Optimisation sous contrainte

Dragon

Dragon

Optimisation sous contrainte

Une contrainte représente par définition un obstacle à la la liberté. Il existe deux catégories de contraintes : les contraintes matérielles, essentiellement l’argent, et les contraintes psychologiques, essentiellement la pression sociale de la famille, ou du Village, ou de la Loge:.,  ou du clan, ou de la tribu, voire de la Nation, ouh le vilain mot !

Le Rabouilleur, voulant s’émanciper des contraintes matérielles et psychologiques, s’était posé ce problème d’optimisation assez classique :
Quel métier, socialement valorisé et matériellement rémunérateur, conduirait à la plus grande liberté ?

Une première analyse conduisait au métier de médecin libéral, accessible sans difficulté à un esprit un tant soit peu scientifique, rémunérateur, et bien considéré dans la société. Le médecin libéral bénéficie en effet du grand avantage de ne dépendre d’aucun supérieur hiérarchique, juste de dépendre du contrôle plus ou moins vigilant de ses pairs, via le conseil de l’ordre. Seul maître à bord après Dieu ! Comme le capitaine du Titanic ! Et le contrôle des confrères n’est pas toujours très rapide, comme le prouve la savoureuse histoire du Belge qui exerça comme psychiatre pendant trois ans dans la Nièvre, à la grande satisfaction de ses patients en déshérence dans un désert médical, avec pour tout bagage un diplôme fantaisiste sorti de Photoshop, et une longue expérience de patient dans diverses institutions Belges dédiées à la santé mentale. Dans sa recherche d’une profession, Giacomo Casanova aboutit d’ailleurs à la même conclusion dans sa jeunesse : il souhaitait exercer la médecine, mais sa mère, plus que mal inspirée, manigança pour l’orienter vers le clergé, d’où des mésaventures. Et tant mieux pour la Littérature Française ! En effet, si Casanova était devenu un médecin, il aurait coulé des jours heureux et paisibles dans la tyrannique république de Venise, et ne serait jamais devenu ce grand écrivain, pour la bonne et simple raison que les gens heureux n’ont pas d’histoire intéressante à raconter.

En deuxième analyse, ce métier présentait une pesante contrainte : il obligeait à côtoyer à longueur de journée des malades, ce qui est très mauvais pour l’équilibre psychologique du thérapeute, comme chacun peut s’en douter.
Recherchant une optimisation du métier de médecin sous la très forte contrainte de ne pas rencontrer de malades, le Rabouilleur envisagea les différentes spécialités possibles dans cette profession.

Il écarta d’emblée la psychiatrie, qui ne permet pas de jouer au docteur avec les belles patientes. En effet, le psychiatre est le seul médecin qui ne peut pas dire à une patiente : Déshabillez-vous pour que je vous examine ! Vous pouvez garder votre culotte ! Un psychiatre qui demande à ses belles patientes de se déshabiller aura très rapidement des ennuis ! La psychiatrie cumule tous les inconvénients de la médecine, sans aucun des avantages : aucune mesure fiable n’est possible, et les traitements médicamenteux relèvent de l’empirisme le plus grossier. Schizophrène ou borderline, peu importe le diagnostic, car le traitement est le même : la camisole chimique ! Pour vous convaincre du grand désarroi de cette spécialité, il vous suffit de lire l’autobiographie de Carl Jung intitulée Ma Vie. Ce pauvre psy était tellement paumé face à la maladie qu’il s’en trouvait réduit à faire du spiritisme, avec des tables tournantes. Paumé de chez paumé !

Il y avait bien la chirurgie esthétique, hautement lucrative, mais son exercice requiert une certaine habileté manuelle, dont le Rabouilleur, pourvu de deux mains gauches, et très mauvais bricoleur, se trouvait dépourvu. Les chirurgiens esthétiques semblent vivre dans un univers parallèle sur le petit écran, comme dans la fiction Yankee Nip/Tuck qui raconte les délires de deux débiles, virtuoses du bistouri, du scalpel, et de la seringue à Botox, ou toxine botulique. Comme l’écrit le bon docteur Sarfati chez Doctissimo : C’est assez drôle, mais on est vraiment au niveau zéro (0), en terme de médecine. C’est une vieille histoire que celle de la chirurgie, héritière de la tradition des anciens barbiers, et non de celle des médecins. Car la théorie et la pratique ne demandent pas les mêmes qualités. Il faut d’abord connaitre ses limites, puis ensuite les accepter. Donc cette spécialité ne pouvait convenir.

Le Rabouilleur aboutit au choix de médecin du sport. Les consultants étant des sportifs, réputés en parfaite santé, le cahier des charges était respecté. Hélas, dans le monde réel, les sportifs consultent le médecin du sport dans le seul et unique but d’améliorer leurs performances, par l’usage de drogues, sorties des progrès les plus douteux de la pharmacie, mais dont l’effet à long terme est plus que suspect, pour rester politiquement correct.

Devant ce triste constat, le Rabouilleur abandonna l’idée d’une carrière rémunératrice dans la médecine, et choisit d’optimiser son potentiel intellectuel dans les Sciences dures, sous la contrainte de ne pouvoir s’enrichir matériellement, puisque les bonnes idées, ou les théories scientifiques, ou les théorèmes mathématiques, contrairement aux drogues, pilules, suppositoires, ou autres médicaments, ne peuvent JAMAIS se vendre, mais juste se répandre gratuitement parmi les Esprits, bienveillants …, ou pas.

