L’ermite errant

L’ermite errant

LE roman berrichon par excellence de Janine Perdequouille

Même si elle reste une vraie femme, Janine Perdequouille est un type, celui de la scribouillarde régionaliste. Ni précieuse ridicule, ni femme savante, elle incarne à merveille la savante précieuse, femme forte d’une érudition sans égale dans les us et coutumes du Berry, d’antan et d’aujourd’hui.
Moderne George Sand, féministe d’avant-garde, elle s’est révoltée contre les injustices faites aux femmes dans notre société avec d’immortels ouvrages comme :

L’étang aux diablesses
Les maitres-glandeurs, une brillante dénonciation du machisme des endocrinologues.
François le champion.
La petite gisquette.
Les chemins de la justice retrouvée.
Le bucher des allumeuses.
Beaucoup de bruit pour presque rien.
et surtout L’ermite errant, espèce de Da Vinci Code au pays des birettes.
Le Docteur Faust
Un ancien pubard parisien d’Euro-RSCG, Frédéric Hébété, a mis assez d’argent de coté pour quitter les affaires à la cinquantaine, fortune faite, et rechercher enfin la joie de vivre et l’insouciance, loin des substances illicites, des plaisirs faciles, tarifés et frelatés, et des individus factices.

Tenté par le retrait du monde, il décide de se faire ermite. Après trois jours passés dans une caverne du Haut-Berry, au milieu des chauve-souris, il s’aperçoit qu’il ne supporte ni la solitude, ni l’absence de confort, ni les chauve-souris du plafond. L’exil intérieur lui plait, et la bonne cuisine aussi. Cherchant une synthèse entre ces deux aspirations contradictoires, le camping-car apparait comme la solution parfaite. Il pourra se protéger du monde dans sa coquille, et la coquille sera mobile : Eurêka !

Il devient ainsi l’Ermite Errant, un personnage de légende berrichonne, que Janine Perdequouille fait vivre sous sa plume alerte.

L’Ermite retrouve dans ses périples une romancière parisienne, venue se cacher en Berry après de multiples échecs professionnels, sentimentaux et esthétiques : Katherine Bankal, une éclopée de la vie. Elle a ouvert un gité rural, et soumet ses hôtes à la torture pour leur extorquer leurs histoires de vie. Mais le subterfuge échoue, car elle ne reçoit que des bobos, qui ont tous la même histoire à raconter : le déracinement dans une métropole.
L’Ermite croise aussi le chemin d’un sinistre charlatan, psychanalyste et cultivateur de champignons hallucinogènes, le professeur Lezout, un manipulateur qui s’inspire du Docteur Knock. Le Professeur Lezout gagne sa vie grâce à des cours de leadership à Sciences-Pipo, où il subjugue des petites bourgeoises prétentieuses.

L’Ermite Errant culbute Katherine Bankal qui aime les sensations fortes, puis s’en débarrasse en la présentant au professeur Lezout : ces deux-là découvrent qu’ils se complètent dans l’écriture d’histoires à dormir debout. Cependant,  le complot des blouses blanches, qui surveillait le professeur Lezout depuis longtemps, a décidé de faire le grand ménage …..

Éditions de la Debeurdinoire. Ourouer-les-Bourdelins (18350).
666 pages pour 19.99 euros

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1746

1746

Histoire de ma vie de G. Casanova (tome II chapitre VI)

Les désabuser, non, je réponds, car je ne me croyais pas assez fort pour y réussir. (..)
Ils ne m’auraient pas payé pour cela, et je n’avais aucune mission pour m’ériger en apôtre.
Pour ce qui regarde la résolution héroïque que j’aurais pu prendre de les laisser là d’abord que je les ai connus visionnaires; je répondrai que pour la prendre j’aurais eu besoin d’une morale faite pour un misanthrope, ennemi de l’homme, de la nature, de la politesse, et de soi-même.

casanova

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Prophétie

En janvier 2014, soit 3 ans d’ici, le Rabouilleur écrivait cet avertissement  :

Quant à Hollande, il aura moins de chance que Chirac : coincé entre l’enclume des lois de l’économie et le marteau des gauchistes fous, il en sortira aplati comme une crêpe.
Comme Chirac, il finira enfermé dans son bunker, enveloppé dans le mépris universel.
Et pacte, et choc, et boite à outils, et patati, et patata, et blablabla !

