Euclide

opala
Avis au lecteur :
Cet article est garanti scientifique à 100%, et sans aucune impureté d’origine médicale ou pharmaceutique. C’est important de le préciser en ces temps troubles.

Que nul n’entre ici, s’il n’est géomètre.
Pythagore.

Euclide

Le livre de géométrie Les Éléments d’Euclide est le deuxième ouvrage le plus diffusé dans les débuts de l’imprimerie Occidentale, après la Bible. Après un ouvrage religieux, vient donc un ouvrage scientifique.
Les Éléments d’Euclide présentent un enseignement de la géométrie, plane et tridimensionnelle, dans une approche à la fois rigoureuse et progressive. Blaise Pascal apprit la géométrie dans sa jeunesse en lisant cet ouvrage de référence. On peut dire que cette lecture de jeunesse lui a plutôt bien réussi dans la suite de son brillant parcours.

L’auteur, Euclide, un mathématicien, est l’exemple parfait de l’illustre inconnu : on sait tout de son œuvre et rien de sa vie, sinon qu’il vécut à Alexandrie en Égypte à l’époque hellénistique, vers 300 avant J-C. Il a donné son nom à la géométrie du plan, connue comme la géométrie euclidienne.

L’enseignement de la géométrie a été saboté en France, par une clique maléfique qui a instauré la dictature des soi-disant maths modernes, alias la théorie des ensembles, pour dégouter la jeunesse Française de cette discipline scientifique.
Il convient donc de revenir aux fondamentaux de la géométrie, posés par Euclide, pour avoir une vision claire, nette, et précise de cette Science, qui a été ensuite enrichie au 19e Siècle par les géomètres Allemands Gauss, Riemann, et Félix Klein. C’est une tâche nécessaire de vulgarisation scientifique. Vous trouverez donc ci-après un exposé sur les notions fondamentales de la géométrie euclidienne, sans un appareil rigoureux de démonstrations, qui alourdirait le propos.

La géométrie euclidienne a pour hypothèses de départ quatre axiomes et un postulat. Un axiome est une proposition qui est posée sans justification. Un postulat diffère d’un axiome en ce sens qu’il est aussi posé de manière arbitraire, mais pourrait éventuellement se déduire des axiomes.

La géométrie du plan exposée par Euclide repose sur des définitions préliminaires :
Le plan est un ensemble de points, homogène, isotrope et infini. Le point est par définition un élément sans largeur, ni longueur.
Homogène : tous les points du plan possèdent les mêmes propriétés.
Isotrope : toutes les directions issues d’un point possèdent les mêmes propriétés.
Infini : à partir d’un point arbitraire, on trouvera toujours un autre point situé à une distance supérieure à un nombre arbitrairement grand.
La construction des ensembles de points se fait ensuite par la règle et le compas : la règle permet de construire des droites, et le compas, des cercles.
Le plan a donc deux bonnes qualités, l’homogénéité et l’isotropie, et un grave défaut, l’infinité, car les problèmes se rencontrent presque toujours à l’infini.

Les quatre axiomes de la géométrie euclidienne sont :

1. un segment de droite peut être tracé en joignant deux points quelconques distincts.
2. un segment de droite peut être prolongé indéfiniment en une ligne droite.
3. étant donné un segment de droite quelconque, un cercle peut être tracé en prenant ce segment comme rayon et l’une de ses extrémités comme centre.
4. tous les angles droits sont congruents, ou superposables.

Le postulat des parallèles énonce :
si deux lignes sont sécantes avec une troisième de telle façon que la somme des angles intérieurs d’un côté est strictement inférieure à deux angles droits, alors ces deux lignes sont forcément sécantes de ce côté.
Un énoncé logiquement équivalent, et plus parlant, de ce postulat est le suivant :
par un point extérieur à une droite on peut tracer une droite, et une seule, parallèle à cette droite.

Ce postulat a posé des problèmes pendant plus de 2000 ans aux géomètres. Son examen a conduit à une généralisation féconde de la géométrie euclidienne pour les surfaces courbes.

Vous apprendrez dans les billets ultérieurs qu’il existe trois, et seulement trois, espèces de géométrie pour les surfaces. Il y aura plein de jolis dessins et figures, pour bien faire comprendre les notions et les raisonnements, d’abord en étudiant le plan euclidien, puis les courbes planes, et enfin les surfaces courbes. Un bon dessin vaut mieux qu’un long discours.

Les concepts de base de la géométrie sont :
1/ des formes, ou figures, ou morphologies, essentiellement des triangles, des rectangles et des cercles, et plus rarement des polygones réguliers, comme un carré, un hexagone, un octogone.
2/ deux catégories de nombres, à savoir des longueurs et des angles.
3/ des opérations sur ces nombres, comme addition ou soustraction de longueurs, multiplication et extraction de racines carrées, ou division d’un angle en deux parties égales.
4/ des opérations sur les figures, comme homothétie, rotation, ou symétrie.

Commençons par étudier les caractéristiques de ces deux catégories de nombres, les longueurs et les angles.