Poison ou Pirate ?

Poison ou Pirate ?

Publicités
Publié dans sciences | Tagué , | 2 commentaires

Pot de miel

Satan

Satan

Pot de miel

Combat contre le satanisme

Dans le paysage politique Français, une créature politique est sortie du néant par la puissance de réseaux occultes, à savoir le petit Micron, brandissant le nouveau Credo du progressisme, nouvel avatar de la religion de Prométhée, nouvelle incarnation du satanisme, religion du mensonge, de la duperie, et des apparences trompeuses, et mauvaise copie du Ricain O-bla-bla, sorti de Chicago, bouche de l’enfer.

Pour se maintenir au sommet du pouvoir, le petit Micron se doit de deviner les sentiments de la foule, pour mieux la manipuler. En d’autres termes, le petit Micron, enfermé dans son bunker Élyséen avec grand-mère Brizitte et une clique de clones Sciences-Pipoteurs, a besoin de feed-back, ou retro-action en bon Français, pour orienter son discours dans le sens du vent de l’Histoire. Bref, il lui faut une orientation, ou une boussole, pour construire une narration plausible, à défaut d’être crédible. Et les conseils de grand-mère Brizitte n’y suffiront pas. Le cas de grand-mère Brizitte est scellé : elle est déjà pesée et jugée, et ne fait pas le poids, comme dans le livre de Daniel. L’œil d’Horus sait voir, jauger, juger et exécuter, comme le détestable prédicateur gauchiste Edwy Plenel, tout à la fois témoin, procureur, juge et bourreau !

Dans les temps anciens, ce rôle de senseur des mouvements de l’opinion était dévolu aux Renseignements Généraux, les fameux RG, qui prenaient à intervalle régulier, le pouls de l’opinion. Il n’y a dans cette démarche rien de moralement répréhensible : que le pouvoir en place veuille sonder l’opinion, et ses sujets de mécontentement relève d’une pratique normale de la politique. Le travail des RG consiste à 72,666 % à interroger les bistrotiers et les bistrotières sur les conversations des habitués, les autres 27.334% consistant à confesser les coiffeuses et les chauffeurs de taxi. Vous pouvez constater dans ces pourcentages toute la rigueur scientifique de la Sociologie expérimentale, source inépuisable d’émerveillement pour les esprits libres et avertis.  Il s’agit juste de s’enquérir de l’opinion du Français moyen sur le cas du docteur Jérôme Cahuzac, malheureux suppôt d’Hippocrate, franc-mak, socialiste de la gauche Américaine, mal conseillé, mal divorcé et embarqué à l’insu de son plein gré dans un mauvais feuilleton médiatique. Cela fait beaucoup pour un seul homme ! Si les mésaventures du pauvre et sympathique docteur Cahuzac suscitent des controverses dans les cafés du Commerce, alors le pouvoir en place actionnera les bons leviers pour que cette triste histoire occupe les électeurs.

Mais Internet est arrivé, et les bistrots et la presse écrite connaissent un recul de leur influence sur les mouvements de l’opinion publique.

Le pouvoir politique s’adapte à cette nouvelle donne (New Deal en globish), et pousse ses pions sur l’échiquier de la Toile mondiale, ou World Wide Web. Pour ce faire, il met en place des pots de miel, une catégorie d’appât, comme les chèvres, ou les pathétiques hirondelles de la DRM, sous la forme de blog, blogs qui prêchent le faux pour savoir le vrai, une très antique technique de manipulation.

Le Rabouilleur, dans son observation vigilante de la Toile, est tombé, à l’insu de son plein gré, sur un de ces pots de miel, le blog de Nathalie_XX, une soi-disant libérale. Ce fut un moment de pures délices, tant les contradictions du discours sautaient au visage. Cette créature fantasmatique dénigrait notre bien-aimé Président de la République, tout en sollicitant des contributions pour le Grand Foutage de gueule, oups, le Grand débat ! Le lecteur un peu éveillé perçoit une dissonance cognitive dans le discours de l’agence de com’ politique, qui a construit, grâce au Bureau des Légendes, le personnage de Nathalie_XX, courageuse blogueuse rebelle et libérale, qui vous explique gratuitement le Beau, le Bien et le Vrai, et sollicite vos commentaires pour sonder les reins et les cœurs de la France profonde, qui a toujours le droit de vote dans la mascarade pseudo-démocratique.

Il y a, bien sûr, un bonus sur ce blog, le commentateur qui joue au chien de garde, le  Cerbère de la Porte, ou plutôt le toutou agressif  à sa vilaine mémère Nathalie,  alias le pseudo Robert Marchenoir, autre créature de l’agence de com’, petit provocateur et spécialiste des attaques ad hominem, quand il se trouve à court d’arguments de fond, donc presque toujours, au sens de la mesure de Lebesgue.

Et dire que toutes ces manipulations de l’opinion sont payées par nos impôts !

Morte la bête, mort le venin !
Morte la bête, mort le venin !
Publié dans actualité, politique | Tagué | Laisser un commentaire

Rendement décroissant de la Science

Chlorophylle
Chlorophylle

Rendement décroissant de la Science

Le Rabouilleur peut lire dans les gazettes ce genre de déclarations :
Nous constatons une croissance exponentielle du nombre de scientifiques, DONC, la Science n’a jamais été aussi florissante qu’aujourd’hui.

