Places

cucuron

Places

Le Rabouilleur a beaucoup voyagé.
Et dans ses voyages, il a fréquenté différentes places, comme Ulysse aux mille ruses.

Dans le Berry :
La place Gordaine et la place Cujas à Bourges.
La place du marché aux herbes à Issoudun.
La place de la République à Saint-Amand-Montrond.

A Paris :
La place de Fuerstenberg.
La place Vendôme.
La place de la Contrescarpe.

A Toulouse :
La place du Capitole.

A Aix-en-Provence :
La place des Quatre-Dauphins, et la place Richelme.

A Nancy :
Les places Stanislas, d’Alliance et de la Carrière.

A Rome :
La piazza Navona.

A Savannah (Géorgie, USA) :
La place La Fayette, nommée d’après le célèbre général Français.

Et la plus laide, la plus anxiogène et la plus répugnante de toutes :
Times Square dans la Nouvelle-York !

Après toutes ces aventures, le Rabouilleur peut vous dévoiler la recette gagnante d’une bonne place, qui comporte trois ingrédients :
de beaux arbres, platanes ou tilleuls,
une pièce d’eau,
un bistrot sympathique, car la patronne manœuvre très habilement pour faire fuir les gauchistes, ces mauvais clients.

Du point de vue subjectif, forcément subjectif, du Rabouilleur, la meilleure place de France est celle de Cucuron (Vaucluse), le pays où les ânes volent, comme à Gonfaron (Var).
Quand le Rabouilleur boit dans la chaleur de l’été une bonne bière sur la terrasse du bistrot de Cucuron, il se pose cette terrifiante question existentielle :
Que manque-t-il à mon indicible bonheur ?
Une femme pour me faire des agaceries ! Mais surtout pas une néo-féministe !
Plutôt, comme cette Hélène de Troyes qui répondit à une proposition honnête, joyeuse, créative, et lubrique  du Rabouilleur en ces termes :
– Tu es le diable !
– Certainement pas ! Je suis juste une victime des apparences ! Méfie-toi des apparences ! Le service après vente laissera peut-être à désirer ! Mais tu n’es pas à l’abri d’une bonne surprise !

Apollon

Apollon

 

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Darwin et Schrödinger

marsu

Houba ! houba ! hop !

Darwin et Schrödinger

Avec le Français Louis Pasteur, deux Scientifiques en particulier ont fondé la biologie moderne, un Britannique et un Autrichien :
Charles Darwin et Erwin Schrödinger, le premier en partant par le haut, en étudiant la dynamique des  populations, le second en partant par le bas, par les lois de la physique, en particulier celles de la thermodynamique et de la physique statistique, pour fonder la biologie moléculaire. Comme toujours, 1% des Scientifiques fait 99% du travail, et le reste de la tribu lui crache dessus.

La pensée de Darwin peut se résumer ainsi :
La Vie est une lutte pour la reproduction, et seuls les plus aptes se reproduiront.
Des demeurés, comme l’informaticien Houellebecq en font de mauvais romans déprimants, et ainsi de l’argent. En effet, les lectrices aiment les histoires bien pourries, car les malheurs de leurs concurrentes les consolent de leurs propres déboires. Mais ceci est une autre histoire de Schadenfreude, peu intéressante, car triviale et assommante, sauf dans les cas de la marquise de Merteuil, d’Emma Bovary et d’Anna Karenine, trois cas esthétiquement parfaits d’échec intégral.

La pensée de Schrödinger peut se résumer ainsi :
La Vie est un processus physico-chimique qui obéit à deux contraintes opposées :
maintien d’un ordre nécessitant une reproduction robuste du semblable, et agitation thermique conduisant au désordre. Dans la cybernétique, un système est robuste quand une modification, pas trop importante, des caractéristiques de sa dynamique ne modifie pas sa forme, ou morphologie. La prédiction du physicien Schrödinger sur la structure matérielle de l’hérédité, un cristal pseudo-périodique, a été confirmée par l’expérience : l’ADN est une structure pseudo-périodique, avec un alphabet à 4 lettres soit A, C, G et T, avec des mots de 3 lettres, les codons, et avec des phrases, les gènes. Les phrases sont ensuite organisées en chapitres qui s’appellent des chromosomes. Avec un chapitre particulier : le chapitre sexuel, qui fait toujours vendre du papier, ou des vidéos.

Mais, telle forme de vie qui était la plus apte à un moment donné peut se révéler totalement inadaptée si le milieu change, ce qui ne manque jamais de se produire. Et si le milieu change, le marginal (en globish : outsider) peut se transformer en phénix des hôtes de ces bois.