Sur les longueurs :
Pour assigner une longueur à un segment de droite, il faut disposer d’une référence de longueur, ou longueur unité. Le plan étant infini, cette longueur unité peut être totalement arbitraire. Dans la pratique, vous tracerez vos figures sur une feuille de papier limitée dans les deux dimensions. Vous choisirez donc une bonne unité de longueur qui permettra à la figure géométrique de ne pas déborder du cadre de la feuille. La longueur est une grandeur additive. Si les points A, B et C sont alignés dans cet ordre, alors la longueur de AC sera égale à la somme des longueurs de AB et BC.
Cercle
Un cas très intéressant est la détermination de la longueur C de la circonférence du cercle de diamètre D. Le rapport entre cette circonférence C et le diamètre D du cercle donne la définition du nombre pi, ou π, à savoir :
π := C/D
Ensuite, les mathématiciens ont bricolé pendant des siècles pour obtenir une valeur numérique du nombre π avec une précision croissante :
dans l’ancienne Babylone, cette valeur approchée était la fraction 25/8, soit 3,125, puis Archimède de Syracuse a obtenu une valeur plus proche de la bonne valeur : 3,14159.
Il faut donc se souvenir que l’égalité C = 2  * π * R, où R est le rayon, n’est pas une formule, mais la définition du nombre π.

Sur les angles :
angle
Comme vous pouvez le constater sur la figure, l’angle α est défini par la donnée de trois points :
Le sommet ou S, et deux points distincts de S, soit A et C.
L’angle α mesure la quantité de la rotation autour de S qui permet de superposer exactement la demi-droite SA sur la demi-droite SC. Par convention arbitraire, le sens choisi pour la rotation est le sens contraire au sens de rotation des aiguilles d’une montre. Ensuite, il faut définir une unité pour la mesure d’un angle, et on trouve couramment deux unités : le degré ou °, et le radian ou rd.
La navigation, l’astronomie, l’architecture, et la vie courante utilisent le degré.
Les mathématiciens, hommes de réflexion, utilisent le radian, là où les artilleurs, hommes d’action, utilisent le millième, ou mil angulaire.
Cette différence d’unité tient uniquement à des raisons pratiques de facilité d’emploi. De la même manière que dans votre véhicule, il sera plus pratique de savoir que vous roulez à 72 km/h, plutôt qu’à 20 m/s, même si ce sont deux représentions équivalentes d’une même grandeur physique.
Le degré et le radian se différencient par la valeur de référence affectée à un tour complet : 360 pour le degré, et 2π pour le radian.
Le choix très ancien de la valeur 360 par les Mésopotamiens se justifie par le grand nombre de ses diviseurs, entre autres : 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10, 12, et 24. Ainsi, les opérations de division donnent des nombres entiers, bien plus pratiques.
Les angles particuliers sont l’angle plat ou 180°, quand A et C sont alignés de part et d’autre du sommet, et l’angle droit ou 90°, qui est la moitié de l’angle plat, et les angles de 30°, 45° et 60° qui possèdent de bonnes propriétés mathématiques.
Une propriété importante et remarquable de tous les triangles en géométrie euclidienne est que la somme des trois angles vaut toujours 180°, ou deux angles droits. Cette propriété n’est plus vraie pour les triangles dessinés sur des surfaces courbes.
Avec l’angle droit, vous pouvez construire des figures intéressantes, comme le rectangle qui possède quatre angles droits, et dont le carré est un cas particulier, et des triangles rectangles, qui sont des moitiés d’un rectangle.

rectangle

Les aires
Les longueurs et les angles ayant été définis, on peut passer à la mesure des surfaces. L’aire d’un rectangle est le produit de ses deux dimensions, la longueur par la largeur. L’aire d’un triangle rectangle, comme ABC dans la figure est la moitié de l’aire du rectangle correspondant ABCD, et donc 1/2 * b * h. L’aire du disque de rayon R est égale à π * R *R.  La démonstration de cette formule se fait facilement  en découpant le disque en fines parts de tarte. Ensuite, vous faites tendre l’angle de la part de tarte vers zéro, ce qui fait tendre le nombre de parts vers l’infini. Pour obtenir la bonne formule, vous utiliserez un vieux truc de matheux, ou de physicien : multipliez zéro par l’infini. Les niais diront que c’est une opération interdite, et c’est ainsi que vous démasquerez les niais, qui ne savent pas faire correctement un passage aux limites. En effet, le zéro multiplié par l’infini permet souvent d’obtenir un résultat fini, et c’est le cas ici et maintenant.

Le théorème de Pythagore :
Ce fameux théorème énonce que dans un triangle rectangle, la somme des carrés des petites cotés est égale au carré de l’hypoténuse. Sous une apparence anodine, ce fameux théorème va vous plonger dans les affres de l’irrationnel, et la preuve se trouve dans le célèbre problème de la diagonale du carré.

La preuve par une petite virée à Rochefort-sur-Mer, cité au plan en quadrillage.
Pour une raison obscure, vous avez décidé de prendre le bon air pendant vos vacances et de visiter Rochefort-sur-Mer, où l’hôtel de la Belle Ferronnière vous hébergera, pour un rapport qualité/prix inconnu à Paris. Logé dans un bâtiment somptueux du Grand Siècle, cet hôtel offre en plus tous les agréments du confort moderne, dans une habile synthèse entre tradition et modernité.

Vous demandez à la tenancière de l’hôtel de vous indiquer les curiosités locales, et cette charmante dame vous conseille de voir la reproduction du navire Hermione, un vaisseau maudit du 18e siècle, vaisseau fantôme hanté par un spectre, non point celui du Hollandais voleur (pléonasme), mais par le spectre d’un certain La Fayette, un illustre imbécile:.
diagonale_carré
La plan de situation est le suivant :
l’hôtel de la Belle Ferronnière se situe au point A,
le navire Hermione se situe au point C,
les rues de Rochefort se coupent à angle droit, ou 90°, et votre chemin de l’hôtel vers le vaisseau maudit vous fera parcourir 1 km vers le Sud, soit AD, puis 1 km vers l’Est, soit DC.

