L’orgasme pour les nulles

Sexologie

Vénus de Milo
Vénus de Milo

Le Rabouilleur a décidé de faire augmenter son référencement dans les moteurs de recherche de la Toile. Le meilleur moyen d’augmenter le niveau de référencement consiste à parler de la sexualité. Les magazines féminins l’ont bien compris depuis belle lurette, car ils ne parlent que des sujets suivants :
sexo, psycho, maquillage, fringue, cuisine, décoration intérieure, éventuellement réussite sociale et réseautage.

Le sujet porteur par excellence pour tous ces magazines reste le plaisir des sens, au féminin et au masculin. Avec un cas d’école :
Gisquette Michu ne parvient pas à atteindre le septième ciel avec son petit fiancé, un lourdaud incurable nommé Christian Chevallier-Danceny.
Vous noterez que le sept est un chiffre magique, mais pas de chance pour Gisquette, elle reste bloquée au sixième étage, comme l’immonde George Sand, sur laquelle on pourrait dire bien des choses. La première des choses étant que l’orgasme libère dans le cerveau une neurohormone de l’attachement, l’ocytocine, et donc les femmes an-orgasmiques comme cette truie en rut de George Sand ne s’attachent jamais. La seconde chose étant que la grand-mère paternelle d’Aurore Dupin, en charge de son éducation, appartenait sans AUCUN doute à l’abjecte et satanique franc-maçonnerie féminine, source de sa fortune matérielle.
A partir de cet énoncé de base, trois pistes de solution se dessinent :
1/ la rubrique sexologie des magazines féminins
2/ les forums sur la Toile dédiés aux troubles de jouissance
3/ le vrai professionnel en chair et en os, autrement dit, le ou la sexologue diplômé de la faculté de médecine

Pour une fois, le Rabouilleur va dire du bien des suppôts d’Hippocrate, mais une fois n’est pas coutume ! De plus, le Rabouilleur n’a nulle intention de commettre un délit d’exercice illégal de la médecine, prévu et réprimé par le code de la santé publique. A chacun son métier : au Rabouilleur, la logique théorique, au thérapeute, les travaux pratiques. Et bonne chance aux patients !
Les deux premières pistes ne sont pas vraiment recommandées par le Rabouilleur pour ces raisons :
Les magazines féminins vont vous peindre les lunettes en rose.
les forums sur la Toile vont vous peindre les lunettes en noir.
Il importe de le savoir :
Seul, le ou la véritable professionnel(le) sera à même de résoudre un problème non trivial.

En effet, les magazines féminins ne donnent que des remèdes de grand-mère qui sont néanmoins efficaces dans 90% des cas de la vie quotidienne. Mais le Rabouilleur vous le répète : méfiez-vous des grands-mères ! Elles ont souvent raison, à 90%, car les grands-mères occupent leurs loisirs à colporter des potins et des ragots, et surtout à s’échanger des recettes de remèdes empiriques, plus ou moins efficaces, tout en buvant des tisanes :

Mais elles se trompent une fois sur dix, et il ne faut jamais hésiter à leur enfoncer le nez dans leurs erreurs, pour leur propre bien, en disant :
tu remercieras ton petit-fils plus tard, grand-mère ! Si Dieu te prête vie.
Donc, il restera toujours 10% de cas non résolus qui relèvent d’un vrai professionnel de santé, avec un niveau d’études à Bac+8 et dix ans d’expérience professionnelle.
Ensuite, il ne faut pas croire qu’un professionnel, même chevronné, va résoudre tous les problèmes. Il y aura toujours des problèmes sans solution connue, autre que symptomatique, mettons 5% des patientes pour donner un ordre de grandeur.
Ces 5% de patientes non guéries se retrouvent sur les forums Internet. Mais il faut en avoir conscience : ce n’est pas un échantillon représentatif, mais seulement 5% de 10% de la population concernée, soit 5 pour 1000. Par construction, les personnes guéries passent à autre chose et n’ont plus de motivations pour fréquenter ce genre de site, qui sont des miroirs déformants de la réalité. Ces forums Internet, peuplés par des désespérées, sont aussi des terrains de chasse fréquentés par des charlatans, vendeurs d’huile de serpent ou enseignantes de yoga tantrique, qui y trouvent des proies en situation de faiblesse. En outre, le gérant du forum vendra vos coordonnées à Big Pharma, car c’est le seul moyen de rentabiliser son site gratuit. Ensuite, Big Pharma vous bombardera avec des réclames pour des pilules ou potions prétendument aphrodisiaques. Les forums Internet sont de mauvais lieux, qu’il faut fuir !

Une fois que Gisquette Michu a décidé de consulter le Docteur House, un professionnel de santé recommandé par ses copines pour les troubles de la jouissance, elle va faire connaissance avec la personnalité problématique de ce suppôt d’Hippocrate, instance d’un cas général : les médecins compétents sont grincheux et sarcastiques.
Mais elle ne doit pas se frapper pour autant et en faire une affaire personnelle, car la grinchitude du Docteur House est multidirectionnelle. Il est grincheux avec ses patients, ses infirmières (invisibles), ses confrères, la directrice de l’hosto, et surtout ses apprentis, sur lesquels il passe ses nerfs, pour augmenter leur résilience. Le Docteur House exerce ses talents dans un nouveau type d’hôpital, inventé par les Yankees : l’hôpital sans infirmières, en admiration béate devant le grand patron, omniscient et omnipotent (big boss en globish). Plus c’est gros, plus ça passe ! Une fois de plus, la Vérité se lit en creux ! Dans ce nouvel hôpital d’un genre très particulier, la figure virile et créative du grand patron s’oppose dialectiquement avec la figure féminine, insatisfaite, geignarde, routinière et bureaucratique de la directrice de l’hosto, matriarche parfaitement inefficace et en mal d’enfant, icone de la stérilité physique et mentale.
Il faut connaitre la cause de la grinchitude du Docteur House : son rêve de jeunesse était de faire pianiste dans le bordel de madame Circé, la magicienne du sexe et reine de la nuit, régnant sur un troupeau de porcs, qu’elle ne balance qu’aux flics, à la DRM, à la CIA, au Maussade et au GRU, mais pas sur les réseaux sociaux, sinon cela signerait l’arrêt de mort de son bizness. Ah ah ah ! Grégoire House a dû faire médecine, victime d’un chantage pécuniaire, primitif mais efficace, de son père Abraham, un dangereux illuminé : si tu veux devenir un saltimbanque, je te coupe les vivres. Donc, au lieu de jouer de la musique légère au milieu des filles de joie, il se retrouve à traiter des pathologies lourdes dans l’ambiance pesante d’un hôpital ! En plus, comme il est très compétent, tous les médecins de ville lui envoient leurs cas tordus.
Sang et tripes ! Mortes couilles ! Caramba ! Sapristi ! La vie est vraiment mal faite !