Comment concilier la robustesse de la vie et sa nécessaire adaptation aux changements du milieu ?
Par les mutations, ou métamorphoses aléatoires et contingentes, qui sont de deux natures :
Les mutations faibles, et les mutations fortes, de nature géométrique.

Machine : En avant toute ! Cap au 180 ! Retour à Ithaque !

Dans une assemblée de biologistes, il se trouvera toujours au moins un clone du grand pénible Anglais Richard Dawkins pour sortir cette saillie (en globish, les cuistres disent une punchline) :
La vie est une maladie sexuellement transmissible dont l’issue est toujours fatale.
Ensuite, tous les autres biologistes se bidonnent comme des tordus. Les biologistes ne sont pas des gens sérieux, au contraire des vrais géomètres, comme René Thom, père de la théorie des catastrophes ! En mathématiques, une catastrophe désigne une transition d’un système qui perd sa robustesse et change de forme.
Par contre, la biologie peut payer, par ses aléatoires retombées thérapeutiques, alors que le géométrie, bien plus ardue, ne paye jamais. Répétons-le : JAMAIS ! Il existe une célèbre exception où la géométrie aurait pu payer, mais qui finit par cafouiller : l’exception de Grigori Perelman.
Mais c’est une histoire Russe, donc totalement incompréhensible pour un Français.

– Où est la justice, madame Michu ?
– Nous vivons dans un monde imparfait ! Il faudra vous y faire.
– Aaaaaargh ! et gloups !
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Bibliographie :
Tous les arguments de cet article sont tirés de deux ouvrages de référence :

Qu’est ce que la vie ? – De la physique à la biologie
Erwin Schrödinger
https://www.decitre.fr/livres/qu-est-ce-que-la-vie-de-la-physique-a-la-biologie-9782020202237.html

Stabilité structurelle et morphogenèse
René Thom
https://www.eyrolles.com/Sciences/Livre/stabilite-structurelle-et-morphogenese-9782729600815/
Actuellement indisponible quoique indispensable. Pourquoi ?

Parce que la direction du marketing est peuplée d’incompétent(e)s qui ne savent pas faire fructifier leur capital, ou les talents dont ils sont les dépositaires, comme dans la célèbre parabole du Nouveau Testament.
A mon commandement !

Feu sur la direction du marketing !

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Le rasoir d’Occam

Le rasoir d’Occam

Il s’agit ici d’une réflexion sur la démarche scientifique et le principe de causalité.

Le rasoir d’Occam énonce le principe suivant, dans une de ses différentes variantes :
Quand vous avez le choix entre plusieurs explications, l’explication la plus simple est toujours la bonne. Par explication la plus simple, il faut comprendre : celle qui demande les hypothèses les moins fortes, dans un raisonnement hypothético-déductif, aussi appelé en latin modus ponens par les filozofs, pour leur permettre de briller en société à peu de frais.

Le rasoir d’Occam surgit au détour d’une conversation sur les cures thermales entre le Rabouilleur et un suppôt d’Hippocrate, fort compétent, fort sympathique, mais fort dépourvu en logique, car sa faculté de médecine ne lui avait point enseigné ce fameux rasoir d’Occam. Cet argument, utilisé dans les Sciences expérimentales,  a été d’abord pensé par Empédocle, un célèbre chamane Grec et présocratique, puis recyclé par Guillaume d’Occam, un moine Anglois du Moyen-Age. Comme disait Philippe-Auguste  (1165-1223) : que le diable emporte les Anglois ! En commençant par Richard Cœur de Lion !

Ce cas d’ignorance se rencontre fréquemment chez les suppôts d’Hippocrate, mais les séquelles ne semblent pas les faire souffrir. En effet, ils appliquent ce principe dans leur travail quotidien sans le connaitre, comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir.

Par exemple, le médecin qui constate trois symptômes chez un patient, soit les symptômes A, B et C, peut élaborer deux types d’explications :
La maladie X expliquerait à elle seule les trois symptômes A, B, et C.

Mais il existe une autre explication possible :
La maladie Y expliquerait le symptôme A.
La maladie Z expliquerait le symptôme B.
La maladie T expliquerait le symptôme C.
Le patient pourrait donc souffrir de 3 maladies superposées. C’est possible, mais peu probable.

En vertu du rasoir d’Occam, la première explication est donc la bonne.

Dans l’astronomie, le même principe s’applique :
Le mouvement rétrograde des planètes, ou astres errants, a toujours posé des problèmes aux astronomes. L’explication la plus simple de ce phénomène est de mettre le soleil, et non la Terre, au milieu du mouvement, et c’est la bonne explication, sauf pour quelques imbéciles incurables.