Question :
A vol d’oiseau, quelle est la distance, soit le nombre d, entre l’hôtel et le vaisseau maudit ?
Le triangle ADC est un triangle rectangle, dont AC est l’hypoténuse, donc le théorème de Pythagore donne :
d*d := AD*AD + DC*DC
Soit
d*d := 1*1 + 1*1 := 2
Donc :
d := √2
Combien vaut √2 et ce nombre peut-il être une fraction de deux entiers ?
La réponse est non :
Ce nombre ne peut pas être exprimé comme une fraction de deux entiers, et la démonstration n’est pas triviale. C’est un irrationnel et sa valeur numérique est de 1,414 et quelques.

La Belle Ferronnière, tableau de Léonard de Vinci.
Ne cherchez pas le rapport avec la géométrie : il n’y en a aucun !

belle_ferronière

La suite, dans un nouveau billet sur les courbes planes … bientôt !

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Rossignol slave

yaroslava

Musique populaire

Il y a beaucoup de mauvaises choses sur la Toile :
– des médias aux ordres qui diffusent massivement du contenu anxiogène, pour tenter de justifier toutes les dérives fascistes d’une caste dirigeante aux abois.
– des illuminés qui déballent des thèses complotistes, plus que douteuses.
– des vidéos de chat, complétement stupides.
– des agents provocateurs de la police de pensée, construisant des sites pots-de-miel (honeypot en globish).
– des prédicateurs malsains, et autres télévangélistes dérangés mentalement.
– des escrocs, majoritairement féminins, déguisés en coachs de vie.
– des vitrines du narcissisme immature et conformiste de monsieur ou madame Tout-le-monde sur les réseaux a-sociaux.

Néanmoins, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. En effet, on trouve aussi de très rares bonnes choses sur la Toile, comme les concerts de la chanteuse Slave YAROSLAVA, ou Ярослава. Concerts qui méritent d’être partagés, car nous avons tous besoin de légèreté et de douceur, encore plus en ces temps troubles.
Le Rabouilleur a trouvé un surnom pour cette artiste talentueuse : le rossignol Slave, parce qu’elle chante très bien, qu’elle possède un physique très agréable, qu’elle respire la santé, et que sa musique romantique permet de résister à la déprime. Même si le Rabouilleur ne comprend rien de rien aux paroles de ses chansons. Mais peu importe !

Par un curieux retournement de situation, pour accéder aux concerts de cette Slave, il faut passer par un site Yankee situé à cette adresse :
https://www.youtube.com/YAROSLAVAOFFICIAL
Son site officiel :
http://yaroslava.ua/

Par contre, les costumes de scène de YAROSLAVA laissent à désirer : elle n’est pas mise en valeur par des vêtements dignes des grandes heures du socialisme réel, confectionnés à la mode marxiste-léniniste des Soviets. Le communisme est l’empire de la laideur, comme l’a bien remarqué le penseur Britannique Roger Scruton.
Mais que fait la haute-couture Française ?
Il faut rhabiller ce rossignol Slave en utilisant les meilleurs savoir-faire de l’élégance Française.
Au boulot, les commerciaux des maisons de haute couture de la place de Paris !
Arbeiten Sie schnell !

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Soutien aux éleveurs Français

osso_bucco
Méditation sur l’Osso bucco

Les éleveurs Français de bovins ont du mal à écouler leurs veaux en ce moment, car il ne se vend pas assez de viande de veau en ces temps troublés de déconfiture/déconfinement.
Le Rabouilleur va donc aider simultanément l’éleveur de bovins et la ménagère désespérée avec la recette Milanaise de l’Osso bucco, traduit par os troué en bon Français. Comme le sait tout bon économiste, il faut agir à la fois sur le producteur et sur la consommatrice, pour stabiliser le Système.

L’Osso bucco est un ragout de jarret de veau, ragout agrémenté de sauce tomate, de céleri-branche, un aphrodisiaque bien connu, et de divers ingrédients, petite julienne de légumes, anchois, zeste de citrons, etc ….
Il s’accompagne de pâtes fraiches comme des tagliatelles.
Il existe de nombreuses variantes dans la confection de cette spécialité Lombarde, qui s’est heureusement mondialisée, pour parler comme Jacques A-Taloches.
D’après Madame Figaro, dans sa risible rubrique feel-good, ou tout simplement bien-être, la charge mentale de l’Osso bucco pour la ménagère, désespérée ou non,  est de 33,34 milliDoltos.

Pour le commercial expérimenté, l’Osso bucco présente une caractéristique intéressante :
A chaque fois que vous commanderez un Osso bucco au restaurant pour un déjeuner d’affaires, vous en ressortirez avec votre cravate ou votre chemise tachée par la sauce tomate.
C’est un fait empirique, vérifié dans de multiples expériences par le Rabouilleur.

Cette constatation empirique peut être mise à profit pour éprouver un prétendant à la main de votre héritière.
Invitez le prétendant à déjeuner chez vous, et demandez à la maitresse de maison de cuisiner un Osso bucco avec une sauce très liquide, plus des tagliatelles, le tout arrosé  sans modération par un bon Chateauneuf-du-Pape comme anesthésique. Il faut impérativement des tagliatelles bien beurrées, qui vont chuter de la fourchette. Avec du riz en accompagnement, l’effet attendu ne sera pas au rendez-vous. Ensuite, observez comment le prétendant va se débrouiller avec les éclaboussures de sauce tomate. Vous aurez besoin de la complicité active et muette de la maitresse de maison, cela va sans dire.