Un des maitres du Rabouilleur lui a dit en anglais dans le texte :
If you hate your job, you will not be happy
Si vous détestez votre travail, vous ne serez pas heureux.
Le Rabouilleur déteste le travail de guérisseur, que le grand complot des autres sorciers lui a assigné sans lui demander son avis, en l’empoisonnant, physiquement et psychiquement, en lui infligeant un parcours initiatique où il a échappé huit fois à la mort, puis en l’enfermant dans une colonie pénitentiaire berrichonne peuplée de psychopathes toxiques. Donc le Grand Magicien pratique une stratégie passive-agressive contre la clique maudite des petits sorciers et ses auxiliaires, des putes à gros seins déglinguées et incestueuses, avec bien du plaisir, et assez de succès ….

Plaisantin

Plaisantin

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La fête du bruit

La fête du bruit

Dans le village berrichon du Rabouilleur, la fête du bruit du mardi 21 juin 2022 a été annulée pour cause d’orage.
Deux bonnes nouvelles pour un seul non-événement :
L’orage a permis d’alimenter la nappe phréatique qui en a bien besoin.
Les nouveaux Orphées du Berry, chanteurs de slam, rap, hip-hop, et autres zikmus, n’ont pas pu faire du bruit.
Ils ont ainsi échappé aux Ménades, leurs groupies surchauffées par les hormones, qui les attendaient dans les coulisses pour les réduire en loques humaines. La femme aura toujours l’avantage sur l’homme dans les jeux de l’amour, pour l’excellente raison qu’il est au moins dix fois plus fatiguant de garder le bras tendu que de rester la bouche ouverte. Mais dans les jeux de hasard, l’homme aura toujours l’avantage sur la femme car il possède au moins dix fois plus de logique, et donc de capacité dans le calcul des probabilités, fondé au Grand Siècle par Blaise Pascal, et non par une précieuse ridicule.

Le Rabouilleur étant humain, trop humain, il a décidé, par un reste de paganisme, d’offrir un sacrifice au dieu de l’orage, en action de grâces. Il a donc sacrifié une Dive Bouteille, mais de vin de France, pour soutenir les vignerons nationaux.

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Philosophie

La philosophie expliquée simplement :
Soient quatre philosophes nommés A,B,C,D et un naturaliste nommé N, spécialiste du comportement animal.
D paraphrase C, qui a paraphrasé B, qui a paraphrasé A, qui a plagié une étude falsifiée de N.
Le tout payé par les impots du contribuable.

La principale question à laquelle les philosophes s’attaquent, sans aucun succès, est l’existence du libre-arbitre. Il suffit de lire l’Histoire de ma vie de Casanova pour constater qu’il s’agit d’un problème indécidable. Casanova oscille perpétuellement entre deux opinions contradictoires au gré de ses aventures : les trimestres pairs, il croit au libre-arbitre, et les trimestres impairs, il croit au determinisme et à la fatalité. Le nature indécidable d’un problème se comprend bien avec l’exemple du postulat des parallèles, vrai en géométrie euclidienne, et faux en géométrie non-euclidienne, mais ceci est … une autre histoire, absolument passionnante, mais très longue à raconter, car elle dure plus de 2.000 ans depuis Euclide en 300 avant JC jusqu’à Carl Friedrich Gauss en 1828.

Une belle synthèse et métaphore d’un Scientifique inconnu :
La philosophie est à la Science ce que la masturbation est au sexe.
C’est beaucoup plus facile, cela coute beaucoup moins cher, mais c’est moins jouissif.

Roger Scruton (1944-2020) :
«En France, l’intellectuel de gauche est un prêtre sans Dieu»
Roger Scruton aurait dû aller plus loin dans son observation et distinguer les deux sectes sataniques, toutes deux vouées à l’echec :
En France, le franc-maçon:. philosophe, comme l’intellectuel communiste, est un prêtre sans Dieu.

Satan
Satan
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Eros et Thanatos

Culture : La fée Carabosse décore Gargamel
La fée Carabosse décore le sorcier Gargamel

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Psychologie

Sylvia Moinkerien informaticienne de l’UC Santa Gourdassa

L’ancêtre de la psychologie est l’astrologie avec une typologie de douze signes remontant à la plus haute antiquité, egyptienne ou sumerienne ou hindoue ou babylonienne : nul historien ou archéologue ne connait vraiment les origines de l’astrologie.
Mais le Rabouilleur ne comprend rien à ces horoscopes grand public pour deux jours consécutifs :
Jour 1
Mercure entame un aspect avec Pluton qui va durer une quinzaine de jours ! En effet, elle rétrograde jusqu’au 3 juin puis repart en marche directe, toujours en phase avec Pluton.
Vous pourrez faire des découvertes sur l’un de vos proches, plutôt positives et vos échanges seront plus enrichissants que jamais.
Jour 2 :
Après son bon aspect avec Pluton hier, Mercure va hélas rester en dissonance avec Saturne jusqu’au 10 juin à peu près. On ne peut pas dire que vous serez très positif et optimiste sous cette conjoncture, mais il est vrai que vous serez entouré de personnes qui ne feront rien pour vous remonter le moral, au contraire.

