Dédale

Labyrinthe

Architecture

Dédale est une figure mythique, comme architecte du Labyrinthe de Cnossos, cette prison du Minotaure, et comme père d’Icare, qui se brula les ailes en s’approchant trop près du Soleil. Dédale, surnommé l’Astucieux, vendit ses prestations d’architecte à Minos, roi de Crète, mais il rencontra ensuite des problèmes dans le service après-vente, ou SAV, et le client, mécontent, le fit enfermer à l’intérieur de son grand-œuvre:. Le mauvais SAV est le talon d’Achille du commercial, aussi performant soit-il. Quant au métier d’architecte, il est intrinsèquement dangereux, car les pharaons d’Égypte liquidaient les architectes de leurs tombeaux pour les empêcher  de divulguer leurs plans. Le Minotaure, créature mi-homme mi-taureau, personnifie une sorte d’allégorie primitive du mâle bourré de testostérone. L’image est simpliste, mais efficace; à telle enseigne que ce communiste imbécile de Picasso se l’appropria culturellement.
Le Minotaure du Labyrinthe fut tué par Thésée, archétype du héros courageux et rusé, qui réussit à sortir du Labyrinthe après son exploit grâce au fil donné par Ariane.
Cette mythologie Grecque possède un côté assez agaçant, car elle insinue que Thésée n’aurait pas réussi à sortir du Labyrinthe sans l’aide d’Ariane.
Et puis quoi encore ? Juste une intox féministe !

Le Labyrinthe démontre le caractère irréversible de l’existence, car à chaque carrefour, vous devrez choisir une des voies de la bifurcation. Quant vous arrivez à un embranchement, vous pouvez aller vers la gauche ou la droite, et il n’existe pas de solution intermédiaire, sauf à refuser le choix, au risque de rester éternellement au carrefour, et de périr de faim et de soif, comme l’âne de Buridan. Si, comme dans le bucher des vanités de Tom Wolfe, vous empruntez la mauvaise sortie d’autoroute, alors le cours de votre vie changera du tout au tout, sans possibilité de retour en arrière, dans une épouvantable descente dans les Enfers de la Nouvelle-York. Casanova fut également confronté à ce dilemme avec Lucie de Paséan (Volume 1, Chapitre 4) : la séduire ou pas ? Casanova, la trouvant bien trop jeune, opta pour ne pas la séduire, faisant ainsi le malheur de Lucie, aboutissant à l’exact opposé du but recherché. Cette épisode initiatique, parfaitement tragique, forgea la morale de Casanova pour la suite de sa longue et aventureuse existence.

Pour revenir au 21e siècle, on peut considérer la Toile comme un nouveau Labyrinthe, mais sans aucun architecte, car partant dans toutes les directions possibles et imaginables. Exit Dédale !
Sur la Toile, vous pouvez néanmoins faire une typologie des nœuds de ce réseau, suivant le nombre des liens sortant de ce nœud.
Aussi certains sites sont des impasses, car ces sites ne donnent aucun lien de sortie. Par exemple, le site du très stérile, très ennuyeux, très creux et très filandreux prétendu filozof Michel Onfray est un espace totalement clos et centralisé, car ne permettant aucune communication latérale entre ses pauvres disciples : pas de forum, pas d’agora sur son site. Pour vous faire perdre un maximum de votre temps précieux, le texte est remplacé par de l’image, avec des vidéos. En résumé : 100% de pathos, et 0% de logos comme d’ethos. Onfray est un produit manufacturé garanti à 0% de matière grise, basé sur un hédonisme rance et sans issue, qui peut séduire la bobo née fatiguée en recherche de lâcher-prise. Pour tromper cette clientèle féminine, Onfray met du Nietzsche dans sa vitrine, mais dans le magasin, on ne trouve que de la Volonté d’Impuissance. Onfray incarne une nuisance du 21e siècle, le vilain prêcheur du catéchisme massonik, un joueur de flute totalement désenchantée, un paraphraseur raseur, prototype du faux rebelle et complice masqué des puissants, car invité dans tous les media. Une authentique nuisance qui ne parle jamais, ni de François Rabelais, ni de Blaise Pascal, ni de Pierre Corneille, ni de Charles de Montesquieu, ces quatre piliers de la sagesse Française. Avec Balzac, Henri Poincaré et René Thom, on arrive même au nombre magique et biblique de sept. D’ailleurs Onfray ne parle JAMAIS de la Science, qui a permis à ses frères humains de s’émanciper partiellement des vicissitudes de la Nature, car il n’y connait RIEN en Science.
Haro sur le Onfray ! Et pas de quartier !

Un autre cas, parmi une myriade d’autres, est un site produit par une prétendue zèbre, qui affirme détenir un haut potentiel intellectuel, ou HPI, et qui ne fournit aucun lien de sortie de son site, ni non plus ses références historiques, comme si elle n’était pas une naine perchée sur les épaules de géants. Haut potentiel intellectuel, ou douance, cet affreux néologisme, ou petit génie, cela reste à prouver, mais un potentiel qui reste TOTALEMENT virtuel, ne sert strictement à RIEN.
Le Potentiel, c’est une chose,
la Réalisation, c’en est une autre,
et le Perfectionnisme, est une troisième.

Le Potentiel est symétrique, comme dans le choix binaire à un carrefour. La Réalisation implique de détruire la symétrie du Potentiel, destruction IRRÉVERSIBLE.