Ces déclarations reposent sur une prémisse erronée, qui est la suivante :
Plus le nombre de personnes qui étudient un problème est grand, plus forte est la probabilité que le problème soit résolu.
Cette prémisse est fausse, car elle contredit une observation expérimentale :
Vous pouvez appointer 1000 physiciens médiocres, et vous ne trouverez jamais la théorie de la relativité restreinte. Par contre, un seul génie Français comme Henri Poincaré vous énoncera cette vérité scientifique.
La découverte scientifique est un phénomène qualitatif et non quantitatif, comme l’effet photo-électrique, qui s’explique par la mécanique quantique.
Dans l’effet photo-électrique, il existe une barrière ou seuil quantique en énergie. Chaque photon est porteur d’une énergie intrinsèque, en fonction de sa fréquence, ou longueur d’onde. En dessous du seuil d’énergie, vous pouvez envoyer 1000 photons sur un atome, ou une molécule, et il ne se passera RIEN.
Au dessus du seuil énergétique, il suffit d’envoyer un SEUL photon pour qu’une métamorphose se produise. Un exemple simple est la photosynthèse, où un photon de la bonne fréquence frappant une molécule de chlorophylle est converti en énergie électrique, puis en énergie chimique.
Plus généralement, il existe des expériences de physique, où il ne se passera strictement RIEN, comme la célèbre expérience de Michelson et Morley, où la rotation du dispositif expérimental ne produit AUCUNE différence entre l’axe Nord-Sud et l’axe Est-Ouest. Mais le fait expérimental qu’il ne se passe RIEN donne une information capitale : la vitesse de la lumière n’est pas affectée par le mouvement de la Terre et reste constante.

Il existe aussi une loi, que le Rabouilleur peut formuler ainsi :
La Science est un processus cumulatif, qui connait un rendement décroissant.

Le processus Scientifique est cumulatif, car ce qui est connu, prouvé et démontré est définitivement acquis, tout au plus son domaine de validité peut être précisé. La Science fonctionne comme une crémaillère : il n’y a pas de retour en arrière.
Une nouvelle théorie scientifique n’invalide pas l’ancienne théorie. Elle l’englobe, de telle manière que l’ancienne théorie devienne un cas particulier de la nouvelle théorie plus générale.
Il est aussi une évidence première :
Les problèmes résolus en premier sont forcément les plus simples.
DONC, les problèmes restant à résoudre seront forcément plus complexes que les problèmes déjà résolus.

Les progrès de la Physique démontrent bien cette loi. Il faut des outils mathématiques de plus en plus puissants :
1/ les premières lois, comme l’hydrostatique d’Archimède, ne font usage que de nombres.
2/ l’étude de la chute des corps par Galilée conduit à l’apparition du concept de fonction, et de dérivée seconde, l’accélération étant la dérivée seconde du nombre représentant la position.
3/ la mécanique quantique fait appel à la notion d’opérateur, soit une fonction de fonctions, dans ce cas l’opérateur Hamiltonien agissant sur des fonctions d’ondes complexes.

La difficulté des problèmes scientifiques n’est pas homogène, mais hétérogène, d’où le rendement décroissant. La méconnaissance profonde de cette réalité nourrit l’illusion chez les politiques que le nombre croissant de chercheurs conduirait nécessairement à un nombre proportionnellement plus grand de découvertes. En effet, la croissance des découvertes n’est pas forcément linéaire, et on le constate dans l’inflation des publications scientifiques sans réelle avancée, et dans cette imposture scientifique qui a pour nom : la méta-étude. Au 21e siècle, Tartuffe ne fait plus dans la théologie chrétienne, il fait dans la méta-étude, un métier d’inspecteur des travaux finis.
Et si vous demandez à Tartuffe : N’as-tu pas honte ?
Il vous répondra : Il faut bien que je vive !
Il faut lui répliquer : Ce n’est pas une raison suffisante pour vendre de la camelote au prix de la bonne marchandise !

Si cette constatation du rendement décroissant de la Science vous perturbe, il existera toujours des dérivatifs peu onéreux pour vous, comme les niaiseries filozofikes sur la complexité d’Edgar Morin, ou le bla-bla consolatoire du psychiatre Christophe André.
La Science ne ressemble certainement pas à une partie de plaisir et, le Rabouilleur a dû subir cette attaque odieuse de son suppôt d’Hippocrate généraliste :
Les études Scientifiques rendent fou, c’est bien connu ! Je le sais parfaitement, car c’est la raison pour laquelle j’ai abandonné les études en classes préparatoires scientifiques pour faire médecin, avec le succès que vous pouvez constater.
A quoi, le Rabouilleur, en bon disciple d’Aristote, s’est abstenu de répondre :
Et les études de médecine rendent con, car elles ne font usage que de la mémoire, et nullement du raisonnement ! C’est d’ailleurs une explication rationnelle de la féminisation croissante de votre sacerdoce ! Et toc ! Un point partout, docteur !
Cela dit, je vous reconnais la qualité d’excellent médecin.
Ne nous fâchons pas !
A chacun son métier, et les vaches seront bien gardées !