Pouvez-vous expliquer la totale contradiction entre le jour 1 et le jour 2 ?
Une explication rationnelle serait que l’astrologie est pure imposture. Notamment, parce que Pluton n’est pas une planète, mais un corps astral bien trop léger, d’ailleurs totalement inconnu de l’astrologie traditionnelle, comme de l’astronomie avant le téléscope. L’astrologie ne connait que cinq planétes : deux internes, Mercure et Vénus, et trois externes, Mars, Jupiter et Saturne, en plus du soleil et de la lune.
Mais alors, bien des astrologues, et aussi des psychologues se retrouveraient réduits au chomage, ou plus exactement à la prostitution, comme Elizabeth, native du signe des Poissons, signe hautement vénal et amoral, propriétaire et filozofe en chef de la grande agence de RP Prostitutis, rue de Babylone à Paris, vendue depuis belle lurette à ses clients étrangers. Vous trouverez chez Prostitutis une ménagerie exotique de spin-docteurs, mâles et femelles, tous plus toxiques les uns que les autres, qui ont pour alpha et pour omega de leur existence la soif de l’argent et du pouvoir. Ils n’ont qu’un seul objectif : transformer le citoyen en bon chien de Pavlov par un conditionnement adéquat sorti de leur esprit pervers en usant de la presse écrite, des images trafiquées, du cinéma, de la télévision, et maintenant de la Toile d’internet. Mais ces démons finissent tous par périr par là où ils ont péché. Ils ont péché par l’intox, et ils périssent par l’intox comme Manuel Valls, le franc-maçon:. dérangé et traitre, désormais autant méprisé et détesté en France qu’en Catalogne. Peu importe ! Manuel Valls est déjà mort, mais personne ne veut se dévouer pour lui annoncer la nouvelle de son décés. Les messagers potentiels craignent TOUS un mauvais coup de la veuve du zombie, Isis Torquemada y Jamon, très riche mais très limitée, et surtout très colérique héritière de Big Pharma. Ils n’ont pas tort ! Il faut laisser les morts enterrer les morts, et suivre une autre voie …… La meilleure preuve que les Espagols sont fous, c’est qu’il n’y a rien à manger dans leurs auberges, comme le relate le duc de Saint-Simon dans ses Mémoires.

Dans l’Art de la guerre, le premier devoir du stratège est de désigner avec précision l’ennemi pour motiver son armée.
Ainsi Henry IV haranguait ses troupes avant une bataille contre l’armée des Habsbourg :
Vous êtes Français. Je suis le Roy. Voilà l’ennemi !

Impossible de faire mieux !

Le lecteur qui qualifie ce billet de plagiat éhonté gagne l’estime du rédacteur. L’original étant dans le domaine public depuis très longtemps, aucune poursuite judiciaire n’est possible

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HPI

HPI est un sigle qui signifie Haut Potentiel Intellectuel, expression reprise comme titre d’une enième fiction néo-féministe, laide, et hautement crétinisante de la télévision française. Le lecteur excusera la redondance des termes neo-feministe et crétinisant. Cette fiction est une immondice, conçue et réalisée par des esprits malsains. Le personnage principal, une sorte de virago, est interprétrée par une saltimbanque qui cabotine à outrance, surjout, et se donne en spectacle dans le tableau d’une aliénée qui aurait oublié de prendre ses gouttes. Elle est costumée comme si elle partait exercer le plus vieux métier du monde, rue Saint Denis à Paris.

Le potentiel est une chose, sa réalisation dans la vraie vie en est une autre. Quand la réalité dépasse la fiction, choisissez TOUJOURS la réalité.

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Trafic d’influence

Messager

Ernest Hébété, critique littéraire très influent à Saint-Germain-des-Prés et dans sa proche banlieue, rend visite à Zaza, diseuse parisienne de bonne aventure, auteur de livres de voyance et sociologue par protection.

  • Bonjour, mon petit bonhomme ! Comment vas-tu ?
  • Le mental reste fort, mais le physique tend à s’affaiblir. Allons droit au but : pourquoi m’as tu convoqué ?
  • Je vais avoir besoin de ta complicité.
  • Active ou passive ?
  • Active, bien sûr !
  • Pour quelque mauvais coup, sans doute ?
  • Je n’aime que les bons coups, et je fuis les mauvais. J’ai besoin de toi pour assurer la promotion de mon nouveau livre de prédictions qui va sortir. Nostradamus avec ses Centuries ne sera bientôt plus qu’un petit rigolo, comparé à la nouvelle Cassandre : moi-même !
  • No problemo ! Aucun souci ! Combien je touche ?
  • Ouh la la ! Tout de suite, les mots qui fâchent ! Ce n’est pas une manière de parler aux dames, espèce de mal élevé !
  • Je te rappelle que mon influence a un prix, car elle a un coût. Je suis obligé d’entretenir une brigade de groupies et de trolls, qui chantent mes louanges sur les réseaux asociaux, sur les forums de la Toile, et aussi dans les commentaires des pages culturelles de tous les quotidiens et magazines pour ménagères en recherche de figures charimastiques. Donc, j’entends bien équilibrer mon budget, et ce n’est pas ton boniment qui va me le permettre.
  • Tu me déçois beaucoup, mon pauvre Ernest. J’espérais parler avec un esprit puissant, et je discute avec un petit comptable. Encore un espoir déçu !
  • Décidément, il n’est de pire sourde que celle qui ne veut rien entendre ! Tu as des oreilles, et pourtant tu ne m’entends pas, donc je répète ma question : combien je touche ?
  • D’après ton horoscope, Mars, la planète de la force est dans le trigone de Jupiter, la planète du pèze et de la chance, donc tu devrais palper un maximum. Fais-moi confiance !
  • J’ai l’impression très irritante que tu me confonds avec un de tes pigeons ! Si tu t’obstines dans cette attitude, c’est toi qui va perdre des plumes, car je peux aussi descendre en flammes tes nouvelles Centuries dans les gazettes. Abracadabra ! Et Cassandre deviendra Icare ! Rien de plus simple : ma fidèle et dévouée assistante, Anna Faure, se fera un malin plaisir de dresser la liste de toutes tes prédictions passées et erronées, et elles sont légions. Moi aussi, je connais l’astrologie, et le profil des natifs du Capricorne comme toi. Ce sont gens butés, bornés, stériles et sournois, qui se pilotent par l’arrière à grands coups de bâton, tant leur fatuité les rend imperméables à toute logique. Mais, je viens de lire un autre horoscope de ce jour disant que les affaires sont les affaires. Bon horoscope ne saurait mentir, puisque c’est toujours une tautologie.
  • En plus, tu insultes ma profession ! Si tu ne respectes pas la femme, respecte au moins la prêtresse !
  • Parce que tu es prêtresse maintenant ? Grande et bonne nouvelle ! J’imagine que tu joues la Veuve inconsolable et insatiable dans les orgies organisées par la loge de l’Embrouille humaniste. A d’autres, mais pas à moi ! Je faisais déjà des embrouilles et de la chimie amusante avec du protoxyde d’azote quand tu n’étais même pas réglée. Il faut arrêter la fumette, Zaza ! Et le gazon maudit, dans la foulée ! Le sexe, la drogue et la chansonnette : à 20 ans, c’est normal, à ton age avancé, c’est méprisable et grotesque. En plus, tu es accro au dernier degré. Le sevrage s’impose. Reste à trouver un guérisseur, et c’est pas gagné à Paris, capitale de l’imposture et du charlatanisme.
  • Tes paroles sont odieuses, Ernest. Tu es un être odieux. Je te demande de t’arrêter !
  • Je ne t’ai pas livré le message le plus important de la part des puissances infernales qui te surveillent dans l’ombre, sans que tu le saches : tu es sur la pente fatale qui fera de toi une nouvelle marquise de Merteuil. Dieu seul sait ce qu’il adviendra de ton petit chevalier Danceny, que tu ménes par le bout de la queue. Hadès te transmet son ultime avertissement par mon entremise : reprends-toi avant qu’il ne soit trop tard ! Il n’y aura pas d’autre avertissement avant ta destruction finale et totale. Une femme avertie en vaut deux !
  • Tu me racontes des horreurs, Ernest. Comme ton message est bien trop déplaisant, je vais m’attaquer au messager !
  • Grossière erreur ! Faute de goût ! Péché impardonnable ! Crime contre l’esprit ! L’attaque ad hominem ne fonctionne qu’à court terme. Si la nouvelle est bonne, même sous une apparence désagréable, elle survivra au messager. Il existe un précédent célèbre et ancien, mais la mafia corrompue de tes docteurs de la Sorbonne a juste omis de t’en parler. Comme c’est dommage !