Il existe un cas célèbre, mais purement fictif, où le rasoir d’Occam ne s’applique pas, à savoir le Crime de l’Orient Express, roman policier de la facétieuse Agatha Christie, une autre grand-mère à la dent dure.  La résolution de l’énigme semble simple et relever de la bonne vieille méthode d’élimination. Sur les douze suspects, l’enquêteur va en éliminer onze, et le douzième sera le coupable. Mais tout cafouille : aucune élimination ne se révèle possible. L’argument logique est d’ailleurs inversé dans une autre histoire de cette illustre grand-mère Anglaise, celle des Dix petits nègres : tous les suspects sont éliminés, les uns après les autres. Comme zéro suspect implique zéro coupable, on aboutit en apparence à une impasse, ou plutôt à un point de rebroussement de l’intrigue, suivi d’un rebondissement. Dans cette histoire tirée par les cheveux de l’Orient Express, l’explication la plus compliquée est la bonne. Hercule Poirot y perd son latin : pluralitas non est ponenda sine necessitate.
La multiplicité (des hypothèses) ne doit pas être posée quand elle n’est pas nécessaire.

mage_noir

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Météorologie

cassandre

Cassandre s’arrache les cheveux

La météorologie se donne deux objectifs :
d’une part, observer le temps qu’il fait et mesurer des grandeurs physiques comme la température, la pression ou l’humidité, et d’autre part essayer de prévoir le temps qu’il fera demain, ou dans deux jours, ou dans sept jours au grand maximum.
La météorologie s’occupe du court terme, et ne doit pas être confondue avec la climatologie qui s’occupe du long terme, soit un horizon de prévision à un, dix ou vingt ans. Évacuons rapidement la climatologie, qui est régie par l’activité du soleil et les courants océaniques qui jouent le rôle d’amortisseur, mais nullement par les activités théâtrales d’une Suédoise manipulée par le détestable complot du nouvel ordre mondial, qui a permis à cette illustre marionnette de venir déverser son fiel maléfique à la tribune de l’ONU, ce machin supra-national.

La météorologie est un sujet intéressant, et même passionnant, aux confins des mathématiques, de la physique, et du calcul numérique intensif. Elle peut concerner tant les Littéraires que les Scientifiques, tant les hommes que les femmes.
Que nul n’entre ici, s’il est sexiste !

Un météorologue appartient à la vaste classe des prévisionnistes qui compte de nombreuses déclinaisons, comme les futurologues, en général des mâles imbéciles comme Jacques Attali, Francis Fukuyama ou Joël de Rosnay,  les astrologues, souvent des femelles déjantées, et les oracles comme Cassandre ou la Pythie de Delphes ou Ménie Grégoire de RTL.

Le Rabouilleur a décidé de dresser un comparatif entre Cassandre et un météorologue pour la raison suivante :
Cassandre est une prévisionniste femme qui fait des prévisions justes sans aucun effet.
Le météorologue est une prévisionniste homme qui fait des prévisions pas toujours justes avec beaucoup d’effet.

D’où provient cette différence d’efficacité qui interpelle les Scientifiques, les Littéraires, et même les néo-féministes ?

Il faudra commencer par la guerre de Troie, soit l’affrontement entre Cassandre, la clairvoyante Troyenne, et Ulysse aux mille ruses, roi d’Ithaque et concepteur du fameux cheval de Troie.

Si vous êtes bien assidu, et bien patient, le Rabouilleur vous expliquera même la prophétie auto-réalisatrice, ou fonction performative du langage, un exemple très interessant de couillonade.

voyante

Le problème calculatoire du météorologue :
Le météorologue a conçu un superbe programme informatique grâce à la mathématique et à la physique, programme qui permet de prévoir le temps de demain, en utilisant la méthode des éléments finis, un maillage tridimensionnel très précis, et une myriade de thermomètres, de baromètres et d’anémomètres.
Malheureusement, le super-ordinateur Watson, cette machine stupide, met 25 heures à élaborer sa prévision de demain.
Est-ce vraiment bien raisonnable et utile ?

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LOGIQUE des sites de rencontres

Lysistrata -Aristophane

Reprise et mise à jour d’un ancien billet sur le mauvais commerce :

Les sites marchands de rencontre connaissent un revers de fortune, car la clientèle, mâle et femelle, commence, enfin, à prendre conscience de la vaste escroquerie.
Les témoignages impartiaux sur la Toile vont tous dans le même sens :
J’ai payé un abonnement, et je n’ai pas trouvé chaussure à mon pied..
En plus, j’ai rencontrè des gens peu fréquentables !