Trou noir

Trou noir

Post-scriptum :
Le scientifique qui éprouve des doutes sur le bien-fondé de sa démarche peut TOUJOURS se ressourcer par le spectacle burlesque des charlatans, brulant les planches du théâtre médiatique. Un exemple parmi d’autres dans un dialogue entre le charlatan-psychiatre Boris Cyrulnik, très médiatique vendeur de résilience à très bon marché, et un de ses confrères psychiatres, bien plus profond que lui :
Boris Cyrulnik pontifie, divague et généralise à tort et à travers, comme à son habitude. Son confrère ethnopsychiatre, passablement excédé, commence par bouillir, puis finit par exploser devant le flot continuel d’absurdités : Ton discours n’est pas argumenté. Donne-moi une preuve de tes affirmations !
Boris Cyrulnik affiche un sourire niaiseux, et ne lui répond RIEN.
Grand moment de bonheur devant le petit écran !

Publié dans sciences | Tagué | 9 commentaires

Le coach

locoLe coach

Note préliminaire :
Ce billet contient 100% de politiquement incorrect.
Sa lecture est donc fortement déconseillée aux Bisounours.

Le coach, ou entraineur en bon Français, est un des deux personnages centraux d’une équipe sportive, l’autre étant le capitaine.
Dans le vocabulaire militaire, on dirait que le capitaine s’occupe de la tactique sur le terrain, et le coach de la stratégie, au titre de la préparation physique et mentale. Nous ne sortirons pas du dualisme platonicien entre le corps et l’esprit.
Dans une métaphore simple, on pourrait comparer le coach à une locomotive, et le reste de l’équipe à des wagons entrainés par la locomotive.

Le métier de coach nécessite des qualités dignes d’un druide Gaulois, d’un sorcier Aztèque, d’un gourou Hindou, et dans le pire des cas : d’un suppôt d’Hippocrate Viennois.

Quand l’équipe a subi un cuisant revers, l’entraineur se doit de remonter
le moral de ses troupes pour affronter la prochaine épreuve sportive, dans les meilleures conditions possibles. Comme disait le Cardinal de Richelieu, la politique est l’art de rendre possible ce qui est souhaitable. Le principe est simple, et les modalités d’application excessivement compliquées.

L’entraineur doit donc posséder une force mentale en acier inoxydable, pour résister aux coups du mauvais sort, analyser les causes d’une défaite, et trouver et appliquer les remèdes adéquats avant la prochaine rencontre.

Mais un esprit sagace objectera qu’un entraineur n’est qu’un homme, avec ses forces et ses faiblesses, et qu’il peut aussi connaitre des moments de doute et de découragement. Par exception, un coach qui ne connait pas ces moments de flottement est un psychotique, enfermé dans ses certitudes. A plus ou moins brève échéance, il vous mènera droit dans le mur, aussi sûr que 2 et 2 font 4. Ces psychotiques nuisibles se détectent facilement par des discours inflexibles sur le thème : je ne changerai pas de cap, ou bien, je reste droit dans mes bottes. Ils se croient persévérants, et ne sont qu’obstinés. Dans ce dangereux cas de figure, le Rabouilleur invite les joueurs à trouver une nouvelle équipe.
En résumé, le coach a lui-même besoin d’un coach. Les psychiatres connaissent le même problème. Quand un psychiatre est envahi par le doute, il consulte le psy du psy, qui a pour nom : le référent, en général, un vieux sage, enfermé dans un placard à balais. Les ringards Yankees grenouillant à Hollywood représentent le référent sous les traits ridicules et grotesques de Maitre Yoda, dans la très mauvaise épopée de la guerre des étoiles. Dans ces conditions, on peut se poser cette bonne question :
Qui est le coach du coach ?
Encore un mystère  !

La Porte

La Porte

Publié dans politique, psy | Tagué , | 3 commentaires

Le faussaire

Poussin : la Fuite en Égypte

Poussin : la Fuite en Égypte

Le faussaire

Art et commerce

Cette histoire est inspirée d’un fait réel, que le Rabouilleur a poussé à l’outrance, pour en sortir une leçon générale.

Le maitre, un peintre surdoué, étudiait les grands artistes du passé pour se perfectionner dans son art.
Ses toiles se vendaient peu et mal.
Le tenancier de la galerie d’art où il exposait sa production, lui expliquait que la mode était au conceptuel, et non au bête figuratif, totalement hors du marché.
Le galeriste expliquait au peintre :
Nous vivons dans le nouveau Monde.
Alors, fais-moi du Bansky !
Fini, Michel-Ange : Yes, le mec is dead !

Comme Marguerite, la maitresse du peintre, avait du mal à joindre les deux bouts dans l’économie de leur ménage, elle lança un ultimatum au maitre :
La situation actuelle ne peut plus durer !
Soit tu gagnes du pognon, soit je te quitte !
Motivé par ce puissant aiguillon, le peintre consulta son galeriste pour recueillir un conseil.
Le galeriste, voyant le peintre au désespoir, lui expliqua :
Je connaitrais bien une solution à ton problème, mais elle n’est pas politiquement correcte.
En vérité, je te le demande, peintre maudit :
Es-tu prêt à t’affranchir du politiquement correct ?
Es-tu prêt à passer un pacte Faustien avec moi ?

Le peintre, qui ne voulait pas perdre Marguerite sa maitresse, lui répondit par l’affirmative dans un hochement de tête muet. Le galeriste lui expliqua alors une belle combine, à la manière de Nicolas Boileau :
Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément.