Notice légale :
Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes, ou ayant existé, ne peut que résulter d’un effet du hasard, ou d’une pure coincidence.

Les 2 serpents, poisons physique et mental, et le bâton; emblème de la Force.
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Histoire de Vlad l’Enfumeur

Histoire inspirée de faits réels

Le cinéaste suédois Ingmar Bergmann subit un chantage de son épouse Ingrid qui lui dit :
J’en ai plus qu’assez de tes névroses. Donc, j’ai pris rendez-vous pour toi avec le psychiatre le plus renommé de Suède, un dénommé Vlad l’Enfumeur. Si tu ne vas pas au rendez-vous, ce sera la grève illimitée du sexe, comme chez Aristophane, qui était plus inspiré et plus joyeux que toi.
Ingmar Bergmann se retrouve dans le cabinet de Vlad l’Enfumeur, et se raconte pendant une heure.
A la fin de la consultation, Vlad l’Enfumeur donne son diagnostic à Ingmar Bergmann, avec un projet de thérapie.
Vous avez de très belles névroses, et il me serait possible de les traiter sans difficultés. Mais je ne pense pas que cela soit souhaitable. Et je ne le ferai donc pas, car j’en ai décidé ainsi. Et ma décision est irrévocable et sans appel.

Question de Bergmann
Pourquoi refusez-vous de me soigner ?

Vlad l’Enfumeur :
L’explication de mon refus est purement rationnelle et économique, car je ne fais JAMAIS dans le sentiment. Si un patient est en manque d’empathie, je lui délégue mon assistante, Mademoiselle Fantomette, qui me soulage de cette partie pénible, car il faut le dire, répétitive et ennuyeuse de la psychothérapie. Mais ce n’est pas nécessaire dans votre cas. Dans votre personnalité, les névroses sont la source de votre créativité. Sans vos névroses, vous ne pourriez pas faire de films, et vous ne savez objectivement rien faire d’autre. Donc vous n’auriez plus de revenus. Si vous n’aviez plus de revenus, votre épouse vous quitterait, car les femmes sont toutes obsédées par la sécurité matérielle ! Toutes ! Les pires sont les perverses narcissiques qui pratiquent l’escroquerie aux bons sentiments comme toutes ces mauvaises comédiennes d’outre-Atlantique. D’autre part, vos névroses ne sont pas bien graves et ne mettent en danger ni vous, ni votre entourage. Je n’en dirais pas autant pour les troubles de la personnalité-limite, ce qui n’est pas votre pathologie. Raison de plus pour ne pas vous traiter.

Bergmann, interloqué, abasourdi, décontenancé, se met à plagier Lénine :
Alors ? Que faire ?

Réponse de Vlad l’Enfumeur :
Vous ne faites RIEN. Personne n’est parfait. Nous avons tous les défauts de nos qualités. C’est ainsi depuis que le monde est monde, et personne n’y pourra rien changer. Vous ferez semblant de vous soigner pour sauver les apparences avec votre épouse. Je vais vous donner l’adresse d’un authentique charlatan, le docteur Sigmund Frikenstein qui fera parfaitement l’affaire.
Évidemment, les termes de notre entretien doivent rester secrets, et ni votre épouse, ni cet escroc de Frikenstein ne doivent les apprendre. Vous raconterez à Frikenstein que vous rêvez de tuer votre père, un fort honnête homme, que je connais et que j’apprécie, même si c’est un psychorigide luthérien de première classe. Frikenstein raffole de ce genre d’histoires invérifiables, et ensuite, il en fait des livres, qui font s’esclaffer tous les vrais professionnels de la psychiatrie. Le plus hilarant dans son affaire, c’est que des femmes surdiplômées et inexpérimentées gobent les sornettes de cette fripouille. Méfiez-vous quand même de Frikenstein ! Il est très cupide et très arrogant, au point de se prendre pour un prophète, sachant qu’il a très mal digéré l’Ancien Testament, comme tous les esprits superficiels. Vous ne rigolerez pas avec le docteur Frikenstein ! Et surtout pas avec son tiroir-caisse, qui n’accepte que du liquide, bien sûr !