Voilà une leçon de vie que vous ne trouverez certainement pas chez ce mou Capricorne de Jacques Chardonne, maitre à penser de l’infect Mitterrand.
Madame Zaza Embobinesco, une éminente sociologue, a utilisé cette méthode brevetée du Rabouilleur, sans son consentement, pour une grande étude statistique, financée par le CNRS. Il ressort de cette étude que si le nombre de taches au sortir du test de l’Osso bucco est supérieur à huit, vous avez affaire à un goret.
Quelle belle découverte de la sociologie !

Œil d'Horus

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Stratégie

hoplite

Hoplite Spartiate


Stratégie contre un virus

La stratégie désigne l’art de la guerre.
Cet art possède deux volets, un volet défensif, et un volet offensif.
Vous pouvez le constater dans l’image de l’hoplite Spartiate, qui porte un casque et un bouclier, armes défensives, et deux armes offensives, une lance, à longue portée, plus une épée, à courte portée, pour terminer la besogne.

La stratégie contre un virus, qui concerne de nombreuses professions impliquant de fréquents contacts, professions commerciales, médicales, policières, ou enseignantes, peut s’inspirer de l’art de la guerre.

En effet, le développement d’une maladie résulte de deux causes :
Un agent pathogène et un terrain fragilisé.
L’agent pathogène peut jouer le rôle de la goutte d’eau qui fait déborder un vase déjà rempli, par une mauvaise hygiène de vie, comme une nourriture composée de malbouffe et de boissons sucrées à base de soda, comme chez ces maudits Yankees. Alors que tout nutritionniste sensé sait que le meilleur régime alimentaire, qui donne la meilleure santé, est celui des Crétois : des légumes et des fruits, du poisson, et huile d’olive à volonté, sans oublier un petit verre de bon vin, de temps en temps.

La stratégie à appliquer devant le danger doit s’inspirer de la démarche de Thémistocle, immense guerrier, tant sur terre que sur mer.

Premier volet défensif de Thémistocle :
ne pas rester sur un terrain fragile, donc évacuer dare-dare la forteresse de l’Acropole, qui risque de devenir une souricière, comme Avaricum (Bourges en Berry), ou Massada (Proche-Orient).

Second volet offensif de Thémistocle :
gagner la bataille navale de Salamine, en utilisant un goulot d’étranglement pour empêcher le déploiement des forces ennemies. C’est la même tactique que celle employée par le Romain Horace face aux trois Curiaces : au lieu de traiter le problème en parallèle, traitez le problème en séquence, une chose après l’autre, ce sera bien plus facile ! Cette méthode s’appelle en bon Français : sérialiser les problèmes.

Bibliographie sur le coronavirus.
L’expérience d’un médecin Yankee :
https://www.caducee.net/actualite-medicale/14826/covid19-un-medecin-americain-aurait-traite-avec-succes-plus-de-500-patients-avec-l-hydroxychloroquine.html

brennus

Brennus, célèbre Gaulois réfractaire aux virus.


Le lecteur attentif verra de suite la parenté entre cette statue de Brennus, datant de 1900, et le légendaire Astérix, créé en 1959. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme, d’après Lavoisier.

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Prudence

Zeus - lanceur de foudre

Prudence est mère de sureté.

Le secteur des assurances repose sur une politique de prudence qui naquit de cette constatation expérimentale et simple :
Si un orage de grêle survient dans les vignes au mauvais moment, cette année-là, le vigneron ne pourra pas produire de dives bouteilles.
Et le filozof épicurien poussera alors le même cri de détresse que la ménagère désespérée dans son autofiction  : Aaaaaaargh !

Des petits malins ont tenu ce raisonnement :
Les orages de grêle sont aléatoires et peu fréquents.
Nous allons embaucher un mathématicien pour faire des statistiques sur la grêle, et savoir s’il est possible de monter un juteux petit bizness en proposant une assurance contre cette calamité agricole aux riches vignerons, une clientèle très solvable.
Le mathématicien, aussi appelé actuaire, étudie des séries temporelles sur la grêle.
Il en tire cette conclusion :
En moyenne, sur vingt années, je trouve dix-neuf années sans grêle, et une seule année avec de la grêle dans les vignes, impliquant la perte totale de la récolte de raisin.
Les petits malins, en habiles commerçants en déduisent une politique commerciale :
Nous allons lancer une assurance pour les vignerons, en les assurant contre la grêle, moyennant une prime de 1/18, ou 1/17, voire 1/16 de la valeur de leur récolte.
Le paysan, qui n’est point un imbécile, ne voit pas d’emblée l’intérêt de l’assurance :
Pourquoi payer 1/16 ce qui ne coute que 1/20 ?