Le galeriste expliqua au peintre que ce dernier n’avait qu’à peindre un faux Picasso, ce qui était un enfantillage pour lui, et qu’en contrepartie, il recevrait un million de dollars.
Le galeriste lui certifia que tous les pseudo-experts n’y verraient que du feu, et qu’il connaissait de nombreux financiers stupides, incultes et vaniteux, prêts à se ruer sur sa création.
Marché conclu !

En trois jours de temps, le peintre maudit fabrique le faux Picasso, ce qui ne présente aucune difficulté technique : pigments modernes, composition sommaire, et exécution primitive.
Le galeriste réceptionne le faux Picasso, obtient tous les certificats d’expert, et réussit à le vendre pour 30 millions de dollars à un Anglais arrogant, un financier de la City de Londres.
Le peintre reçoit le million de dollars convenu, et en fait profiter sa maitresse, par un juste retour des choses.
Maintenant que Marguerite sa maitresse est comblée, le peintre pense qu’il est temps de passer aux choses sérieuses.
Son grand œuvre sera de faire une synthèse de Poussin et de Michel-Ange dans un tableau de La Fuite en Égypte : je reprends la composition de Poussin, mais avec une Vierge body-buildée, comme chez Michel-Ange.
Voilà qui aura de la gueule !

Après trois mois d’études, de travail acharné, la nouvelle Fuite en Égypte est terminée.
La peintre apporte son chef d’œuvre au galeriste, qui, après deux ans d’attente, en tire royalement 2000 euros, en le vendant à un médecin psychiatre, Bas-Berrichon de Levroux (Indre).

Le peintre en conclut :
Dostoïevski fait dire à son Idiot que la beauté sauvera le monde. Eh bien ! nous ne sommes pas encore sauvés. J’ai l’impression assez désagréable de vivre dans un monde absurde, où l’art et le commerce obéissent à des logiques contradictoires. Heureusement, mon galeriste s’appelle Roberto Rastapopoulos, et non Méphistophélès, et ce n’est qu’une légère dissonance cognitive.

Roberto Rastapopoulos

Roberto Rastapopoulos

 

Publié dans économie, psy | Tagué | 1 commentaire

L’effet démo

L’effet démo

Formation au commerce

Les Sciences-Pipoteurs connaissent l’effet de démonstration dans le domaine de la politique sous un jour positif : si la recette a marché chez le voisin, elle devrait aussi marcher chez moi.
Dans le domaine du commerce, l’effet de démonstration, ou effet démo, est entièrement négatif.

Le Rabouilleur va donner aux apprentis-commerçants une bonne leçon sur l’effet démo, leçon qu’ils ne recevront jamais dans les écoles de commerce Françaises, pompeusement rebaptisées Business Schools.
Dans les écoles de commerce, en France ou à l’étranger, le seul véritable bizness consiste en la tonte des moutons, les élèves, par les gourous de la marchandise, une certaine catégorie d’escrocs malhonnêtes. Moralement, le commerce n’est ni bon, ni mauvais. Tout dépend de la camelote que le commercial essaye de vendre, avec plus ou moins de talent.
Parce que le commerce ne s’apprend pas dans une école, mais seulement dans des situations pratiques, le lecteur va découvrir grâce à l’étude argumentée de l’effet démo, trois vérités expérimentales que tout bon commercial doit connaitre :
Il faut être sceptique sur le discours des techniciens.
Il faut cultiver ses talents d’acrobate pour savoir retomber sur ses pieds.
Il faut toujours considérer l’humilité comme une force et non une faiblesse.

Étude de cas pratique :
Vous êtes un petit commercial débutant, mercenaire de la start-up Dark Imperial Knowledge(1) d’Ourouer-les-Bourdelins (Cher), en charge de la vente du nouveau produit de surveillance du Cyberespace, le logiciel SmartBrother, bourré d’intelligence artificielle, de réseaux de neurones, et de logique archi floue.

SmartBrother a été construit par une fine équipe de blaireaux informaticiens, sous la houlette du Blaireau-en-Chef, ci après dénommé le BEC, Yves Morbihan, Breton natif de Brest, et PhD en Computer Science du Massachusetts Institute of Technology aux USA.

Grace à vos talents de commercial débutant, vous avez réussi à accrocher un prospect prometteur, plein aux as, que votre produit intéresse : le doge Mocenigo de la république de Venise, qui veut surveiller dans le Cyberespace tous les blogueurs déviants parmi sa population, comme un trublion notoire, un certain Giaccomo C.

Pour amorcer la vente, vous invitez M. Mocenigo à venir constater de ses propres yeux les performances de votre produit SmartBrother. La veille, vous avez fait avec le BEC, Yves Morbihan, une répétition générale de la démo pour le futur client. Tout a marché comme sur des roulettes. Votre alliance technico-commerciale avec le BEC fonctionne à merveille. Le prospect arrive au jour J pour la démonstration des fabuleuses capacités du logiciel.

Mais devant le prospect, au jour J, votre belle présentation va échouer lamentablement à cause de l’effet démo. Le scénario prévu se déroule sans accroc, sauf qu’à un moment, un grain de sable va faire dérailler la machine. Votre très cher prospect, M. Mocenigo, vous demande la signification du paramètre Gamma dans le logiciel SmartBrother.