Si vous le trouvez trop cher ou trop pénible, je vous recommanderai à son jumeau maléfique, le docteur Laakan, un autre phénomène. On m’a rapporté qu’il fait des promotions commerciales en ce moment, comme sa petite boutique périclite, malgré ses relais d’influence dans la presse, et maintenant la télévision. Laakan est le meilleur bouffon mythomane de notre corporation, qui en compte beaucoup : exceptionnel comme garde-malade, inexistant comme guérisseur. Il ne sait guérir qu’un seul trouble, la ménopause, avec la méthode du Cardinal de Retz : il donne du temps au temps. La révolution des neuroleptiques à réduit à néant ses belles théories sur la parlotte. La reconversion en gourou pour rombières dorées sur tranche restait bien la seule solution pour maintenir son train de vie, assez dispendieux.

Par contre, avant d’aller voir Frikenstein, vous devriez m’envoyer votre épouse Ingrid pour une consultation. Je devrais pouvoir l’enfumer avec les chansons habituelles. Je lui raconterai que vos névroses sont si compliquées, que seul l’éminent Frikenstein est susceptible de les soigner, moyennant un temps inconnu, mais sans doute assez long. J’en profiterai aussi pour lui prescrire des fumigations de ma préparation magistrale et secrète d’herbes médicinales, préparation qui a contribué à ma réputation et à ma fortune. Vous devriez constater qu’après une petite fumigation votre épouse verra la vie en rose. Et je tiens à le préciser : sans risque d’addiction à ma connaissance.
Je vous propose de nous revoir d’ici trois mois, pour faire le point sur votre dynamique de couple. En effet, le retour d’expérience est essentiel dans mon métier, comme dans le votre. Autant éviter de rejouer un mauvais scénario qui a déjà fait un bide dans le passé, si c’est possible. Pendant ces trois mois, je serai absent de Suède, car je vais étudier le chamanisme sibérien, ou plutôt ce qu’il en reste après les ravages du communisme. Avec un peu de chance, je peux trouver dans la tradition chamanique un remède explicable par les méthodes de la chimie moderne et qui donnera des résultats intéressants. En cas d’urgence, vous pourrez vous adresser à mon assistante, Mademoiselle Fantomette, qui assurera l’intérim en mon absence. Voilà ! Maintenant vous savez tout ce qui vous est nécessaire pour avancer dans la bonne direction.

Ingmar Bergmann :
Je vous remercie pour ces conseils, qui me semblent plus venir d’un magicien des apparences que d’un médecin. Je suis étonné par votre bon sens et votre esprit logique, car on chuchote beaucoup de choses dans votre dos, notamment que vous êtes un déséquilibré.

Vlad l’Enfumeur :
On raconte beaucoup de choses dans mon dos, toutes plus fausses les unes que les autres. Je laisse les commères colporter des ragots bidonnés sur mon compte, car cette occupation trompe leur ennui, et qu’elle m’arrange bien, comme cela arrangeait les affaires d’Hamlet, prince de Danemark de jouer au cinglé. Grace à ce rideau de fumée, je peux mener en toute discrétion et toute quiétude mes recherches scientifiques, et appliquer la maxime d’Épicure : cache ta vie.
Comme Arthur Schnitzler, mon défunt confrère de Vienne, je suis naturellement devenu misogyne par déformation professionnelle, à force d’écouter ces dames raconter leurs histoires tordues et leurs manigances dans mon cabinet. Néanmoins, je ne suis pas sexiste pour autant, et je ne vois pas pourquoi l’art du maquillage serait réservé exclusivement aux femmes. Il faut toujours pouvoir et savoir lutter à armes égales avec les représentantes du beau sexe.
Sinon, nous finirions tous comme René Descartes, mort tragiquement en 1650, ici-même à Stockholm, par la faute impardonnable de cette grande malade de reine Christine Vasa, vraisemblablement une borderline.
Cette borderline meurtrière ne savait pas ce qu’elle faisait, mais elle ne fut pas pardonnée : la suite de sa vie ne fut qu’une douloureuse, interminable et chaotique descente aux enfers. Mais c’était peut-être la volonté du Tout-Puissant. Qui peut savoir ?
Certainement pas moi ! Je ne suis pas prêtre, et, comme le Cardinal Mazarin, je n’ai aucune intention de le devenir, à court, moyen ou long terme. D’ailleurs, le Cardinal Mazarin traita le cas de cette borderline en appliquant la maxime bien connue : si vous ne pouvez pas résoudre un problème, exportez-le !
Après un nouveau meurtre à Fontainebleau, il exporta la malade en 1658 à Rome, aux bons soins du pape Alexandre, qui se retrouva le garde-malade de ce boulet pour des raisons à la fois spirituelles et temporelles.

Mais, encore une fois, je ne suis pas sexiste, et je connais aussi des borderlines mâles, tous séducteurs compulsifs comme le vicomte de Valmont des Liaisons dangereuses, qui devient la marionnette d’une perverse dénuée d’affect, la marquise de Merteuil. Je vous raconterai les dessous sales de cette histoire tragique et toxique dans une autre consultation.
En attendant, vous pouvez toujours lire L’idiot de Dostoïevski, qui peint un tableau clinique de cette pathologie chez une femme perdue. Mais je vous préviens : c’est une histoire absurde, qui culmine dans un dénouement hallucinant. Je ne vous apprends rien : Dostoïevski, ce géant de la littérature, n’a jamais écrit ni pour les idéalistes, disciples de Platon, ni pour les âmes sensibles, disciples de Rousseau. Dostoïevski s’est beaucoup battu avec les nihilistes, comme dans Les frères Karamazov, avec cette proposition qui utilise la métaphysique : Si Dieu n’existe pas, alors tout est permis. Pour ma part, j’ai repris son argument à mon compte, mais en évacuant la métaphysique : Si rien n’est sacré, alors tout est permis. L’idéalisme, dont le nihilisme est juste une forme extrême, ressemble au chiendent : il finit toujours par repousser dans mon jardin, ou plutôt ma patientèle. A chaque nouvelle génération, son nouveau lot d’idéalistes. Enfin, bref, refermons la parenthèse sur Dosto !