Alors, elle n’était pas belle et juste, cette prophétie ?
Dans sa grotesque fin de règne de 2017, la marionnette Hollande tente d’échapper à la malédiction en inaugurant des chrysanthèmes. Quant au choc de simplification, il s’agit maintenant d’une plaisanterie pour les fins de noces et banquets du Berry.

Aparté biologique :
Certains biologistes ont cru découvrir un nouveau concept : l’antifragilité.
Encore une fois, les naturalistes redécouvrent l’eau tiède. Ce concept est bien connu en automatique, aussi appelée cybernétique, depuis au moins un demi-siècle, et s’appelle tout bêtement : la ROBUSTESSE. René Thom appelait ce concept la stabilité structurelle, ou morphologique.
Schrödinger, reviens ! ils sont devenus flous !

Aparté psychanalytique :
Découverte ce jour du véritable journal de bord de Sigmund Freud, qui commence par le cas d’Emmanuel M., relaté ainsi par le Maitre :
Ce jeune gommeux banquier m’a raconté aujourd’hui sous hypnose une histoire invraisemblable. Après avoir tué son père spirituel, un certain François H., ce banquier aurait épousé sa mère spirituelle, une certaine Brigitte T.
Curieusement, cela ressemble à cette vieille légende grecque d’Oedipe.
Je me demande s’il n’y aurait pas matière à rédiger un bouquin sur ce sujet, de manière à attirer plus de clientèle, car mon cabinet n’est pas noir de monde en ce moment. Il faudra écrire vite ce bouquin, avant que cet ectoplasme d’Emmanuel M., la coqueluche des groupies bobos, explose en vol. Par certain coté, son couple avec Brigitte T., exemple de dink (double income no kids, ou double revenu sans enfants), représente un étendard de la décroissance, volontairement ou pas.

2017 : année du coq de feu

2017 :
année du coq de feu

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Économie : l’effet de levier

Cours de finance

Un ex-ministre des phynances de la République Française, ex-dirigeant du Faux-Monnayeur-International  (FMI), et ancien professeur d’économie en Faculté avait placé une grosse partie de son patrimoine personnel dans une société qui finit dans une banqueroute retentissante en novembre 2014.
Cet expert mondialement connu, tant en économie qu’en soubrettes soumises, reconverti depuis dans le conseil aux gouvernants, a déclaré à la presse que la mort subite de ses économies personnelles, ainsi que celle de son associé, provenaient d’un niveau de dette excessif de cette société où il avait investi son petit magot. La question qui vient alors à l’esprit est la suivante :
A quoi reconnait-on une dette excessive pour une entreprise ?

Pour tenter de répondre à cette question, il va falloir jouer au Décrypteur, dans le style de l’Immonde.
On va faire du fact-checking(1), Coco !
En plus, l’explication aura un petit coté instructif sur les mécanismes financiers. Pour un énarque banquier, comme Jean-Yves Haberer, l’artiste décadent du naufrage du Crédit Lyonnais, ou Emmanuel Micron, le mécano de chez Rothschild, l’exercice de haute voltige intellectuelle qui va suivre s’appelle de la mathématique financière. En réalité, cet exercice ne fait appel qu’aux 4 opérations de l’arithmétique (+, -, *, /) et aurait sa place dans une classe de 3e. Pour rassurer les allergiques au calcul, l’abominable règle de 3 n’est même pas utilisée.

Les données du problème :

Vous avez une idée d’entreprise que vous pensez rentable. Pour mettre sur pied cette entreprise, il faut 100.000 euros qui serviront à acheter du matériel, des stocks, et à faire crédit aux clients. Vous disposez de 100.000 euros d’économie qui vous permettent de lancer votre entreprise, et au bout d’un an d’existence, la société a fait un bénéfice de 10.000 euros, qui vous revient entièrement comme vous êtes le seul propriétaire.
La rentabilité de vos économies sur la période a donc été de (10.000/100.000) = 10%
Dans ce premier cas de figure, vous n’avez contracté aucune dette. Les 100.000 euros constituent le capital, appelé aussi fonds propres, un nom qui fait bondir tous les Rouges, puisque la Propriété c’est le Vol, et le Kapital, l’horreur absolue.