La réponse est la suivante :
Il existe des cas fâcheux et peu probables, aussi appelés cygnes noirs au masculin, ou vagues scélérates au féminin (respectons la parité !), à savoir le scénario suivant :
38 années sans grêle, puis deux années consécutives de grêle.
Le cas est peu probable, mais néanmoins possible, et la probabilité, quoique faible, peut être calculée par le statisticien, à la condition que le climat soit stationnaire.
Sans assurance, le vigneron, qui n’aura fait une réserve financière que d’une mauvaise récolte dépose le bilan, après deux années cataclysmiques.
D’autre part, même si le paysan a réussi à constituer une réserve financière, il n’est pas assuré de la pérennité de la valeur de cette réserve sur un long terme de 38 ans.
Combien valait en 1938 un emprunt Russe acheté à prix d’or en 1900 par un ancêtre du Rabouilleur, qui bricolait de manière louche un certain vin blanc pétillant, dans une région dont il vaut mieux taire le nom ?
Réponse claire, nette, et précise : zéro ! peanuts ! peau de balle !
Mieux vaut donc un système de mutualisation, fonctionnant à court terme.

Car la grêle ne tombe jamais partout en même temps.

La mutualisation des risques est aussi ancienne que la navigation commerciale au long cours dans la Grèce antique. Ainsi, dix armateurs d’Athènes-Le Pirée possédant chacun un vaisseau s’organisaient pour répartir le risque assez élevé d’un naufrage : chaque expédition d’un vaisseau était ré-assurée par un groupement (pool en globish) avec les neuf autres membres de la corporation. Juste histoire de limiter la casse en cas de naufrage, corps et biens, navire et cargaison. Ce petit rappel historique permet d’anéantir une fausse légende des Anglais : la Lloyd de Londres n’a RIEN inventé !
Il ne faut pas croire que tout risque disparait pour le vigneron, car l’assuré devra toujours assumer le risque de contrepartie : l’assureur peut faire faillite, par exemple si l’avenir ne reproduit pas vraiment le passé, ou si l’assureur est un imbécile, ou, plus souvent, un escroc.

Au Grand Siècle, on disait d’un banquier qui disparaissait de la circulation sans laisser d’adresse : il a fait un trou dans la nuit. Belle expression ! Le Rabouilleur a connu dans ses aventures un agent général d’assurances Berrichon, parfait escroc, mais qui fut trop présomptueux, ou pas assez malin, pour faire un trou dans la nuit au bon moment, bon moment aussi appelé en grec le kairos (καιρός).
Mais ceci est une autre histoire, celle d’un Madoff Berrichon, très savoureuse !

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Décharge juridique :
Le Rabouilleur n’est pas employé, ni rémunéré par la fédération française des assurances, ni aucun assureur de la planète Terre, ou de sa proche banlieue.

patriarche

Statisticien en plein travail

Petit bonus gratuit :
Le vendeur d’assurances a été croqué par Hergé dans les aventures de Tintin et Milou, avec le personnage de Séraphin Lampion. Le nom de ce grand pénible, ce fâcheux, cet importun, ce nuisible, cette onzième plaie d’Égypte, est un exemple parfait d’antiphrase : Séraphin n’est pas un ange, mais une créature démoniaque, et Lampion n’est pas une lumière, mais un éteignoir.

lampion

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Petit remède


Petit remède

La sagesse populaire dit :
Aux grands maux, les grands remèdes.

Le Rabouilleur affirme aussi qu’il ne faut point négliger les petits remèdes, à commencer par le bouillon de viande, un dérivé très intéressant de notre pot-au-feu national.

Primun non nocere (d’abord ne pas nuire) :
En effet, si le pot-au-feu ne vous fera pas de bien, il ne vous fera jamais de mal, sauf si la viande est avariée, un cas pathologique à exclure d’emblée.

Le Rabouilleur, altruiste refoulé, pense à la ménagère désespérée de moins de 50 ans qui ne sait quelle tambouille cuisiner pour sa marmaille en ces temps d’épidémie.

La solution est simple :
Le bouillon de viande !
Il joint l’utile à l’agréable, car il est simultanément curatif et gouteux.

Le discours de la méthode :
Il faut commencer comme pour un pot-au-feu, mais avec beaucoup d’eau (H2O).
Les ingrédients sont :
De la joue de bœuf, une viande sans trop de nerf.
Des carottes.
Des poireaux.
Quelques navets.
Des oignons.
Des épices aux propriétés anti-bactériennes bien connues :
poivre, thym et clous de girofle.
Du sel de mer (NaCl), ou mieux de la fleur de sel, plus riche en magnésium.
Si vous êtes complètement décadent, vous pouvez ajouter un os à moelle. C’est l’option DeLuxe, réservée aux riches que le millionnaire Jean-Luc Méchant-Con se propose de liquider physiquement lors du Grand Soir.

Surtout pas de féculent :
il ne faut jamais mettre de pommes de terre dans un pot-au-feu.
C’est une hérésie, passible de la plus lourde des sanctions :
le bucher des vanités !

Pour la recette détaillée, le Rabouilleur, qui n’aime pas s’encombrer de futilités, conseille à la ménagère désespérée de consulter le Grand Œuvre de Ginette Mathiot : Je sais cuisiner.

Il faut commencer par mettre la viande dans la marmite remplie d’eau froide jusqu’à ébullition, et écumer.
Ensuite, rajouter le reste des ingrédients : légumes et épices.
Il suffit de laisser cuire à feu doux pendant 3 à 4 heures.

La consommation doit s’opérer en deux temps.
Il faut d’abord consommer le bouillon chaud, en lui ajoutant de l’ail cru, et du persil. Si vous êtes atteinte par le virus du perfectionnisme, vous pourrez agrémenter le bouillon avec de petits croutons grillés, une source de glucides. Ou alors des morceaux d’une biscotte frottée d’ail, si vous êtes modérément perfectionniste. Tous les gouts sont dans la nature !
Ensuite servez chaud à votre marmaille le solide, en n’oubliant pas les cornichons avec la viande, et le beurre sur les carottes. Pour faciliter la digestion de la viande bouillie, vous pouvez prendre de la moutarde, en option.