Ceci dit, je tiens à vous rassurer : la guerre des sexes n’aura pas lieu. Les deux parties auraient trop à perdre dans ce jeu à somme négative, mis à part le cas de certaines erreurs de la nature, qui n’est pas toujours bien faite; nous le savons, vous et moi. Nous sommes donc condamnés à la coexistence plus ou moins pacifique, pour le meilleur et pour le pire, dans des proportions aléatoires, nécessairement aléatoires, la vie n’étant pas un long fleuve tranquille ! Pour terminer la consultation, je vous suggère d’éviter les excès du comte Léon Tolstoï avec son épouse. Même pour un artiste comme vous, cela me semble un bon objectif, à la fois réalisable et souhaitable.

loup
Steppenwolf
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Orgueil et préjugé

Analyse critique d’un conte de fées

Dans le fenestron, passait pour la troisième fois l’ancienne adaptation dramatique et télévisuelle du roman de l’Anglaise Jane Austen, Pride and prejudice, soit Orgueil et préjugé.

Le Rabouilleur n’aime pas les romans : écrits par des femmes, depuis Madame de Lafayette, créatrice du genre au Grand Siècle, et lus par des femmes, et pire encore, par des jeunes filles, dans le but de nourrir leur imaginaire, en complaisant à leurs fantasmes les plus irréels. Avec bien sûr des exceptions, dont le très viril roman de Jules Verne, 20.000 lieux sous les mers, l’odyssée fantastique du capitaine Nemo, qui navigue sous la surface, à la barre de son vaisseau de guerre, le mythique Nautilus, semant la terreur et la destruction dans son sillage.
Ceci dit, l’esthétique de la série télévisuelle était parfaite, et c’était un véritable régal pour les sens :
La distribution des rôles est impeccable, et Colin Firth joue à merveille le Rosbif aristocratique, et les actrices ont toutes un physique très agréable. La mère de famille stupide possède également le physique de l’emploi. On trouve aussi une figure patriarcale et rassurante qui donne de bons conseils.
Les décors et les costumes d’époque sont magnifiques. Les parcs et les jardins éblouissent la vue, comme d’habitude dans ce pays pluvieux, copieusement arrosé par les dépressions venues de l’Atlantique.
Voilà pour le plaisir des sens, qui contribue à élever le mental du spectateur, brisant ainsi la dichotomie stupide et artificielle de Platon entre le corps et l’esprit.

Passons maintenant du côté obscur du récit :
Trois jeunes filles, sans fortune et sans réseau relationnel, vivent dans la campagne verdoyante, grandiose, mais très isolée du comté du Ploukshire,et cherchent à se caser. Leur cas, assez classique, semble mal parti, en première approche, mais, par trois coups de baguette magique de la romancière, chacune des trois Cendrillons trouve chaussure à son pied. C’est vraiment un conte de fées moderne, donc un mythe consolatoire, une illusion, qui n’entretient qu’un lointain rapport avec la Réalité.

Car le Rabouilleur vous le redit :
La Vérité est laide, et l’Art est faux.

Et le mathématicien le sait parfaitement :
Si les prémisses sont vraies, et si le théorème est faux, alors, son application donne des résultats aléatoires, peut-être faux, ou peut-être vrais. Et le théorème : qui se ressemble, s’assemble, n’est pas vrai dans le domaine des mariages.

Et soudain, en regardant la représentation de cette œuvre littéraire dans le fenestron, le Rabouilleur ressentit un moment Eurêka, qui lui fit saisir le caractère universel du conte de fées de Jane Austen, et par la même occasion, la fausseté intrinsèque de sa fiction, qui dupa néanmoins moult générations de célibataires Britanniques et crédules, comme cette dinde fourrée de Bridget Jones. Ah ! Ah ! Ah ! Quel bon moment de franche gaité !

foudre
Eurêka !

En vérité, le Rabouilleur vous le dit :
Voici venu, ici et maintenant, le temps de casser le Mythe !
Pour le remplacer par le Logos !
Mais pour la bonne cause.
Car le mythe installe des idées fausses dans les esprits des femmes.
Et quand une femme a des idées fausses dans la tête, elle prend les mauvaises décisions.
Et une femme qui prend de mauvaises décisions, finit TOUJOURS ruinée, comme la stupide Madame Bovary, une Normande, ou la triste Karen Blixen, une baronne Danoise qui raconte tous ses échecs dans Out of Africa.
Pour renverser l’idole romanesque, le Rabouilleur va bientôt culbuter le discours de Jane Austen, par des arguments imparables tirés de la vraie vie, où vous trouverez la très sotte et très volubile Marlène Scarpa.

Pourquoi ce roman a-il-une résonance universelle ?
Parce que les trois sœurs incarnent chacune un des trois pôles de la personnalité humaine :

  • la plus jeune est une pure sensuelle.
  • la cadette est une pure sentimentale.
  • l’ainée est une pure intellectuelle.

On retrouve donc le découpage de l’encéphale humain en trois strates : neuro-hormonal, système limbique et cortex.
Suivant la personnalité, c’est une des trois strates qui gouverne le comportement. Bien sûr, en fonction de l’âge et des expériences, la strate directrice doit changer. Quand on est jeune, on est fou, et la sensualité prime. Puis, jeunesse se passe, et on devient sentimental, et on prend des râteaux, puis avec les expériences, on devient plus rationnel dans ses choix de partenaires. Tout ceci, dans le cadre du développement normal d’un individu; mâle ou femelle, c’est pareil. Pour le cas pathologique des pervers narcissiques et camés, ce raisonnement ne s’applique pas, bien sûr. Le raisonnement ne s’applique pas non plus aux personnes qui ne peuvent pas apprendre de leurs erreurs, et qui répètent indéfiniment une conduite d’échec. Les exemples abondent dans la littérature, avec notamment Les Nuits de Cabiria de Fellini, Tours et détours de la vilaine fille de Mario Vargas Llosa, ou même L’éternel mari de Fiodor Dostoïevski. Errare humanum est, perseverare diabolicum. Un cas de persévérance diabolique très instructif se trouve dans le film La sirène du Mississipi, réalisé par Truffaut.

Avec l’âge, le Rabouilleur finit par faire sienne la maxime suivante :
Je ne sais peut-être pas ce que je veux, mais je sais certainement ce que je ne veux pas, parce que j’ai déjà donné dans le panneau.
Ensuite, vous pouvez porter des jugements pondérés sur votre entourage :
Gisquette est vraiment très laide, mal fagotée, mal coiffée et mal fardée.
Ouh ! la vilaine fille ! Gloups !
Mais elle est très futée, de bon conseil, jamais grincheuse, excellente cuisinière qui fait une succulente blanquette de veau, en plus, elle possède un réseau relationnel très étendu pour influencer les autres pétasses, ses consœurs, et c’est une bonne affaire au lit. Les avantages l’emportent donc largement sur les inconvénients.