L’endettement et l’effet de levier :

Maintenant, on peut changer la situation : au lieu d’avoir 100.000 euros d’économie, vous n’en avez plus que 50.000. Vous trouvez un banquier qui vous prête les 50.000 restant au taux de 5% l’an, remboursable en totalité après 10 ans. Au bout d’un an, la société dégage toujours les 10.000 euros de bénéfice, mais cette fois vous devez rembourser au banquier les intérêts sur les 50.000 euros qu’il vous a prêtés. soit : 50.000 * 5/100 = 2.500 euros

Vous n’empocherez donc que 10.000 – 2.500 = 7.500.
Dans ce nouveau cas, la rentabilité de vos économies sur la période a donc été de (7.500/50.000) = 15%

Vous constatez donc que vos économies sont plus rentables, 15% au lieu de 10% précédemment. Comme on le voit, l’explication est basique : vous faites des dettes à 5% et l’argent de l’emprunt vous rapporte du 10%. L’augmentation de la rentabilité par l’utilisation de l’endettement s’appelle l’effet de levier. On peut pousser le raisonnement encore plus loin en ne mettant que 10.000 euros de ses économies et en empruntant les 90.000 euros à un banquier amateur, et la rentabilité sera encore plus élevée. Alors, quel est le bon mélange entre vos économies et vos dettes ? Aucune réponse n’est évidente, tant que vous n’avez pas évalué les inconvénients de la situation, inconvénients qui se manifestent quand la conjoncture se retourne et que vous allez découvrir l’effet de massue, le petit frère de l’effet de levier.

Le retournement et l’effet de massue :

Après une première année où les affaires ont été florissantes, la conjoncture se retourne dans la deuxième année, et votre entreprise termine cette deuxième année avec un bénéfice nul, soit 0(zéro) euro.

Dans le premier cas, où vous n’avez aucune dette, la rentabilité de vos économies est de 0/100.000 = 0% (la tête à Toto)

Dans le second cas, où vous avez emprunté la moitié du capital, vous devez toujours rembourser les 2.500 euros d’intérêts. La rentabilité de vos économies est de -2.500/50.000 = -5%. rentabilité négative.

Morale de l’histoire : quand la rentabilité du capital devient inférieur au taux de l’emprunt, vous êtes assez mal, encore plus mal que si vous n’aviez pas emprunté. Vous prenez un coup de massue et la dette vous enfonce. Même un banquier amateur, comme un inspecteur des phynances du niveau crapoteux d’Alain-la-Science, sait détecter ces situations. La banquier va alors prendre peur, et quand un banquier a peur, il a pour habitude de serrer le kiki de son client, ce qui rajoute à la confusion ambiante.

En conclusion, le bon niveau d’endettement d’un entrepreneur correspond au niveau qui permet à l’entrepreneur d’envoyer le banquier chez les Grecs, ces bons clients des banques, quand les choses ne se passent pas comme prévues. Vous conviendrez qu’il est donc difficile de donner une valeur chiffrée. En tout cas, quand la rentabilité de l’entreprise est nulle, ou pire, négative à cause d’investissements désastreux, n’importe quel niveau de dettes est excessif. Voilà du fact-checking !

Après ces petits calculs élémentaires d’un praticien, l’apport des théoriciens nous conduit à une généralisation féconde. Les grands cerveaux des fonctionnaires de l’EHESS ont étudié l’effet de levier, aboutissant à la formule fondamentale, dite inégalité de Micketty :

r > i

où r désigne la rentabilité et i le taux d’intérêt.
Le lecteur de gauche s’indignera à juste titre : il y a des inégalités économiques. Que fait le gouvernement ?
Ensuite, une étude historique de ces chercheurs en Sciences Sociales sur 4 siècles, résumée dans un opuscule de 500 pages, a permis de démontrer que :
1/quand r > i, l’entreprise est une bonne affaire.
2/les bonnes affaires ne courent pas les rues.
3/les bonnes affaires ne sont presque jamais (au sens de la mesure de Lebesgue) à vendre.

Heureux contribuables(2), soyez contents ! Avec l’EHESS, vos impôts permettent à la connaissance économique de progresser ! Vive le Progrès !
_______________________________________________________
Note 1 : désolé pour l’anglicisme qui se traduit par vérification des faits.
Note 2 : décalqué de Tex Avery : happy taxpayer

le guépard

Le guépard de Visconti

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Sortie de route aux Hunaudières

Un homme politique de premier plan a pour programme de supprimer un demi-million d’emplois publics, dans le but louable de redresser les finances publiques de la Nation française, bien mal équilibrées.