Le commerçant qui vend un mauvais service est condamné à rechercher de nouveaux pigeons. La population des pigeons étant limitée, ce genre de commerce ne peut que péricliter.

Sur ces sites de rencontre, on ne trouve que trois catégories de profil :
des égarés transitoires comme le Rabouilleur, des proies désespérées et des prédateurs, comme dans le modèle écologique prédateur/proie de Lotka-Volterra, mathématiciens inconnus du grand public. A tort !
Dans un souci de parité, il convient de mentionner que les prédateurs appartiennent aux deux sexes, et que les prédatrices sont également redoutables, comme le Rabouilleur a pu le constater in vivo avec une sado-maso tarée et perverse, réincarnation de la Charpillon qui poussa Casanova dans une tentative de suicide. La nouvelle Charpillon fut l’occasion d’une petite corrida, qu’on peut qualifier pudiquement de sportive. En effet, le taureau se transforma en Marsupilami, à la grande surprise de la  Charpillon, et sauva ainsi ses oreilles et sa longue queue qui lui permet de rebondir. Vous ne trouverez pas cette transformation dans les Métamorphoses d’Ovide, car c’est une spécialité réservée à de très rares personnes, douées de talents particuliers.

Le mauvais commerce en aventures sentimentales qui voit sa petite affaire stagner, voire décliner, tente une contre-offensive pour recruter de nouveaux pigeons.

D’une part, il enfume des femmes sociologues et niaises qui enquêtent sur les nouvelles mœurs de leurs contemporains, dans le but d’écrire un livre à succès. Comme si un marchand allait révéler gracieusement les recettes de sa cuisine à la première sociologue venue ! Cette sociologue se fait entuber en long, en large, et en travers par les escrocs qui lui montrent des algorithmes truqués et des statistiques mirifiques mais massivement bidonnées, qui servent de caution scientifique. Et la sociologue gobe tout : le leurre, la ligne et la canne à pêche. Quelle rigolade ! La sociologie n’est qu’une vilaine farce ! Farce soi-disant rationnelle inventée par un Français, Auguste Comte.

D’autre part, un site Français pour jeunes femmes adultes déboussolées, lance une enquête pour cerner les causes du désamour de la clientèle avec les applications de rencontre. Il est piquant de noter que ce site dédié au beau sexe est dirigé par un mâle, au physique de gourou, qui pilote une clique de délurées totalement déjantées, comme dans une secte : un nouveau Bacchus avec son troupeau de petites Bacchantes complétement givrées. Ce site à fuir, plein de termes globish, brouille la nécessaire distinction entre lâcher-prise et laisser-aller. Entre la psychotique du contrôle (control freak) et la femme facile angoissée par son potentiel de séduction, il convient de trouver un équilibre. Question élémentaire d’hygiène mentale ! Ce site utilise cette accroche racoleuse pour susciter des retours d’expérience, via des articles, bien sûr non rémunérés, dont l’utilisation à des fins mercantiles ne fait aucun doute :
Raconte ton histoire sur notre site!
Heureusement, ce sujet, détaillé dans un article intitulé :
Comment est-ce que tu prends ton temps sur les applis de rencontre ?
ne rencontre AUCUN  succès !
AUCUN commentaire pertinent ! RIEN ! NICHTS ! NADA ! NOTHING !
Et c’est très bien ainsi !

Gentilles Damoiselles, et gentes Dames, suivez le conseil bien avisé du Rabouilleur, n’alimentez pas la Beste Immonde par vos témoignages !
Vous ne feriez que conforter cette arnaque !
Il ne faut jamais dépenser de l’énergie à tenter de réformer une organisation dont la logique est intrinsèquement biaisée.
Il faut passer à autre chose, en retrouvant la vraie vie dans des associations de vrai voisinage et laisser tomber ces sites pourris et corrompus, comme l’a fait le Rabouilleur.
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Billet initial du 1er avril 2018, qui n’a pas pris une ride à ce jour :
Ce billet n’a JAMAIS été référencé par l’annuaire Google, car il contredisait la logique marchande de cet annuaire monopolistique, qui fait son beurre avec de la réclame pour ces sites payants. Souriez ! Vous êtes piégés !

La véritable LOGIQUE des sites de rencontres

Un site internet de rencontres est une entreprise commerciale, pas une association philanthropique.
Le marché de cette entreprise à but purement lucratif est le marché de la solitude. Comme tout marchand avisé, cette entreprise cherchera à fidéliser ses clients, donc à les maintenir dans une solitude affective soigneusement orchestrée par des moyens bien camouflés. Son seul objectif consiste à maximiser le revenu tiré de chaque client, mâle ou femelle.
Pour ce faire, chaque client doit rester abonné le plus longtemps possible, et donc ne doit pas trouver de partenaire stable.
Sinon il se désabonnerait du site.
L’objectif du client du site Internet est diamétralement opposé : trouver la bonne personne en un minimum de temps. Par bonne personne, il faut comprendre : caractère et age compatibles, non marié et proche géographiquement.