Pourquoi ce roman est-il une duperie ?
Parce que la romancière imagine des couples homologues, de même polarité, du style : la chaudasse mariée avec un queutard.
Dans la vraie vie, cela ne marche JAMAIS. La romancière Angloise aurait fait une très mauvaise gérante d’agence matrimoniale. Dans la vraie vie, les queutards épousent des intellectuelles naïves, comme cette cruche d’Anne Sinclair, exemple sublime de la journaliste très mal informée, et qui s’en flatte.

Les couples homologues ne marchent pas, et il existe un exemple très célèbre, mais qui fâcherait la monarchie Britannique. La France de 2021 a déjà suffisamment d’ennemis, pour ne pas se mettre sur le dos la perfide Albion.

Pour preuve expérimentale en France, il faut juste étudier le cas très pur de Marlène Scarpa.
C’est un cas typique de sensuelle, qui écrivit des romans sur le thème de la sexualité, son seul point fort, à défaut d’autre chose.
Et que déclare Marlène Scarpa, pure sensuelle ?
Je suis attirée par les hommes intelligents.
Donc, des intellectuels.
La recherche de Marlène Scarpa doit être affinée :
Elle doit trouver un homme intelligent et surtout sourd, car son bla-bla néo-féministe fera fuir tout mâle doté d’un QI supérieur à 100.
Mais le discours de la Scarpa doit être vu au regard de son véritable objectif, à savoir produire, quoiqu’il en coute au contribuable, des foutaises, destinées à masquer le vrai problème :
la totale incurie de son patron en matière économique.

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Notice iconographique :
Certains grands fauves sont déjà associés à des écrivains connus :
le Loup des steppes avec H. Hesse
le Guépard avec le prince de Lampedusa
Donc,
le Rabouilleur a décidé de s’approprier le Lynx, aussi appelé loup-cervier.

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Théocratie

La théocratie est un régime politique qui n’a pas été étudié par Aristote, à tort, mais le polythéisme des Grecs antiques était très peu susceptible de dérives autoritaires. La théocratie représente le régime totalitaire par excellence, où la caste des prêtres prend les trois pouvoirs : exécutif, judiciaire et moral.
On trouve dans l’histoire des exemples de théocratie :

  • le Vieux de la montagne, Hassan ibn al-Sabbah, et la secte des Haschischins (Assassins).
  • Savonarole et les dominicains à Florence.
  • Joseph Smith et les mormons aux USA.
  • Émile Combes et les francs-maçons à la Belle Époque en France.
  • Lénine et les bolcheviks en Russie.
  • Hitler et les nazis en Germanie.
  • Khomeini et les ayatollahs en Perse, ou Iran.
  • Hillary Clinton grande prêtresse de la secte des éveillés ou wokes chez les Yankees.

Au XIXe siècle, la secte maçonnique, qui n’était qu’un club de joyeux sceptiques du temps de Casanova et du prince de Ligne, esprits non conformistes cherchant à échapper aux radars de l’Église de Rome, s’est métamorphosée en machine de guerre idéologique, au service de la bourgeoisie marchande, prônant la religion du progrès, valeur positive, opposée à la tradition, valeur négative et honnie. Comme toutes les sectes, la maçonnerie a besoin de prédicateurs pour recruter des pigeons, en leur vantant les avantages de la mauvaise et mensongère religion du progrès. Un des plus médiatiques et des plus toxiques de ces prédicateurs est bien sûr le graphomane Normand Michel Onfray, soutenu à bout de bras par toute la clique matérialiste et athée, exemple parfait d’idiot utile qui ose tout. Les francs-maçons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait. Et pour preuve imparable, Onfray sert la bonne soupe progressiste dans les médias à Juan Branco, agitateur très agité, un de ces Espagnols insensés importés en France, comme Manuel Valls, le maniaque du 49.3. Le prédicateur Onfray incarne l’archétype du rebelle officiel, rebelle en carton-pâte mais omniprésent dans les médias de l’oligarchie marchande, et ergotant sur des points de détail, mais jamais sur l’essentiel, à savoir l’économie. Son discours ne présente aucun intérêt, car Onfray n’est qu’une ridicule marionnette destinée à entretenir l’illusion d’un semblant de démocratie, au moyen de propos aussi creux qu’excessifs. Et tout ce qui est excessif est insignifiant (Talleyrand). Le seul mérite du prédicateur Onfray est d’illustrer le propos de Balzac sur le rienologue, dont il est une caricature. Ce qu’un esprit clair et précis dirait en deux phrases, Onfray prend deux pages, et plus souvent, deux chapitres, pour l’exprimer. Le Rabouilleur nomme ce phénomène littéraire l’hyper-inflation sémantique, car la parole d’Onfray n’a plus qu’une valeur faciale, mais plus aucune valeur d’échange ou de réserve de savoir. Cette nuisance pontifiante d’Onfray brouille la différence entre dictature et totalitarisme, ce qui indique le degré de toxicité chez ce filozof, ancien apprenti du Filozof en Bois Tropical, alias FBT.
Tel maitre, tel disciple !

Concernant la secte des wokes, son succès aux USA peut s’expliquer par l’attrait du confort, qui a toujours été idéalisé et vanté dans les cultures marchandes.
Ainsi, toute bonne maitresse de maison connait ce principe de vie sociale, et l’applique : il y a trois sujets de conversation à éviter absolument dans un dîner, qui sont l’argent, la politique et la religion. Pour l’argent par exemple, si un héritier millionnaire explique sa stratégie de placement à un artiste fauché, la discussion tournera au vinaigre et l’ambiance du dîner sera plombée.
La solution de facilité à ce problème consiste à ne discuter de ces trois sujets qu’avec des personnes qui ont les mêmes opinions ou les mêmes revenus que vous. Cette solution de confort présente un grave inconvénient qui se nomme le biais de confirmation. En effet, en restant dans votre zone de confort, vous n’avez strictement aucune chance de développer une forme quelconque d’esprit critique. Pire encore, à cause de la volonté de puissance, le woke a l’ambition déraisonnable et utopique d’élargir sa zone de confort, au détriment de ses voisins. Dans le jargon grotesque des wokes, la zone de confort se nomme le safe space, qui ressemble vaguement au Lebensraum de sinistre mémoire. Dans le wokisme, on trouve une masse de fidèles influençables, manipulés par des gourous pervers, eux-mêmes aveuglés par la libido dominandi, ou désir de domination. C’est le schéma (en globish : pattern) de toutes les sectes, depuis l’aube de l’humanité. Le wokisme présente néanmoins une particularité dangereuse : les gourous n’ont pas de conscience, bien sûr, mais ils ont beaucoup de science, notamment en théâtre, littérature, mythologie, psychologie, rhétorique et dialectique. Ils illustrent à merveille le fameux constat de Rabelais : science sans conscience n’est que ruine de l’âme.