Grâce à ces mêmes finances publiques, ce brave homme a réussi a créer 3 emplois, l’un pour son épouse bien méritante, et pour deux de ses héritiers, postes à temps partiel pour leurs mettre le pied à l’étrier.

Cet homme politique a aussi commis un livre programme : Faire

Faire comme je dis et pas comme je fais.

Ni la loi, ni la morale ne sont bafouées dans cette petite histoire, juste la logique, ce qui est encore plus grave.

Cet homme ne possède absolument pas la qualité principale d’Ulysse, l’époux de Pénélope :
la métis en grec, ou débrouillardise en français.

Le loup

Le loup

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Probabilités

Probabilités

1/La roulette russe :
Dans le barillet du revolver, il y a une seule balle dans un des 6 emplacements.
Probabilité de mourir : 1/6.

2/La roulette belge :
Il y a 6 balles dans les 6 emplacements.
Probabilité de mourir : 6/6.

3/La roulette suisse
Un actuaire de Zurich, calcula ces probabilités pour son employeur, une grande compagnie helvétique d’assurances.
Il les trouva bien trop élevées, et a inventé la roulette suisse.
Dans la roulette suisse, il y a zéro balle dans le barillet.

C’est donc un jeu très sain, mais aussi très ennuyeux, car il ne se passe jamais rien, comme toujours en Suisse.

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Vœux 2017

Adam

Adam par Michel-Ange à la Chapelle Sixtine

Meilleurs vœux pour l’année 2017 à tous les lecteurs du Rabouilleur

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Détoxification

Régime Anti-Dukon

Après le réveillon de Noël, ses victuailles et ses beuveries, votre organisme a besoin d’une bonne cure de detox. Voici donc une petite recette de soupe de coquillages, simple et économique, qui purifiera votre organisme, tout en lui apportant de précieux oligo-éléments marins.

Soupe aux amandes de mer, façon Rabouilleur

Temps de cuisson : 30 minutes
Ingrédients :
– 18 amandes de mer (soit environ 0.950 kg à 3 euros/kg)
– 1 oignon
– huile d’olive : 4 cuillerées à soupe
– 300 g de pommes de terre
– 200 g de sauce tomate à la provençale
– crème fraiche

Préparation de la recette :

Bien laver les coquillages et les mettre dans une grande casserole avec un peu d’eau.
Amener l’eau à ébullition et laisser bouillir jusqu’à ce que les coquillages s’ouvrent d’eux-mêmes. Les sortir et garder l’eau.
Enlever les amandes de leur coquille. Ôter l’enveloppe, sorte de peau dure (qui s’enlève facilement) et garder le cœur plus tendre. Conserver les 2 séparément.
Dans l’huile d’olive, cuire l’oignon jusqu’à ce qu’il devienne transparent.
Pendant ce temps, couper les pommes de terre en petits cubes et hacher menu la peau dure des amandes (au mixer, de préférence).
Les ajouter aux oignons et mettre le tout dans l’eau qui a servi a la cuisson des coquillages. L’eau doit couvrir les ingrédients à hauteur de 2cm.
Faire cuire pendant 5 minutes à feu moyen. Pendant ce temps, couper les parties tendres des amandes en 2 pour obtenir des petits dés.
Les ajouter et faire cuire encore 5 minutes. En dernier lieu, introduire la sauce tomate.
Laisser mijoter la soupe pendant 10 minutes en ajoutant de l’eau si nécessaire pour obtenir 75 cl environ de liquide.
Au moment de servir, poivrer et ajouter de la crème fraiche pour rendre la soupe plus onctueuse et permettre l’absorption des vitamines liposolubles par votre organisme.

Cette recette est une dérivée (spin-off) de la Clam Chowder etazunienne, dans une version plus économique et sans graisse animale cuite, donc bien plus digeste.

C’est le privilège des Grands-Maitres de bonifier les vieux classiques culinaires.
Quant aux Petits-Maitres, ils peuvent juste être corrigés, dans un marivaudage, digne du siècle des Lumières, mais pas du Grand Siècle, siècle de Vatel.

Le Rabouilleur :
Un blog absolument pas déjanté que personne ne lit, mais que tout le monde recopie.