Après six mois d’expériences sur un site très populaire en France, le Rabouilleur, pas très affuté sur ce coup, a enfin compris le fonctionnement de ces sites de rencontre, et il a pu constater que son retour d’expérience était identique à celui d’une de ses cousines :
Les profils qui sont visibles et proposés ne correspondent pas aux critères de la demanderesse, par exemple le mâle proposé est beau et proche mais il est MARIE, ou alors il est beau et libre, mais à plus de deux heures de route, et les deux tourtereaux ne peuvent pas déménager.

Il faut savoir qu’un site de rencontres sur Internet se construit en utilisant deux types de professionnels : des informaticiens pour élaborer des algorithmes de recherches et des psychologues-manipulatrices pour donner les paramètres de ces algorithmes.
Comme chaque abonné répond à un questionnaire approfondi, le profilage psychologique s’apparente à un jeu d’enfant.
Il devient donc élémentaire, mon cher Watson, de proposer aux clients des profils qui ne leurs conviennent pas : fumeur avec non-fumeuse, monogame avec polygame, femme libérée avec homme psycho-rigide, croyant avec athée, intellectuelle avec bricoleur, matérialiste avec idéaliste, empoisonneuse avec guérisseur, chasseur avec écologiste, Cancer avec Capricorne, femme vénale avec homme fauché, couguar avec retraité, etc, etc … Et si cela ne suffit pas, vous présenterez un Basque à une Alsacienne, ou un Niçois à une Brestoise, ou encore un Ch’timi à une Catalane.

Si, par hasard, le malheureux abonné trouve une personne avec qui l’adéquation est optimale, alors il ne peut pas dialoguer avec cette personne.
Le cas est arrivé à de multiples reprises au Rabouilleur : une personne flashe sur lui, il flashe sur elle, et les messages ne parviennent pas au destinataire. Tous les messages finissent dans la poubelle du Cyber-Espace, mais pour ne pas désespérer le client le programme affiche message reçu. Quelle preuve avez vous que le message a bien été envoyé ? AUCUNE. Il existe une variante du scenario : vous recevez un message d’une charmante personne en parfaite adéquation, mais le profil apparait comme supprimé par la police du site, la très efficace Webstapo.

Comme le Système est totalement vérolé, la première chose à faire pour avancer consiste en une prise de conscience du phénomène, la seconde, d’élaborer des stratégies de contournement, ce qui nécessite d’éviter le profilage, donc les traquenards de vérification, du type Badge, ou autres brevets foireux de gentilhomme.

La prise de conscience vous permettra d’éviter la dévalorisation et le désespoir. Pour vous consoler, le Rabouilleur, dans un élan inouï de bienveillance, cette tarte à la crème des magazines pour pétasses, vous livre une anecdote authentique qui doit vous permettre de remettre les choses en perspective.

Avant les sites Internet de rencontre, dans la préhistoire du Cyber-Espace, existait le Minitel, et surtout les messageries coquines, plus connues sous le nom de Minitel rose.

Un collègue du Rabouilleur fournissait en matériel informatique une de ces messageries lubriques, où des mâles pleins de sève cherchaient un exutoire à leurs désordres hormonaux. Ce collègue instruisit le jeune Rabouilleur, alors aussi niais que le pauvre Danceny des Liaisons dangereuses, de la cruelle réalité. Au siège de cette messagerie rose, il y avait un plateau de travail rempli de grands-mères devant des écrans, payées pour envoyer des obscénités à leurs correspondants qui se faisaient facturer très cher la communication. Et les grands-mères, avec leur très longue expérience de la vie, en connaissaient des vertes et des pas mûres. A l’autre bout, Christian pensait dialoguer avec Cindy, malheureuse Brestoise en chaleur et esseulée, à la jeunesse perverse, et exilée à Paris à cause d’un concours administratif absurde, alors qu’il discutait avec Fernande qui complétait sa maigre retraite, tout en tricotant des mitaines pour Dylan, son petit-fils adoré. La apparences sont trompeuses ! Et surtout, méfiez-vous des grands-mères ! Derrière sa façade bonasse, la grand-mère est une créature illogique qui ne sait qu’appliquer de vieilles recettes. Hélas ! pour progresser dans ce monde de requins, de hyènes et de chacals, il convient d’innover, et donc de trouver de nouvelles recettes. Si, par chance, ou par labeur, vous découvrez une nouvelle recette, alors la grand-mère vous empoisonnera l’existence pour connaitre vos secrets de fabrication, répliquant ainsi l’histoire d’Isis avec Ra, ou celle de Merlin l’Enchanteur avec la fée Viviane. C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes. Une fois que vous avez saisi tous les défauts de votre grand-mère, il faut se rendre à l’évidence : cette personne vous veut du bien, mais elle ne connait absolument pas l’art et la manière d’y parvenir, par un manque patent de simplicité dans sa démarche oblique. Est-ce vraiment important ? En fait, non, car cette grand-mère qui vous pompe l’air (toxique) ne fait que ressasser le passé, alors que vous incarnez l’avenir.

