimait les troupeaux de moutons du Berry. Les moutons étaient la principale ressource économique des Berrichons, habitants d’un terroir pauvre, et c’est pour cette raison que les moutons figurent sur les blasons de cette belle province.

Comme ce loup mettait en péril l’économie du terroir, les villageois se réunirent pour décider de la conduite à tenir.
Un vieux sage proposa aux villageois d’utiliser une bonne ruse qu’un de ses maitres, le pépé Sarastraud, lui avait enseignée dans sa jeunesse.
Pour piéger le loup, il suffisait d’attacher une chèvre à un piquet. Quand le loup, par l’odeur de la chèvre alléché, se manifesterait, un chasseur embusqué lui tirerait le coup de fusil fatal, réglant ainsi le problème.
La ruse fonctionna à merveille, et le loup fut flingué très proprement et efficacement.

Très curieusement, cette vieille ruse est recyclée dans un infâme lieu de débauche situé à Reuilly (Indre).
Par contre, l’histoire finit différemment : le chasseur, après avoir flingué le loup, ressent une très forte poussée d’adrénaline et de testostérone.
Pour assouvir ses pulsions, il fait subir les derniers outrages à la chèvre, qui en ressort toute joyeuse, car elle était en pleine période d’ovulation.

Voilà pour aujourd’hui, notre leçon de Sciences Naturelles !

Quant au Loup des steppes, il a aussi expérimenté le piège de la chèvre, avec une de ses petites voisines, mineure et déficiente. Mais il n’a pas donné dans le panneau, car le piège était trop grossier, et la chèvre peu appétissante.

La création artistique est surtout une récréation, foi de Rabouilleur, car la Science est chose bien aride. Cependant, les chemins de la Littérature et de la Science peuvent se croiser, car elles partagent deux objectifs communs : transmettre une expérience et donner du sens à la Réalité. Ainsi, Balzac était à la fois un très grand écrivain et un excellent observateur de la démarche scientifique, comme dans La recherche de l’absolu, triste histoire d’un chimiste fou. Balzac a d’ailleurs commencé sa carrière littéraire en rédigeant des physiologies, puis a très naturellement bifurqué vers la pathologie des relations humaines, ingrédient fondamental de la Comédie humaine.

D’aucuns s’interrogent sur la filozofie du Rabouilleur. En fait, le Rabouilleur pratique une filozofie alternative. Du premier au 15 du mois, il joue à l’épicurien. A partir du 16, il alterne et pratique le stoïcisme. Son maitre à penser se nomme le banquier, un homme qui vous dira si vous pouvez manger du Veau d’Or à la milanaise, ou si vous traversez une période de vaches maigres.
La définition de la filozofie d’après le Rabouilleur :
La filozofie est l’art de trouver du sens à des problèmes mal posés sur des objets mal définis.

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Brexit – Britain Exit

Messieurs les Anglais !

Tirez-vous les premiers, de ce bourbier bruxellois !
Vous avez tout à y gagner, et franchement rien à perdre de cette sortie d’une dictature bureaucratique, et corrompue jusqu’à la moelle des os.
Rule, Britannia !

Mise à jour le 24 juin 2016 :
Champagne pour tous les vrais Européens, héritiers de Newton et de Shakespeare !
Nigel Farage ne veut plus s’occuper de sa créature, renversant ainsi le mythe de Pygmalion. La Galatée britannique du Brexit, pauvre femelle, se retrouve ainsi orpheline de père !
Thérésa May, la nouvelle Mégère britannique, veut jouer à la Dame de Fer, alors qu’elle n’est qu’une Dame de Fonte : cassante et nullement ductile ! Elle risque de finir vaincue par les forces de l’Empire, comme la reine Boadicée !
God save the Queen !

Maelstrom

Maelstrom.
Pour éviter le maelstrom, il faut bien ramer !

Mise à jour du 11 juillet :
Les Etazuniens vont également souffrir dans leur prochaine élection présidentielle. Ils auront à faire un choix douloureux entre la peste et le choléra. Nos cousins d’Outre-Atlantique vont connaitre les délices de l’alternative entre un excité et une hystérique. Il ne s’agit, ni plus, ni moins, que d’une ré-écriture (remake)  locale du duel franchouillard de 2007 entre le gnome hargneux de Neuilly et la Dinde du Poitou. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ! (Lavoisier)
Cependant, le France apparait moins corrompue que les USA. Il n’y a pas d’équivalent en France avec l’amnistie présidentielle dont a bénéficié le fraudeur Mark Rich de la part de Bill Clinton.

Mise à jour du 28 juillet :
Thérésa May est sauvée : elle va négocier avec un célèbre Franchouillard, bien connu de ce coté du Channel sous le sobriquet de Grand Méchant Mou, le très transparent et insipide Michou Barnier. Tout est bien qui finit bien.