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Glossaire de la novlangue

carte d'electeur

Carte d’électeur

Glossaire de la novlangue

Motivation :
Comme le Complot vise à remplacer le bon français par une novlangue anglo-saxonne, suivant ainsi le roman 1984 de George Orwell, vous trouverez ici, dans un effort désespéré de résistance, une liste des équivalents français à cette novlangue, qui se répand dans les media comme la vérole dans le bas-clergé breton.
Les commentaires pour élargir ce glossaire sont les bienvenus !
Qu’on se le dise !

American way of life : cauchemar
Backstage : coulisses (du théâtre et de ses LOGES:.)
Bad boy : mauvais garçon
Batman : homme chauve-souris (au plafond)
Battle : bataille, par exemple bataille de Bouvines (1214), remportée par Philippe-Auguste et les milices communales.
Bimbo : connasse
Black Friday : vendredi noir, journée où vos comptes bancaires passent au rouge.
Blindspot : angle mort
Bodyguard : garde du corps, ou poissonnier (variante monégasque)
Bones : ossements
Booster : accélérateur, de fusée ou de carrière. Unité d’accélération : le m/s2.
Borderline : cas-limite
Brief : exposé
Burn-out : épuisement
Business : affaire ou économie
Business School : piège à cons et surtout à connes. Très simplement : école de commerce.
Business with attitude (Figaro Madame) : les connes parlent aux connes
Buzz : rumeur
Californication : médecins malades
Casting : distribution
Castle : château
Challenge : défi, en fait challenge est un vieux mot français.
Cliché : cliché
Cold Case : affaire classée
Comic Con Paris 2016 : panorama de la ringardise
Cow-boy : garçon-vacher
Crown : chapeau en or, ou couronne
Dark Vador : Méchant Papa. Au civil, époux de Jocaste.
Date : rendez-vous galant, ou rencard. Blind date : rencard à l’aveugle.
Debrief : compte-rendu
Desperate housewifes : ménagères désespérées
Email : courriel. Contraction de courrier électronique.
Entertainment : divertissement. Blaise Pascal, quels sont tes héritiers ?
Establishment : oligarchie ou nomenclature.
Express yourself : exprimez-vous !
Facebook : Big brother
Fashion victim : femme de mauvais goût
Fashion week : semaine de la mode, ou plutôt de la haute-couture.
Fast-food : malbouffe
Follower : suiveur, ou mouton de Panurge (voir Rabelais)
Game fever : la fièvre du jeu
Game of thrones : jeu des trônes. Petit recyclage yankee sur la dynastie des Valois
Gangster : malfrat ou voyou ou bandit (gang = bande)
Geek : blaireau
Gender : genre. 3 genres : masculin, féminin et neutre. mais seulement deux sexes : XY ou XX
Girl gang : bande des éternelles fiancées, puis bande des divorcées, puis bande des veuves
Girl power : matriarcat
Girly : stupide
Interview : entrevue ou entretien.
Job : poste, tâche, boulot, rôle ou travail. Exemple : Juppé jouait mal le job du méchant flic
Kardashian : petite pute
Killeuse : psychopathe de sexe femelle.
Leader : dirigeant ou meneur
Lifestyle : art de vivre. Tout un programme !
Live : direct
Look : air, apparence, aspect ou physionomie
Looser : perdant
Love affair (Gala) : amourette, liaison, dangereuse ou non.
Mainstream : majoritaire. Tyrannie de la majorité : voir Alexis de Tocqueville.
Make-up : maquillage, esthétique ou comptable
Management : gestion ou administration
Meeting : réunion ou rencontre. Se prononce mitingue.
Melting-pot : creuset
New : neuf ou nouveau (trouvé dans un bar berrichon, 3 fois hélas !)
Newsletter (trouvé chez Leader Price) : bulletin, tout simplement. Même le bulletin municipal des Rouges de Vierzon devient une newsletter kapitaliste sur Internet.
Newsroom : rédaction, d’un journal écrit, ou télévisuel, comme chez Bouse FM.
Nitrogen : azote
No address : sans domicile
Old school : vieille école, celle de JPB
People : célébrités (sans cause réelle ou sérieuse)
Punchline : chute (d’une histoire drôle, ou prétendue telle)
Puppet-Master : maitre des marionnettes
Replay : rediffusion, ou redif en abrégé
Secret Story : histoire secrète
Sex and the City : pétasses urbaines
Show : spectacle. The show must go on : le spectacle doit continuer.
Silicon valley : vallée du silicium (Si), et non du silicone des implants mammaires.
Smoky-eyes : Chérie, tu as reçu toute ma fumée dans l’œil. Prend mon mouchoir !
Sorry, je me marrie : Désolée, je me marrie
Spin doctor : docteur tordu
Spin-off : dérivé, par exemple feuilleton dérivé.
Staff : équipe ou état-major ou conseil
Star Wars : guerres des étoiles (suite de navets d’un vide sidéral au budget astronomique)
Store : boutique. Drugstore : boutique à drogues, ou mieux  : pharmacie
Street-art : graffito, pollution visuelle, réalité artificielle, peinture sur le mur de la Caverne
Talk : causerie
Teen : archétype de la novlangue, dérivé de teen-ager (13 à 19 ans), soit adolescent ou ado en abrégé.
Think-tank : cercle de réflexions, ou laboratoire d’idées. par ex : Terra Merdica Nova
Top-model : pute belle et chère
Trash : déchet ou poubelle
Uber : esclavage
Uberiser : asservir
Unforgettable : inoubliable
VIP no go zone : accès interdit aux pétasses
Voice (the) : télé-crochet. The Voice Kids : télé-crochet infantile.
Voltage : tension (électrique). Unité : le Volt.
We shall not surrender : nous ne nous rendrons pas (W. Churchill)
Web : la Toile. Worldwide web : Toile mondiale
Witches of east end : sorcières des quartiers est.
Wonder-woman : chieuse (vulgaire), ou névrosée, ou consultante chez un des cinq grands (Big Five), ou mythomane.