Et l’avenir n’est pas radieux pour les grands-mères. En effet, avec les avancées de l’intelligence artificielle, les messageries lubriques sur Internet ont licencié les grands-mères pour les remplacer par des robots, les infâmes chatbots.
Où est le progrès ? Nulle part ! vous discutez avec des simulacres, comme un pauvre hère, enfermé dans la Caverne de Platon, le perroquet de Socrate.

On retrouve ainsi dans cette étude de cas le triptyque de la démarche scientifique : observation, réflexion, action.
La réflexion consiste à extraire de l’INFORMATION d’une ensemble de faits, ou à découvrir un ORDRE caché derrière une réalité apparemment absurde.
La thermodynamique nous enseigne que pour mettre de l’ORDRE dans le Chaos, il faut fournir de l’Énergie, et nous en trouvons ici une nouvelle vérification expérimentale.

Voici l’homme ! Ecce homo ! Il passe du cas très particulier d’un site Internet vérolé au cadre général de l’ordre du Cosmos, et gratuitement en plus.

mage_noir

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Le consentement

Dans la continuité de la décence commune d’Orwell :
Rediffusion d’un article de Chantal Delsol pour Le Figaro Magazine.

La philosophe Chantal Delsol voit dans la condamnation – tardive – de l’écrivain pédophile dénoncé dans le récit de Vanessa Springora, « Le Consentement », le retour de principes moraux après une période de néant encouragé par les élites intellectuelles et parfois politiques depuis Mai 68.
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Une partie de notre élite intellectuelle a longtemps compris la pédophilie comme un nouveau chapitre de la si excitante libération des mœurs. Il y avait le petit nombre de ceux qui légitimaient ouvertement et revendiquaient la licence absolue comme un droit sacré, et le grand nombre de ceux qui voulaient demeurer à la mode et n’osaient pas manifester une éventuelle indignation. Bernard Pivot a trouvé une jolie formule en prétendant qu’à l’époque la littérature prévalait sur la morale – formule tartuffe et bien fausse. En réalité, à l’époque la mode voulait, littérature ou pas, qu’on défende toujours la licence quelle qu’elle soit, faute de se trouver aussitôt ostracisé. Et Bernard Pivot ne pouvait pas se permettre, alors, d’apparaître comme un pudibond.

Le livre de Vanessa Springora pose cette question sous forme d’énigme : pourquoi un tel élan il y a trente ans pour défendre la licence sexuelle tous azimuts, et un tel élan aujourd’hui pour condamner avec horreur les mêmes agissements ? Personnellement, j’ai toujours trouvé honteux et carrément dégoûtant le geste de l’adulte qui profane l’esprit de l’enfant en même temps que son corps. Mais, évidemment, on m’aurait traitée de catholique bégueule si j ‘avais exposé mon opinion en public il y a trente ans.

Renversement de valeurs

Alors qu’aujourd’hui me voici dans le goût du jour. Tel est le mystère. On sait bien que la morale change avec le temps, processus normal et souvent juste. Pourtant il faut noter au départ que notre époque est une grande experte en renversements des valeurs. La peine de mort, la torture, la colonisation, il y a peu considérées comme des pis-aller, voire comme des bienfaits selon les cas, sont à présent honnies et haïssables.

L’homosexualité ou l’IVG, considérées il y a peu comme haïssables et honnies, sont à présent non seulement légitimes et légales, mais plutôt de bon goût. On pourrait allonger la liste, qui serait monotone. Ces changements font apparaître tout naturellement une direction : en l’occurrence, ils vont dans le sens de la liberté individuelle. Ici justement se pose la question dans l’affaire en cause, qui décrit un paradoxe : pourquoi faut-il soudain limiter la liberté individuelle, de plus en plus glorifiée et étendue ? Pourquoi trouverait-elle des limites alors que nous nous sommes juré d’abolir toutes les limites ? Pourquoi cette chasse aux pédophiles qui remplace en vingt ans la chasse aux pudibonds ?