Le BEC, Yves Morbihan, lui explique que le paramètre Gamma décrit la granularité de l’espace de Hilbert de la Niaiserie, dans le modèle quantique de Sand-Beauvoir, et qu’il peut varier entre 100 et 1000, à la convenance de l’utilisateur.
Le BEC se met alors à pontifier pour étaler ses vastes connaissances :
En général, nous fixons la valeur de Gamma à 300, qui est l’optimum théorique dans le compromis entre précision et vitesse. C’est démontré par la dernière publication de Sylvia Moinkerien de l’Université de Californie à Santa Gourdassa.
Pour ne pas apparaitre comme dépassé par la technique, M. Mocenigo émet alors une suggestion inopinée, qui va vous conduire à l’Apocalypse. Le cher prospect demande au BEC de fixer le paramètre Gamma à la valeur de 666, juste pour voir. Le BEC s’exécute volontiers, et configure le logiciel SmartBrother avec ce nouveau paramètre.

A partir de là, l’effet démo joue à plein, et tout part en vrille, ou, comme disent les Méridionaux, tout part en biberine.

SmartBrother se bloque complétement et lance un message d’erreur abscons :
Impossible de procéder. Je suis entré dans la zone 51.

Le BEC se met à bredouiller et tente alors la manœuvre de la dernière chance : lancer le débogueur en appuyant sur la touche F7.
Pire que tout !
L’écran s’efface, puis affiche :
General System Failure
Bingo et jackpot !
Le programme a réussi à planter le système d’exploitation !

______________________________________________________________________________
Note 1 :
En bon Français Dark Imperial Knowledge peut se traduire par le Savoir Impérial Obscur.

Sylvia Moinkerien informaticienne de l’UC Santa Gourdassa
Sylvia Moinkerien chercheuse en informatique

Note sur les droits d’auteur :
Le piratage du Nouveau Testament, de George Orwell, de Casanova, et de la série X-Files est assumé par le Rabouilleur, qui dispose d’un excellent conseil juridique.

Publié dans économie, sciences | Tagué | 5 commentaires

La mobylette du mollah Omar

Mobylette

Mobylette

La Mobylette®  du mollah Omar

On peut détester les mollahs. On peut aussi mépriser les Ricains. Mais un bon Français aimera toujours les belles histoires, comme celle du mollah Omar, un Afghan qui échappa aux Ricains et à toutes leurs armes sophistiquées, satellites Keyhole, hélicoptères Apache, missiles Tomahawk, bombardiers B2 et tout le fourbi, grâce à une simple motocyclette. Le mollah Omar était peut-être une crapule, mais il faut lui reconnaitre un courage et une ruse hors du commun.(1)

Le Rabouilleur possède des accointances avec les agences de renseignement (2), comme Gérard de Villiers, le père de SAS Malko Linge. Aussi, il est en mesure de vous révéler une stupéfiante et patriotique information.

La motocyclette qui a permis au mollah Omar d’échapper aux Yankees était une machine Française, une superbe Mobylette®  orange, dont le Rabouilleur s’est procuré la photo, en saoulant une nouvelle Mata-Hari, alcoolique, suicidaire, lubrique, Bretonne et borderline.

Cette histoire démontre, un fois de plus, la supériorité de la technique Française.
Il convient de rappeler que la bicyclette a été inventée par M. Pierre Michaux, illustre natif du Cancer, originaire de Bar-le-Duc, donc presque Lorrain (3). Et si vous cherchez à Bar-le-Duc une institution célébrant ce grand inventeur, vous ne trouverez RIEN, alors qu’il y aurait largement matière à arnaquer des touristes, comme à Disneyland. Business is business, comme dirait en novlangue  le petit Micron. Hélas, les Français, héritiers de ces irréductibles Gaulois,  ne savent pas faire des affaires. Les Français, excellents techniciens, sont de mauvais commerçants. Pour les Anglais, c’est l’inverse. Napoléon qualifiait l’Angleterre de nation de boutiquiers. Mais comme l’argent est le nerf de la guerre, Napoléon a perdu. Napoléon méprisait le commerce, et le commerce s’est vengé.
Et malgré toutes ces vérités historiques, vous trouverez à l’ENA, et même à l’Élysée,  des trous-du-c** qui vous diront que la culture Française n’existe pas.

La culture Française existe bel et bien, et a trouvé une forme d’expression achevée dans la propagande visuelle de Napoléon, comme dans ce tableau :

Napoléon

Napoléon

Dans ce tableau, vous remplacez le cheval par une Mobylette® et vous remplacez Napoléon par le mollah Omar et vous obtenez une belle image de propagande !

___________________________________________________________________________________

Note 1 :
Comme disait Machiavel, le Prince doit posséder le courage, ou la force, du lion et la ruse du renard. On gagne toujours à lire les grands classiques. Pour la pratique, il y a peu des gens doués, et beaucoup de bras cassés. Suivez mon regard !
Note 2 :
Digression sur l’utilité du Renseignement, militaire ou civil.
Christian, un roquet, natif du signe des Poissons et photographe amateur, vous agresse sans bonne raison. Au vu de la carrure fluette du roquet agressif, vous décidez de lui rentrer dans le lard. Malheureusement pour vous, vous ignoriez que le roquet était ceinture noire de karaté, un art martial japonais. Cet exemple simple prouve l’importance capitale du Renseignement dans l’Art de la guerre.
Note 3 :
Bar-le-Duc était la capitale du duché de Bar, comme son nom l’indique. L’histoire du duché de Bar est horriblement compliquée avec un Barrois mouvant et un Barrois non-mouvant. Néanmoins, les ducs de Lorraine étaient aussi ducs de Bar à partir de 1483.