Ce petit catalogue, tiré des programmes télévisuels et des sites d’information français, vous donne un bon aperçu de la nature et de la progression du phénomène du grand remplacement culturel, phénomène qui ne fait que croitre au fil du temps. Nous risquons d’atteindre la situation de la Russie du 19e siècle : la nomenclature parlera un langage étranger, et seul le peuple gardera l’usage du français. On sait comment cette histoire a fini tragiquement en 1917.

Synthèse tirée du feuilleton télévisuel britannique « Le Prisonnier » :
Je ne passerai aucun marché avec vous. J’ai démissionné.
Je ne serai pas poussé, fiché, tamponné, indexé, chapitré, confessé, ou numéroté.
MA VIE M’APPARTIENT !

Conclusion :
Le Rabouilleur est particulièrement satisfait de ce constat :
le Complot prend systématiquement le contre-pied de ses analyses pour enfumer les mutins de Panurge.
Nous quittons alors 1984 d’Orwell pour une autre utopie : le Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley, où l’humanité est réduite à un troupeau de clébards par la drogue et le sexe, sauf quelques rares dirigeants, dont on se demande comment ils ont été formés, ou déformés. Dans ces deux utopies, le héros meurt à la fin, écrabouillé par le système, ce qui est toujours très bon pour le moral du lecteur. Ces deux romans doivent donc être consommés avec beaucoup de modération, comme le pinard.

Aparté sur la Physique :
Ce mardi 4 octobre 2016, le prix Nobel de physique est attribué à trois physiciens britanniques qui ont appliqué les méthodes de la topologie à l’étude de la Matière.
Petit cocorico :
La topologie a été fondée par le français Henri Poincaré, illustre Lorrain.

En route vers de nouveaux horizons

Post-combustion allumée !
en route vers de nouveaux horizons

 

Mise à jour : le 22 mars 2017

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Prospective

Qui est le véritable Maitre des horloges ?
Qui est le véritable Maitre des horloges ?

Hollande sera réélu pour un second mandat présidentiel en 2017, car il apparaitra aux Français comme le moins nocif de tous les crabes qui s’agitent dans le panier de la politique française.

Encore une mauvaise nouvelle économique en Sologne :
L’usine Philips de Lamotte-Beuvron (Loir-et-Cher) ferme, licenciant tous ses salariés, et délocalisant la production ailleurs dans l’Empire Européen.

Vous avez voulu l’Empire Européen avec le tocard Jean-François Deniau, puis Raffarien, puis Sarko, et tous ses petits marquis comme Guillaume Peltier.
Maintenant, il faut assumer vos choix !