Le gauchisme culturel actif dans les sociétés occidentales pendant la seconde moitié du XX ème siècle, était une forme de nihilisme, qui avait pour motivation d’anéantir la morale chrétienne, encore dominante dans nos pays à cette époque. La filiation du nihilisme moral s’étend en Occident au long d’une généalogie allant de Diogène le cynique (exhortant à l’ inceste), à Sade et aujourd’hui, par exemple, à Michel Foucault. Au fond ce sont des anarchistes de la morale, désireux de briser les limites et de détruire les valeurs. En général, ils amusent l’opinion parce qu’ils sont talentueux, mais enfin les peuples ne sont jamais assez sots pour leur confier le pouvoir ou pour seulement les prendre au sérieux. Ce sont des bouffons, dangereux certes, mais tout de même des bouffons. Les Athéniens se sont cotisés pour remplacer le tonneau de Diogène que des voyous avaient cassé, parce que Diogène les amusait avec ses aphorismes sauvages, mais ils ne l’auraient pas nommé magistrat. A l’époque de 68, on a vu une telle anarchie morale dominer l’opinion que les parents de la petite Vanessa Springora auraient eu honte d’avoir honte.

Nihilisme

Cependant on peut être sûr que le nihilisme qui a présidé à la négation de toute valeur morale à l’époque de la petite Vanessa, n’est pas viable sur le long terme. Une société ne pourrait pas suivre tout entière ni longtemps Diogène le cynique, Sade ou Michel Foucault, parce que les attendus du nihilisme sont tout simplement anti-humains.

Le gauchisme culturel, ou l’abolition de toute norme, morale ne peut jamais valoir que pour une minuscule élite pédante, qui fait la loi et les prophètes et ostracise qui la contredit.

Le bon sens et la morale naturelle de la majorité s’indignent en secret. Un jour ou l’autre, les barrières cèdent devant l’horreur. Les opinions se scandalisent, s’indignent, et c’est bien pourquoi la licence soixante-huitarde est aujourd’hui derrière nous. Nos sociétés, après ces périodes de néant assumé, se sont rapidement redonné des principes moraux, qui sont un mixte de vieille vertu chrétienne recyclée et de morale païenne universelle, à visage asiatique ou stoïcien, comme on voudra. C’est pourquoi on trouve à présent chez nous à la fois une compassion réelle pour la dignité bafouée de la petite Vanessa (vertu chrétienne recyclée) et des apologies du suicide ou de I’IVG (morale païenne universelle). La transition de l’ univers du néant soixante-huitard à celui de la nouvelle morale se repère, par exemple, assez clairement dans l’œuvre de Pier Paolo Pasolini. Et il arrive ceci : à nos sociétés désormais sans religion, la morale sert de religion. Elle est devenue impériale et impérieuse, elle envahit tous les domaines de la vie et du savoir au point de se les approprier sauvagement et illégitimement.

S’il y a eu le temps de la licence triomphante, écrasant tout sur son passage, aujourd’hui au contraire la société occidentale est pénétrée d’une espèce de vertu pontifiante, parfois bien proche de la mièvrerie. Qui aujourd’hui ressent la moindre compassion pour le satyre à la retraite dont il est question dans cette affaire, image du soixante-huitard pervers, que tout l’avenir congédie ? Les médias sont à présent aux trousses de Matzneff. Après l’avoir admiré comme un précurseur, ils vont l’épingler comme un papillon, et ils ne sauront toujours pas pourquoi sauf à dire en s’essoufflant, dans une lapalissade niaise: « On a changé d’époque. »

Élite bouffonne et meurtrière

Ce que les parents auraient dû faire pour la petite Vanessa, c’est une seule chose: aller aussitôt à la police. Et il aurait fallu le faire pour nombre de fauteurs d’inceste, d’aumôniers capables de jeux diaboliques avec les enfants de chœur, de moniteurs de gym ou autres profs criminels, quel que soit par ailleurs leur talent ou même leur destin glorieux. Ce que le moment présent désavoue sans vouloir le dire, c’est cette crise nihiliste de la seconde moitié du XX ème siècle, au cours de laquelle une élite bouffonne et meurtrière avait érigé le marquis de Sade en héros. C’est pourquoi il pourrait arriver que nous ayons d’autres surprises.

Les programmes PMA, GPA et autres manipulations de haute voltige cynique, pourraient bien apparaître un jour pour ce qu’ils sont : des affronts honteux à la dignité des personnes.