Un des précurseurs français des wokes se nomme Voltaire. Ce donneur de mauvaises leçons et millionnaire avait trouvé sa zone de confort à Ferney, à la frontière franco-hélvétique. Casanova a rendu visite à Voltaire dans sa zone de confort, et il peint Voltaire comme une personne franchement antipathique. Sur ce sujet, comme sur d’autres, il faut faire confiance à Casanova, homme très perspicace, excellent observateur de ses contemporains, et bien sûr, esprit très pénétrant. Ah ah ah !

Les théocraties ont TOUJOURS fait naufrage sur les récifs de l’économie, car les théologiens sont ignares en matière d’économie. Il n’y a que 24 heures dans une journée, et toute heure passée à étudier la théologie ou la filozofie ou le marxisme est une heure perdue pour l’étude de l’économie, science très subtile et compliquée, et surtout très déprimante, car aussi appelée science lugubre (en globish : dismal science) par les spécialistes. Mais comme le dit l’Ecclésiaste, chapitre 1, verset 18 :
Car avec beaucoup de sagesse on a beaucoup de chagrin, et celui qui augmente sa science augmente sa douleur.

Le petit théologien pourra lire en long, en large, et en travers les livres de Paul Ricoeur, il ne trouvera pas dans cette lecture filozofike l’art et la manière d’équilibrer les finances publiques, surtout avec des taux d’intérêt positifs.
Si les théologiens étaient compétents en économie, ils auraient fait fortune en ce bas monde par des moyens honnêtes, ce qui n’est objectivement JAMAIS le cas. Et pour exemple éclairant, le cas de Staline, qui passa directement du séminaire orthodoxe au braquage de banques. En France, on trouve un autre spécimen de théologien reconverti dans les affaires louches : le président cambrioleur, mais dans une maison vide. Pas très rentable !

L’argument fondamental des théocrates pour réfuter l’économie sort, malheureusement, de l’Évangile de Saint Matthieu, chapitre 4, verset 4 :
L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

La théocratie étant par construction un état politique économiquement instable, elle ne peut se maintenir au pouvoir qu’en se créant des ennemis externes : grand, petit ou moyen Satans. Pour compliquer le problème, il faut savoir que la plus grande ruse de Satan est de vous persuader qu’il n’existe pas, et qu’on trouve des faux Satans, mais aussi des vrais. Suivez mon regard ….

Big brother is watching you

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Cuisine ton porc !

Article culinaire

Le Rabouilleur, ayant reçu d’une voisine un rôti de sanglier, il le cuisina à sa façon, qui peut vous inspirer de saines réflexions.

Premier constat :
La viande de sanglier, ou de porc, est difficile à digérer, car sa digestion induit des somnolences.
Deuxième constat :
La viande est une source de protéines, de minéraux et de vitamines, dont la B12, indispensable à l’organisme humain.
Troisième constat :
Les végétariens, qui nient le deuxième constat, finissent tous par tomber malades et impuissants.
Quatrième constat :
Le sanglier est une espèce prolifique qui n’a plus de prédateurs depuis la disparition du loup et du lynx dans les forêts du Berry. Manger du sanglier est donc bon pour l’équilibre écologique de la planète.
Cinquième constat :
En ces temps de dictature sanitaire, les plaisirs de la table représentent un moyen très efficace de résister aux brimades injustifiables et illégitimes de la caste oligarchique, tout en perpétuant de saines traditions culinaires.

Le rôti de sanglier en civet se cuisine en deux phases :

  • première phase : la marinade au vin rouge à température ambiante, d’une durée de 12 à 18 heures qui a pour but d’extraire et d’éliminer les toxines de la viande. Pour rendre le processus encore plus efficace, le Rabouilleur ajouta un verre de vinaigre de cidre. Il faut ensuite impérativement jeter la marinade, concentré de toxines, dans l’évier. Donc, nul besoin d’un grand cru pour la confection de la marinade.
  • seconde phase : la cuisson d’une durée de deux heures, par voie humide dans une cocotte, avec moult ingrédients dont le Rabouilleur gardera le secret. A défaut, le cuisinier pourra visiter le site marmiton.
    https://www.marmiton.org/recettes/recette_civet-de-sanglier-a-la-bourguignonne_34042.aspx

Résultat de la recette :
Le civet de sanglier, accompagné de pommes de terre de Noirmoutier, était très gouteux, et surtout très tendre, et il ne provoqua aucune somnolence digestive.
Objectif atteint !

Disclaimer / décharge de responsabilité.
Par contre, le Rabouilleur ne peut pas renseigner les cuisinières néo-féministes sur un sujet capital : la charge mentale. Le Rabouilleur n’a pas mesuré la valeur en milliDolto de la charge mentale associée au rôti de sanglier en civet, mais une estimation pifométrique du Rabouilleur est de 66.6 milliDolto, avec une incertitude de plus ou moins 5 milliDolto pour cette recette. En effet, la charge de travail pour un mâle comme le Rabouilleur est très faible, et se résume à l’épluchage de quelques légumes, puis à quelques retournements du rôti dans la marmite.
Après, les femelles ont le don inné de tout compliquer : qu’elles se débrouillent donc toutes seules ! Tel est le bon et souverain plaisir du Rabouilleur !

Morale de cette fable :
On ne nait pas grande cuisinière, on le devient.
A la seule et unique condition de rencontrer un grand Maitre des fourneaux !

Le Maitre des fourneaux

Sur le même sujet, un article d’un blog chaudement recommandé par le Rabouilleur, VU DES COLLINES Tuer le cochon

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