Cette recette est un concentré d’antiseptiques, de vitamines, de fibres avec les poireaux et les navets, et d’anti-oxydants avec le persil.

Le point de vue du psychothérapeute :

Les magazines féminins parlent beaucoup de la charge mentale de la ménagère, à tort et à travers.
Le pot-au-feu nécessite très peu de charge mentale, car il suffit de le laisser mijoter.
Madame Figaro, toujours en pointe sur ces sujets, a consulté une grande sociologue Parisienne, madame Embobinesco qui a évalué la charge mentale du pot-au-feu à la valeur de 17 milliDoltos, contre 26,5 milliDoltos pour la blanquette de veau à l’ancienne, beaucoup plus technique.
Pour les gens ignares en sociologie, il convient de rappeler que le Dolto est l’unité de mesure de la charge mentale dans le système métrique.
Sa définition est la suivante :
Le Dolto est la quantité de désordre nécessaire et suffisante pour porter à ébullition la ménagère de base, dans les conditions normalisées de température et de pression, soit 25° Celsius (298,15 K) et 1000 hectoPascals.
La charge mentale est une grandeur extensive ou quantitative, comme la charge électrique, et qui  possède les mêmes caractéristiques dimensionnelles que l’entropie soit : kg.m2.s−2.K−1

Quand la charge mentale de votre compagne atteint la valeur critique de 0,9 Dolto, la faculté de médecine recommande de la débrancher du réseau de ses copines débiles qui la démoralisent, et de lui faire manger du chocolat. L’efficacité du remède est estimée à 87% avec un intervalle de confiance de + ou – 3%, d’après l’assemblée des meilleurs experts, présidée par le druide Panoramix, célèbre Gaulois réfractaire.
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Opération Résilience

Un homme résilient est un homme qui se trouve confronté à des épreuves, et réussit à rebondir, pour sortir de l’épreuve.
En ces temps de confinement, il convient de revisiter ces trois grands exemples d’hommes résilients de la culture Occidentale, pour trouver une inspiration.

Ulysse, dans l’Odyssée, un parcours initiatique.
Après de longs voyages et un ultime naufrage, Ulysse finit en caleçon sur une plage, mais avec l’aide de Nausicaa et du porcher Eumée, il parvient à récupérer son poste de roi d’Ithaque, en écrasant sans pitié la concurrence.

Casanova, un célèbre Vénitien.
Casanova l’avoue :
J’ai passé une moitié de ma vie à attraper de vilaines maladies avec des femmes de mauvaise vie, et l’autre moitié à me soigner.
Un bon médecin malgré lui. Lisez son autobiographie Histoire de ma vie, mais ne regardez pas le film de Fellini, un contre-sens total du  grand cinéaste Italien.

Henry de Monfreid :
Pour gagner sa vie, il devient marchand d’armes dans la corne de l’Afrique, et navigue en Mer Rouge, où il affronte des tempêtes et des individus peu recommandables, notamment de fourbes Anglais impérialistes, qui songent à le trucider. Il en tirera Les Secrets de la Mer Rouge, formidable récit, qui fut mis en scène pour la télévision Française, au temps béni du Général.
Il finit comme ermite dans le Berry à Ingrandes (Indre), où sa dernière demeure est devenue un très émouvant musée.
Toute ressemblance …..

viking

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Le serpent Macron

Macron aujourd’hui le 16  mars 2020

Mogli

Macron, le serpent, très bientôt :

Emblème du Mexique

Terminus des vipères prétentieuses

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Fontaine

fontaine

Fontaine

Le Rabouilleur s’est intéressé aux fontaines.

Pour les Littéraires européens, la fontaine la plus prolifique est la fontaine de Vaucluse, résurgence fréquentée par Pétrarque et Casanova, dans des circonstances différentes.

Pour un Scientifique, les fontaines les plus intéressantes sont les sources miraculeuses, avec une étude de leurs propriétés.
Cette étude peut se conduire par deux voies opposées :
1/par l’analyse de la composition matérielle, ou voie (al)chimique.
Par exemple, l’eau de La Roche-Posay contient du sélénium (élément n°34) oligo-élément qui peut soigner certaines maladies de la peau.
2/par les racontars synthétiques de guérison colportés par la Légende et la Tradition,  ou voie clinique.
Par exemple de racontar, il existe dans le Berry des sources qui sont appelées fontaines du diable. Le Rabouilleur juge, à tort ou à raison, que la consommation des eaux des dites fontaines ne soit pas recommandable, en vertu du principe de précaution. Dans le cas d’une fontaine du diable, il est bien sûr évident que le dicton populaire : il ne faut jamais dire fontaine, je ne boirai pas de ton eau, ne s’applique pas. En effet, toute règle générale possède des exceptions. Les exceptions permettent de délimiter le domaine de validité de la règle générale.

Dans la commune de Buxeuil dans l’Indre, existe la fontaine du bon Saint-Martin, située dans un vallon champêtre et très agréable, qui est réputée guérir les diarrhées. Donc, si une fontaine du diable vous a dérangé les boyaux, le Rabouilleur vous conseille d’aller boire l’eau de Saint-Martin. Si cela ne fait pas de bien, cela ne peut pas faire de mal ! Comme disait le vieil Hippocrate : d’abord ne pas nuire ! Une belle maxime ! Trop souvent oubliée par Big Pharma.