Une de mes collègues dit qu’il y aura dans les décennies qui suivent un Nuremberg de la bioéthique.
Il vaudrait mieux ne pas attendre d’avoir brisé beaucoup de vies et de destins.

Article de Chantal Delsol piraté dans Le Figaro Magazine du 9 janvier 2020

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Secret de la Licorne

Propos de Charles de Gaulle à André Malraux :
Mon seul rival international, c’est Tintin

Voilà qui fera plaisir aux Belges, compatriotes d’Hergé !

Le Chevalier de Hadoque luttant contre le complot de la CIA, seul contre tous, comme Galilée !

hadoque

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Vœux pour 2020

Le Rabouilleur adresse ses meilleurs vœux à ses lecteurs pour cette nouvelle année.

Que les vents vous soient favorables en 2020 !

Que la Providence vous accompagne !

Que la déesse de la Fortune vous sourie !

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Iconographie :
Le  Chevalier de Hadoque, Maitre et Commandant, capitaine du vaisseau de haut-bord La Licorne, et détenteur de son célèbre secret  (bel oxymore !).

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Réveillon 2019

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Réveillon 2019

Si votre réveillon du Nouvel An se révèle pénible et morne, ce qui peut arriver trop souvent, surtout si vous êtes entouré par de pesants natifs du Capricorne, le Rabouilleur vous suggère d’égayer l’atmosphère en racontant des histoires drôles pour dérider les convives.

Jack Lang fait du spiritisme comme Victor Hugo, place des Vosges à Paris.
Il invoque l’esprit de François Mitterrand :
Oh ! Oh ! François Mitterand es-tu là ?

Réponse de François Mitterand :
Oui, Jack !
Je t’entends et j’ai deux nouvelles à t’apprendre depuis l’Au-delà, une bonne et une mauvaise !
Oh ! Oh ! Esprit de François Mitterand, donne-moi d’abord la bonne nouvelle !
Il faut croire aux forces de l’Esprit !
Et la mauvaise nouvelle ?
Ton esprit ne possède aucune force, mon pauvre Jack !

Greta Thunberg va rencontrer Vladimir Poutine au Kremlin après sa tournée triomphale à l’ONU.
Bonjour, camarade Vladimir,
Au nom des générations futures, je viens vous annoncer deux nouvelles, une bonne et une mauvaise !
Intéressé, Poutine, tsar de toutes les Russies, demande à la Suédoise Greta Thunberg de lui annoncer d’abord la bonne nouvelle, et Greta s’exécute :
Camarade Vladimir, tsar de toutes les Russies, demain nous mangerons tous la merde sortie du Mac Donald.
De plus en plus perplexe, Poutine lui répond :
Pour une bonne nouvelle, cela me semble paradoxal.
Et quelle est la mauvaise nouvelle ?
Et Greta de répondre :
Il n’y en aura pas pour tout le monde !

Après ces saillies, vous pouvez jouer au sage en citant René Descartes, Scientifique du Grand Siècle et auteur du Discours de la méthode :
Quand j’entends le mot holistique, je sors mon Luger !
Si un convive un peu cultivé pointe l’anachronisme, vous rebondirez par une pirouette, tel le Marsupilami, en répliquant :
Le champagne et les charmes de notre sublime hôtesse me font tourner la tête.
Effectivement, c’est une pensée de Paul Ricœur, le célèbre inventeur du pastis filozofik, qui se prépare en diluant une dose de concept avec sept volumes de bla-bla.
Et cela passera aussi facilement qu’une élection truquée, car personne ne lit Paul Ricœur, la vie étant bien trop courte !

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Saint Nicolas

saint-nicolas
Fête de la Saint Nicolas

En ce six décembre, nous célébrons la Saint Nicolas, saint patron de la Lorraine, ancêtre du Père Noël, alias Santa Claus chez les Yankees.

Si une néo-féministe s’avise de dire que Saint Nicolas est un exemple de masculinité toxique, cette petite sotte sera privée de buche de Noël, et enfermée manu militari dans sa chambre, pour lui apprendre à réfléchir avant de jacasser.

Le lecteur perspicace verra dans l’iconographie que Saint Nicolas possède les deux attributs du pouvoir, le livre, symbole du pouvoir de l’esprit, et le baston, ou la crosse pour les féministes, symbole du pouvoir de la force, pour corriger les éléments récalcitrants et hostiles aux Forces de l’Esprit !
Par ailleurs, il est barbu et habillé de rouge, comme le Grand Schtroumpf !
Avis aux amateurs du grand tour : il existe une église Saint Nicolas des Lorrains à Rome.

Armoiries de la Lorraine

Armoiries de la Lorraine

 

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