Publié dans actualité, politique | Tagué , | 3 commentaires

Complexe d’Œdipe

Complexe d’Œdipe

Le complexe d’Œdipe est une construction intellectuelle d’un célèbre suppôt d’Hippocrate, Sigmund Freud, qui a recyclé une vieille légende locale des Béotiens de la ville de Thèbes, en Grèce. Pour les autres habitants de la Grèce antique, les Béotiens pourraient se comparer aux Belges vus par les Français : des sujets à de mauvaises plaisanteries faciles. Cette légende contient une synthèse des transgressions les plus abominables : tuer son père et coucher avec sa mère.

Il faut juste prendre cette légende pour un avertissement, une mise en garde contre des tentations, de mauvais instincts.

Quand à l’éducation des enfants, il ne faut pas s’en faire des montagnes, au contraire de tous ces psychanalystes de bazar qui répandent leurs tissus de sottises dans Psychologie Magazine, ce dépotoir de la pensée. Ces gens-là créent des problèmes là où il n’y en a pas, dans le seul but de vous extorquer votre argent. Ils appliquent bêtement la maxime du Docteur Knock : tout bien-portant est un malade qui s’ignore. Ayant eu l’immense privilège d’éduquer avec succès deux rejetons, un gamin et une gamine, et sans recours à aucun charlatan freudien, jungien, ou lacanien, le Rabouilleur en a tiré une leçon de vie gratuite, pas chère et optimiste, qu’il peut partager avec ses lecteurs, mâles ou femelles.

L’éducation repose sur le bon vieux principe de la carotte et du bâton, ou du bon et du méchant flic, ou du Père fouettard et du bon Saint Nicolas.
Papa fait le Père fouettard et Maman joue Saint Nicolas.
Papa gronde et Maman console.
Ce jeu de rôles parfaitement stupide est néanmoins nécessaire à l’équilibre psychologique du rejeton, pour en faire un adulte résistant, qui ne va pas s’effondrer au premier obstacle rencontré sur sa route.

Bref, Maman a le beau rôle, et Papa n’en retire que des désagréments, mais c’est la loi du genre. Comme disait Margaret Thatcher, il n’y a pas d’alternative, sauf l’enfant-roi de la grand-mère Dolto. Le Rabouilleur vous le répète encore une fois :
Méfiez-vous des grands-mères !

Le but de l’éducation consiste dans l’autonomie et l’aguerrissement de votre progéniture à l’âge adulte, pour qu’elle ait une chance de survivre dans ce monde de brutes. Cet objectif nécessite bien quelques petits sacrifices à court terme, pour de grands bénéfices à long terme. Un financier dirait que la paternité a exactement le profil d’un bon investissement. Voilà pour la physiologie !

La physiologie étant connue, nous pouvons en déduire certaines situations pathologiques.
1/ Ni père, ni mère.
L’abdication de l’éducation par Papa et Maman qui confient l’éducation du lardon à la grand-mère, défectueuse par construction : c’est le cas du petit Micron.
2/ L’inversion des rôles
Maman gronde et Papa console : le rejeton finit avec la tête à l’envers, mais blindé, comme dans le roman Vipère au poing d’Hervé Bazin.
3/ La transgression des interdits
C’est la relation incestueuse. Et quand les bornes sont franchies, alors il n’y a plus de limites. Le petit Micron présente un cas intéressant de cumul de deux pathologies, puisque Brizitte est une seconde Maman.

Après cette vision sur l’éducation des enfants, une petite digression permettra d’étudier l’art et la manière de les fabriquer. Cette étude se limitera aux bonnes vieilles méthodes issues de la tradition, saine car éprouvée. Le Rabouilleur s’est guéri du progressisme en constatant les horreurs de certains docteurs Folamour modernes. Un excellent documentaire diffusé dans l’étrange lucarne a permis au Rabouilleur d’enrichir sa réflexion sur ce sujet brulant et intemporel.
Dans une vallée reculée de la chaine de l’Himalaya, un village se retrouve avec une petite jeune fille qui connait ses premières chaleurs.
Aussitôt, les grands-mères locales se saisissent de ce problème trivial, en publiant un appel à candidatures à destination des célibataires mâles du voisinage.
Les prétendants à la main de la jeune fille sont convoqués devant un jury de grands-mères himalayennes, jury chargé de choisir le reproducteur qui aura l’honneur, le plaisir et l’avantage de forniquer avec cette femelle, aux fins de perpétuer la race, sans la faire dégénérer.
Les prétendants convoqués sont alors invités à démontrer leurs talents devant le jury des grands-mères. Cette parade nuptiale des candidats donne lieu à force pantomimes, cabrioles et palabres, qui amusent beaucoup les villageois. Les distractions sont rares dans les vallées de l’Himalaya.
Ensuite, les grands-mères délibèrent :
Le numéro 1 est trop con.
Le numéro 2 est trop méchant.
Le numéro 3 est trop moche.
Le numéro 4 est trop maladif.
Le numéro 5 est trop fauché.
Donc, Gisquette se retrouve mariée avec le numéro 6.

Eurêka ! J’ai trouvé ! Je sais maintenant pourquoi ma grand-mère s’appelait Charlotte Darwin !

Le Prisonnier

Le numéro 6 alias Le Prisonnier

Publié dans psy | Tagué , | 2 commentaires

Thérapie de choc

Thérapie de choc

Physique amusante

Le choc est une rencontre physique entre deux corps pourvus chacun d’une certaine masse, animés de vitesse différentes, et qui se percutent.