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Epilogue

Série noire dans la Vallée Noire  (fable berrichonne) :

M. Métais, vétérinaire de La Châtre (Indre) a été dévoré par des porcs dans un élevage industriel de Sainte-Sévère (1), la désormais tristement célèbre ferme des Lumières. Encore une victime du Progrès agro-industriel. Le Président du Sénat français, M. Gérard Larcher, a voulu adresser ses condoléances à la famille de son défunt condisciple et confrère, mais en vain. En effet, ce vétérinaire berrichon, enfant de la DASS, n’avait pas de famille. Triste destin.
La femme de ménage du bon docteur Métais a déclaré au journaliste local :
Il se prenait pour Dieu le Père, mais c’était un vrai salaud. Les cochons ont eu sa peau, et ce n’est que Justice. Je ne regrette qu’une seule chose : qu’il n’ait pas plus souffert.
Belle synthèse, hélas non reprise par une presse aux ordres, qui se livre à la place dans sa nécrologie à une apologie dérisoire et risible de la contribution inepte dudit  vétérinaire à la domestication du sanglier du Berry.
La brigade de gendarmerie de La Châtre enquête sur les circonstances de ce fait divers qui n’a pas troublé la quiétude de cette verdoyante et antique bourgade.
D’après les premières constatations des gendarmes, le docteur Métais aurait d’abord été électrocuté, et aurait perdu connaissance, tombant inconscient dans le parc à cochons.
Toute ressemblance avec la mythologie grecque est ici fortuite, genre : il avait le feu sacré; c’était un vrai pro; il souffrait de crises de  foi(e); l’électricité, ça ne pardonne pas ,  etc …

Étrange malédiction sur les vétos de La Châtre :
Un deuxième vétérinaire, M. Louis Siffert, se blesse accidentellement lors d’une battue destinée à éradiquer les sangliers de la Vallée Noire. Transporté à l’hôpital, qui se moque de la Charité, il attrape une infection nosocomiale à staphylocoques SARM. Il sert de cobaye pour un nouveau médicament, le Fulminazol, endurant un long Calvaire.
Il meurt guéri, mais achevé par le remède, après trois mois de combat contre la Mort,  culminant dans une très douloureuse agonie, à la grande satisfaction de sa jeune et belle veuve, Marie-Madeleine, commerciale chez Monsanto, femme cupide et stupide.
Le 3e et dernier véto de La Châtre, bourg de résidence d’Aurore Dupin, une foldingue plus connue sous le pseudo de George Sand, une femme-veto cette-fois-ci, Mme Cindy Lopette meurt en 3:. jours, terrassée par une légionellose foudroyante, malgré ou à cause des soins du Diafoirus local et péremptoire, le docteur Raoul Didi.  Les mauvaises langues du bourg parlent pourtant d’intoxication, comme à Flint, Michigan, USA. Les gens racontent n’importe quoi, juste pour se rendre intéressants.

Les éleveurs de l’arrondissement de La Châtre se retrouvent donc dépourvus de véto, ce petit factotum de la sélection génétique et de la domestication. L’administration s’alarme de cette situation :

  • Plus de distribution des médicaments de Big Pharma.
  • Plus de tenue des registres, et de rédaction des petites fi-fiches sur chaque animal domestique.
  • Plus personne pour nourrir le monstre du Big Data, qui va mourir de faim.
  • Plus personne pour prélever les échantillons nécessaires à l’analyse ADN.
  • Plus personne pour désigner les étalons et les boute-en-train.
  • Plus personne pour l’insémination artificielle.

Toute la filière de l’élevage local serait menacée, aux dires des experts. Faut-il croire les experts ? Bien sûr que non, ils sont tous vendus !

Le Conseil Départemental de l’Indre se saisit du problème et cherche des vétos. Un oncle éloigné du Président du Conseil, souhaite vivre à la campagne, au bon air, et sans volets roulants électriques assujettis au compteur intelligent et vicieux Linky. Cet oncle établi aux USA, dans l’Illinois, s’appelle Samuel Harriman, et roule en voiture Mazda.

Il exerce à Chicago la profession de psychiatre-psychanalyste, qui ne répond plus à ses rêves de jeunesse, ni à sa volonté d’émancipation de la Nature et de son déterminisme. Moyennant une formation financée par la Chambre d’Agriculture du Bas-Berry, il peut se reconvertir en vétérinaire, spécialiste de la filière porcine, métier très proche de son premier emploi.
Car, suivant la sagesse populaire, en tout homme sommeille un porc.
Et le premier boulot du psychanalyste consiste d’abord à réveiller ce porc.
D’après cet Oncle Sam, qui a beaucoup écouté les hommes, et aussi les femmes, s’épancher sur son divan avant sa reconversion berrichonne, le porc, ou la truie, est supérieur à l’homme, ou la femme, pour une excellente raison :
il ne parle pas.
Il n’écrit pas, non plus.

Cochon qui s’en dédit !
Et allez voir les Diablesses, vous m’en direz des nouvelles !

Moralité, tirée de la sagesse populaire française :
Les hommes s’attrapent par la queue, et les femmes s’attrapent par les oreilles.
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Note 1 :
Comme les vrais initiés:. le savent, Sainte-Sévére est la patronne des Sado-Masochistes. Son principal sanctuaire se trouve dans une commune du Bourbonnais : Le Donjon (Allier),  commune dont la mairesse se nomme Madame Reine Delanuy.

Navigation en haute mer : déconseillée aux petites natures !

Navigation hauturière :
déconseillée aux petites natures !

 

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