La comédie humaine ne cessera JAMAIS !
Ainsi, les francs-macs du Point:. font la promotion de la fille LePen, héritière de la petite boutique paternelle.  Cet article permet de vérifier, si besoin était, que la cohérence des propos, et surtout, leur adéquation au Réel n’est pas la vertu cardinale de la déménageuse bretonne, et plus généralement du sexe femelle. Pour pallier ce déficit fonctionnel, toujours d’après le Point:., des supplétifs dénommés les Horaces volent au secours de la nouvelle Jeanne d’Arc. Il eut mieux valu les Coriaces. Dans la brocante des antiquités romaines, les Gracches n’étaient plus disponibles, car déjà rachetés par Jouyet et consorts, non plus que Caton subtilisé frauduleusement par le Rastignac de la Nièvre.
Concernant les comédiens mâles, le baratin est plus cohérent, mais tout aussi pauvre en arguments, avec quelques mots-clés : union, rassemblement, cohésion du groupe et tutti frutti.

Encore une confirmation de la mauvaise pièce de théâtre, qui doit reconduire Hollande à la magistrature suprême, où l’on retrouve les ingrédients habituels des pièces de boulevard : portes qui claquent, éclats de voix et crises de nerf.
Claquements de porte avec O. Micron et la Morano, éclats de voix pour les Castafiores et le Merluchon,  crises de nerfs pour Nicolas von Bulot et les Verts.
Il y a, bien entendu, dans ce mauvais vaudeville, des personnages féminins secondaires et hautement comiques, comme un travelo nommé non pas désir mais NKM, qui semble sorti tout droit du film Gazon Maudit. La Première Pouffe de France est également réquisitionnée pour tenter d’éGAYER le quotidien des électeurs, avec des photo-reportages totalement bidons sur la pseudo-Muse dans la presse populaire.
Pour se justifier ces deux créatures nous diront : il faut bien que je vive.
La réponse se trouve dans le Don Juan de Molière : je n’en vois pas la nécessité.

La couverture journalistique de la théâtreuse doit être considérée par les esprits perspicaces comme le prélude de l’imminente campagne médiatique destinée à promouvoir Anormal Premier comme une vulgaire lessive. On connait déjà les prochains épisodes de cet opéra lessiviel : témoignages pleins d’empathie du copain de régiment, de la patronne du bar de la Poste à Tulle, de Jojo, permanent de la section socialiste de Haute-Corrèze, de Toto, syndicaliste réformiste, de Lolo, matrone de l’institut de sondages Pifop, de Coco, présidente de Connards sans Frontières, de la Castafiore de Guyane, de l’infâme Julien D. Iago, l’âme damnée, de Cécilia Hidalgo, patronne parisienne des aveugles, de la mère Tape-dur alcoolique de Lille (Nord),  et de Circéa Petassovna, la proctologue hypnotiseuse (1) de service, qui certifiera que Mollande est en parfaite santé, car il pète la forme.

Permanence de l’absurdité :
La ridicule et télégénique marionnette Franco-Marocaine qui se retrouve au sommet de l’EducNat veut instituer une rémunération au mérite des enseignants français. Comment se mesurera ce mérite, quand on sait que les graines plantées par les pédagogues mettent des années à germer ?
Il faudrait créer un prix Nobel de la Connerie, et Bel-Kassine ferait une belle lauréate.

Permanence de l’insignifiance :
Un mauvais comédien, le roquet hargneux de Neuilly, veut faire parler de lui sous les prétextes les plus foireux, pour tenter d’occuper le devant de la scène. Il ne mérite que des tomates pourries (Rotten Tomatoes) de la part des spectateurs. Les gens sensés ont compris depuis longtemps qu’il tenait la chandelle dans le mauvais duo entre la déménageuse bretonne et Mollande. Hollande, l’autre pays des fromages qui puent : ceux de la République, pour ses laquais, ses maitresses et ses vieux acolytes.

Permanence des mythes :
Quand Gilgamesh, le héros babylonien, a fini son tour du monde, il échoue dans un bistrot, où la tenancière lui sert une bière et lui explique qu’il faut savoir saisir les petits bonheurs de l’existence.
4000 ans après, RIEN n’a vraiment changé !
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Note 1 :
La devise des proctologues-hypnotiseuses est bien connue :
Parle à mon cul, ma tête est malade !

Sainte Anne

Anne, matrone des fous, des marionnettistes et des bretons.

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