Le cas le plus énigmatique est celui du pèlerinage des rechignoux, à Saint-Marcel dans le sud de l’Indre. Un saint local, Saint Marin avait la réputation de guérir les enfants pleurnichards. Pour guérir, on faisait boire à l’enfant un verre d’eau tiré du puits et effectuer trois fois, le tour de la chapelle. On sent bien qu’il y a là un immense potentiel commercial, manifestement sous-exploité. Il y aurait un filon à creuser en traitant certaines starlettes, qui sont de grands enfants pleurnichards, juste histoire de créer un bon buzz. Il ne manquerait plus qu’un télévangéliste bien allumé, ou, en plus orthodoxe, un Raspoutine en version 2.0, pour faire décoller cette affaire, aussi surement que les fusées Ariane, ou Soyouz, décollent de Kourou en Guyane. Avec un taux de réussite de 96,5%, la fusée Ariane 5 était la plus fiable au monde en septembre 2018, après 22 ans de service et cent lancements. En 2007, le taux de réussite du Soyouz est digne du livre Guinness des records, soulignait Dmitri Baranov, adjoint au directeur du site de production de Samara : il est de 96,6 %.
Ne nous fâchons pas avec les Russes ! En effet, les convergences d’intérêt entre nos deux grandes Nations ne sauraient être entravées par une insignifiante différence de 0,1%.

Après avoir recueilli les traditions locales sur les fontaines, il faudra faire le tri entre le bon grain et l’ivraie, entre la réalité et son interprétation. Si l’étude est concluante, elle peut aboutir à une habile synthèse des deux voies, ascendante et descendante, la voie chimique venant confirmer la voie de la tradition. Le cas le plus simple est la source ferrugineuse qui guérit l’anémie martiale, ou carence en fer, élément n°26, anémie qui peut survenir en cas d’hémorragie chronique. De même, l’explication de l’efficacité de l’eau de La Roche-Posay pourra se trouver dans l’existence d’enzymes de détoxification architecturés autour d’un atome de sélénium. Ou encore, les eaux thermales recommandées pour les problèmes de foie contiennent beaucoup de soufre, car les composés soufrés interviennent aussi dans les processus de détoxification de l’organisme. Au contraire, l’eau de Néris-les-bains contient beaucoup de fluor, élément n°9 et a priori toxique à long terme, qui ne peut pas expliquer son efficacité, déjà connue de ces Gaulois réfractaires à la pensée trop complexe des progressistes. Le mystère reste entier, dans ce cas-là.
A moins d’explorer d’autres pistes ….

Cette étude laborieuse et longue des fontaines fut expliquée à Christian, mauvais photographe mais bon artisan, accessoirement marié à une femme-fontaine, très sulfureuse, mais ceci est une autre histoire.
Pour savoir si la comprenette de Christian fonctionnait, le Rabouilleur lui fit passer cette horrible épreuve avec une question simple :
Que trouve-t-on dans une cressonnière ?
Christian se retrouva bien sec dans cette histoire humide de fontaine.
Alors que la réponse est évidente :
Dans une cressonnière, on trouve du cresson, en règle générale.
Et si, par exception, on ne trouve point de cresson dans la cressonnière, alors il FAUT en trouver la cause, en remontant à la source !

Lancement d'Ariane 5, le 17 novembre 2016

Lancement d’Ariane 5, le 17 novembre 2016

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Places

cucuron

Places

Le Rabouilleur a beaucoup voyagé.
Et dans ses voyages, il a fréquenté différentes places, comme Ulysse aux mille ruses.

Dans le Berry :
La place Gordaine et la place Cujas à Bourges.
La place du marché aux herbes à Issoudun.
La place de la République à Saint-Amand-Montrond.

A Paris :
La place de Fuerstenberg.
La place Vendôme.
La place de la Contrescarpe.

A Toulouse :
La place du Capitole.

A Aix-en-Provence :
La place des Quatre-Dauphins, et la place Richelme.

A Nancy :
Les places Stanislas, d’Alliance et de la Carrière.

A Rome :
La piazza Navona.

A Savannah (Géorgie, USA) :
La place La Fayette, nommée d’après le célèbre général Français.

Et la plus laide, la plus anxiogène et la plus répugnante de toutes :
Times Square dans la Nouvelle-York !

Après toutes ces aventures, le Rabouilleur peut vous dévoiler la recette gagnante d’une bonne place, qui comporte trois ingrédients :
de beaux arbres, platanes ou tilleuls,
une pièce d’eau,
un bistrot convivial et paisible, car la patronne manœuvre très habilement pour faire fuir les gauchistes, ces mauvais clients.

Du point de vue subjectif, forcément subjectif, du Rabouilleur, la meilleure place de France est celle de Cucuron (Vaucluse), le pays où les ânes volent, comme à Gonfaron (Var).
Quand le Rabouilleur boit dans la chaleur de l’été une bonne bière sur la terrasse du bistrot de Cucuron, il se pose cette terrifiante question existentielle :
Que manque-t-il à mon indicible bonheur ?
Une femme pour me faire des agaceries ! Mais surtout pas une néo-féministe !
Plutôt, comme cette Hélène de Troyes qui répondit à une proposition honnête, joyeuse, créative, et lubrique  du Rabouilleur en ces termes :
– Tu es le diable !
– Certainement pas ! Je ne suis pas celui que tu crois, mais juste une victime des apparences ! Méfie-toi des apparences ! Le service après vente laissera peut-être à désirer ! Mais tu n’es pas à l’abri d’une bonne surprise !