La Physique décrit bien le phénomène du choc, grâce à deux lois de conservation :
Conservation de la quantité de mouvement, soit la somme vectorielle des vitesses pondérées par les masses.
Conservation de l’énergie, dans ses deux formes, travail ou chaleur.

Voici un cas pratique de choc entre deux corps inertes dans le référentiel galiléen  d’une voie ferrée rectiligne, à savoir une chèvre Bretonne et un engin Lorrain. Les conditions initiales avant le choc sont les suivantes :

La chèvre Bretonne :
Masse : 70 kilogrammes toute mouillée, pour de très mauvaises raisons
Vitesse : 0 m/s

L’engin Lorrain :
Masse : 40 tonnes
Vitesse : 120 km/h en roue libre

A vous de déterminer la probabilité de survie de la chèvre après le choc !

chevre

Chèvre Bretonne

loco

Engin Lorrain

Pour les littéraires :
Il existe un précédent CATASTROPHIQUE au choc d’une chèvre Bretonne et d’un engin Lorrain.
Victor Hugo, né d’une mère Bretonne et d’un général Lorrain, Charles Léopold Sigisbert Hugo, né à Nancy, capitale de la Lorraine, le 15 novembre 1773. Victor Hugo, ce grand artiste, ne peut que hérisser le Grand Scientifique, car toute son œuvre, parmi tant d’autres, confirme ce principe intemporel, énoncé par le Rabouilleur, qui en tire une juste fierté :
La Vérité est laide, et l’Art est faux.
Ce principe conduit inéluctablement à la nécessaire dénaturation de la Représentation, fond de commerce de tous les Grands Prêtres.

Pour les scientifiques :
Avant le choc
Il faut convertir la vitesse exprimée en km/heure dans l’unité correspondante du SI, le m/s.
V1 := 120 km/h := 120,0 x 1.000 / 3.600 := 33,3334 m/s
Quantité de mouvement totale :
Le phénomène se passe dans une seule dimension, celle de la voie ferrée rectiligne.
Dans ces conditions, la somme vectorielle se traduit par une somme scalaire.
P := 70,0 x 0,0 + 40.000,0 x 33,3334 := 133.333,3 kg.m/s
Énergie totale :
Comme l’engin est en roue libre et la chèvre au repos, l’énergie totale est purement cinétique. Ensuite, la locomotive est composée de plusieurs solides : le châssis en translation et les roues en rotation et translation. Comme tout bon physicien, qui ne se prend pas la tête, on ne considérera que l’énergie cinétique de translation de l’ensemble.
E := 1/2 x 70,0 x (0,0^2) + 1/2 x 40.000,0 x (33,3334^2)

Publié dans sciences | Tagué | 6 commentaires

La méthode Micron dévoilée

La méthode Micron dévoilée

Le Rabouilleur s’est retrouvé président bénévole d’une association loi de 1901, à l’insu de son plein gré. Encore un cas d’abus de faiblesse sur une personne vulnérable.
Chaque année, il fallait organiser une assemblée générale, ou AG.
L’AG sert à dresser un bilan de l’exercice écoulé et à fixer des orientations futures.

Le déroulement d’une AG est immuable.

Dans un premier temps, certains membres du bureau présentent un rapport, moral (?) pour le président ou la présidente, et financier pour la trésorière ou le trésorier. Le trésorier est souvent une trésorière, car il faut convenir que les femmes sont plus expertes que les hommes en matière financière. Le bureau sollicite ensuite le quitus des adhérents sur sa plus ou moins saine gestion.
Dans un deuxième temps, les membres de l’association sont invités à exprimer leur avis sur la vie de l’association. Les adhérents déversent alors leur bile amère, et en profitent pour régler certains comptes inter-personnels, certaines personnes sournoises abusant honteusement de la situation. C’est la phase du grand débat, qui permet, en principe, d’évacuer les mauvaises humeurs : en principe, à la condition que le président pilote le débat de manière habile, sereine et sagace. Comme on peut s’en douter, ces trois qualités ne peuvent s’acquérir ni à l’ENA,  ni dans un obscur cours de théâtre d’une école de jésuites sournois, mais simplement à l’école de la Vie. Si Blaise Pascal attaquait ces fourbes de jésuites, il avait ses bonnes raisons, que le raison ne connait que trop.

Pour tenter de sortir de ces polémiques stériles, un appel à candidatures pour le nouveau bureau est lancé. Après l’élection du nouveau bureau, qui ressemble très fortement à l’ancien, à quelques changements cosmétiques près, le président demande aux membres d’émettre des propositions constructives.  Les propositions émanant de l’assemblée sont, en règle générale, chimériques ou irréalisables à court terme. Le président sort alors de son chapeau un agenda à peu près réaliste, préalablement élaboré par le bureau.

Les moutons de Panurge votent alors les propositions du président sans moufter, en suivant ce très beau formalisme démocratique
– Qui est contre ?
– Qui s’abstient ?
La proposition est adoptée à l’unanimité

Ite missa est.

Il existe une variante non canonique à ce scénario assez classique :
Les adhérents refusent le quitus à l’équipe sortante, et le bureau est entièrement renouvelé dans la foulée, sans préjuger des éventuelles suites judiciaires.
___________________________________________________________________________

Shiva

Shiva, le Grand Destructeur

Publié dans politique | Tagué | 2 commentaires