Apollon

Apollon

 

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Darwin et Schrödinger

marsu

Houba ! houba ! hop !

Darwin et Schrödinger

Avec le Français Louis Pasteur, deux Scientifiques en particulier ont fondé la biologie moderne, un Britannique et un Autrichien :
Charles Darwin et Erwin Schrödinger, le premier en partant par le haut, en étudiant la dynamique des  populations, le second en partant par le bas, par les lois de la physique, en particulier celles de la thermodynamique et de la physique statistique, pour fonder la biologie moléculaire. Comme toujours, 1% des Scientifiques fait 99% du travail, et le reste de la tribu lui crache dessus.

La pensée de Darwin peut se résumer ainsi :
La Vie est une lutte pour la reproduction, et seuls les plus aptes se reproduiront.
Des demeurés, comme l’informaticien Houellebecq en font de mauvais romans déprimants, et ainsi de l’argent. En effet, les lectrices aiment les histoires bien pourries, car les malheurs de leurs concurrentes les consolent de leurs propres déboires. Mais ceci est une autre histoire de Schadenfreude, peu intéressante, car triviale et assommante, sauf dans les cas de la marquise de Merteuil, d’Emma Bovary et d’Anna Karenine, trois cas esthétiquement parfaits d’échec intégral.

La pensée de Schrödinger peut se résumer ainsi :
La Vie est un processus physico-chimique qui obéit à deux contraintes opposées :
maintien d’un ordre nécessitant une reproduction robuste du semblable, et agitation thermique conduisant au désordre. Dans la cybernétique, un système est robuste quand une modification, pas trop importante, des caractéristiques de sa dynamique ne modifie pas sa forme, ou morphologie. La prédiction du physicien Schrödinger sur la structure matérielle de l’hérédité, un cristal pseudo-périodique, a été confirmée par l’expérience : l’ADN est une structure pseudo-périodique, avec un alphabet à 4 lettres soit A, C, G et T, avec des mots de 3 lettres, les codons, et avec des phrases, les gènes. Les phrases sont ensuite organisées en chapitres qui s’appellent des chromosomes. Avec un chapitre particulier : le chapitre sexuel, qui fait toujours vendre du papier, ou des vidéos.

Mais, telle forme de vie qui était la plus apte à un moment donné peut se révéler totalement inadaptée si le milieu change, ce qui ne manque jamais de se produire. Et si le milieu change, le marginal (en globish : outsider) peut se transformer en phénix des hôtes de ces bois.

Comment concilier la robustesse de la vie et sa nécessaire adaptation aux changements du milieu ?
Par les mutations, ou métamorphoses aléatoires et contingentes, qui sont de deux natures :
Les mutations faibles, et les mutations fortes, de nature géométrique.

Machine : En avant toute ! Cap au 180 ! Retour à Ithaque !

Dans une assemblée de biologistes, il se trouvera toujours au moins un clone du grand pénible Anglais Richard Dawkins pour sortir cette saillie (en globish, les cuistres disent une punchline) :
La vie est une maladie sexuellement transmissible dont l’issue est toujours fatale.
Ensuite, tous les autres biologistes se bidonnent comme des tordus. Les biologistes ne sont pas des gens sérieux, au contraire des vrais géomètres, comme René Thom, père de la théorie des catastrophes ! En mathématiques, une catastrophe désigne une transition d’un système dynamique qui perd sa robustesse et change de forme.
Par contre, la biologie peut payer, par ses aléatoires retombées thérapeutiques, alors que le géométrie, bien plus ardue, ne paye jamais.
Répétons-le : JAMAIS !
Une première preuve est qu’il n’existe pas de prix Nobel pour les mathématiques.
Une seconde preuve est l’histoire de la résolution du problème gravitationnel des trois corps par Henri Poincaré. Suite à une erreur détectée trop tardivement, Poincaré trouva la bonne solution, et obtint un prix qui servit à dédommager un éditeur de la mise au pilon de la première version fautive. Bilan de l’opération : zéro franc et zéro centime.
Il existe une célèbre exception où la géométrie aurait pu payer, mais qui finit par cafouiller : l’exception de Grigori Perelman.
Mais c’est une histoire Russe, donc totalement incompréhensible pour un Français.

– Où est la justice, madame Michu ?
– Nous vivons dans un monde imparfait ! Il faudra vous y faire. Comme disait René Descartes : changez vos désirs plutôt que l’ordre du monde.
– Aaaaaargh ! et gloups !
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Bibliographie :
Tous les arguments de cet article sont tirés de deux ouvrages de référence :

Qu’est ce que la vie ? – De la physique à la biologie
Erwin Schrödinger
https://www.decitre.fr/livres/qu-est-ce-que-la-vie-de-la-physique-a-la-biologie-9782020202237.html

Stabilité structurelle et morphogenèse
René Thom
https://www.eyrolles.com/Sciences/Livre/stabilite-structurelle-et-morphogenese-9782729600815/
Actuellement indisponible quoique indispensable. Pourquoi ?

Parce que la direction du marketing est peuplée d’incompétent(e)s qui ne savent pas faire fructifier leur capital, ou les talents dont ils sont les dépositaires, comme dans la célèbre parabole du Nouveau Testament.
A mon commandement !

Feu sur la direction du marketing !

missile_2

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