Sur le sujet du Perfectionnisme, le lecteur doit apprendre, s’il ne le sait pas déjà, que c’est une vilaine maladie contagieuse propagée par la secte maléfique des Platoniciens, qui tuent le Temps en radotant dans l’Académie.
Dieu merci ! cette vilaine maladie affecte moins les mâles que les femelles, où elle est bien connue des suppôts d’Hippocrate comme syndrome invalidant de Wonder-woman, ou SIWW, qui se manifeste sur les réseaux dits sociaux, et qui disparait à la ménopause, remplacé ensuite par le syndrome de mère Theresa, ou SMT. Une exposition littéraire des conséquences néfastes de ces deux syndromes se trouve dans la nouvelle Les Bostoniennes d’Henry James, nouvelle pleine de féministes excitées et ridicules, que le Rabouilleur se promet de lire bientôt. Cette nouvelle contient d’ailleurs une allusion déguisée pour les hellénistes, puisque le héros qui triomphe des affreuses féministes, se prénomme Basil, soit le Roi. Le Rabouilleur tient à rassurer ses fidèles lectrices : il n’est pas un adepte du Perfectionnisme, car il se contente d’un taux de réussite de seulement 66,6 %, soit le verre plein aux deux tiers, comme le sait parfaitement tout bon scientifique, disciple du fameux Stagirite. Il faut garder du travail en réserve pour occuper les apprentis !

Aristote : le fondateur de la Science

Aristote de Stagire : le fondateur de la Science

La dissymétrie entre l’aller et le retour dans le Labyrinthe se retrouve dans le vieux mythe initiatique de la descente aux Enfers, lieu de toutes les souffrances :
Il est très facile de descendre aux Enfers, mais bien plus difficile d’en remonter, comme dans le Grand Canyon du Colorado : l’aller est une promenade, et le voyage de retour bien plus fatiguant.  La profondeur du Grand Canyon est de 1 600 mètres dans un monde totalement minéral, sans aucune ombre, donc impossible à faire en un seul jour. Prévoir plusieurs litres d’eau pour la randonnée !
Quelques personnages mythiques, tous mâles, ont réussi le voyage aller-retour aux Enfers :
Ulysse aux mille ruses, pour consulter le devin Tirésias, spécialiste incontesté de l’orgasme, tant mâle que femelle, et ancêtre de tous les sexologues.
Orphée, pour récupérer Eurydice, sans succès.
Dante, poète italien du Moyen Age.
D’après Dante, sur la porte de l’Enfer sont écrits ces mots :
Toi qui entre ici abandonne toute espérance.

C’est bien moins perturbant que les mots qui sont gravés sur la porte d’entrée de la Cité des femmes de Federico Fellini, ce dédale plein de coins, de recoins et surtout d’impasses :
Toi qui entre ici abandonne toute Logique.

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Le bon vendeur

Discours de la méthode de vente

Le bon vendeur doit suivre une démarche en deux temps, comme le suppôt d’Hippocrate, soit :
Phase 1 : diagnostic de la problématique du client.
Phase 2 : traitement du problème du client.

La première phase consiste dans un dialogue entre le vendeur et le prospect, dialogue où le vendeur doit faire accoucher le client sur sa problématique. Le vendeur doit poser les bonnes questions au futur client pour cerner deux variables, la première multidimensionnelle, la seconde purement scalaire, à savoir :
les désirs, avoués ou inavoués, conscients ou inconscients, rationnels ou irrationnels du prospect.
les moyens financiers du prospect, sur une échelle allant d’interdit bancaire à Nouveau Crésus, roi de Lydie et maitre du Pactole.

Il s’agit seulement de pratiquer une exploration fonctionnelle des deux organes, à savoir la cervelle et le portefeuille, qui participent au processus mystérieux de la décision en avenir incertain. La phase d’accouchement doit TOUJOURS se conduire sans douleur, parfois en utilisant des anesthésiques, par exemple, des boissons un peu fortes qui aident à délier les langues. L’accouchement permet au bon vendeur d’obtenir une analyse de la situation, puis un diagnostic basé sur ces résultats d’analyse et sur sa longue expérience personnelle. Ensuite, le bon vendeur fera une synthèse entre le rêve et la réalité pour proposer le produit adapté, correspondant simultanément aux fantasmes et au budget du client. La dernière touche supposera de convaincre le prospect d’acheter le produit, au moyen d’un argumentaire utilisant les trois ressorts décrits par Aristote, avec beaucoup de pathos, assez de logos, et un zeste d’ethos. Il ne faut jamais abuser de l’ethos, sauf si votre segment de marché est celui du marxisme-léninisme, ramassis de naïfs staliniens et de trotskystes pervers, clientèle pénible et imperméable au logos, comme le sait tout bon vendeur.

Un exemple illustrera ce propos, dans la vente de véhicules automobiles.
Exposé de la situation :
Dans le monde irréel des Idées, le prospect rêve de promener sa petite amie en Porsche 911.
Diagnostic du vendeur :
Le prospect est fauché, mais excellent bricoleur.
Son fantasme est celui-ci :
porsche911
La solution vendue sera celle-ci :
porsche912

En effet, moyennant son très faible budget, et quelques centaines d’heures de bricolage, le client parviendra à RÉALISER son idéal !
Et pendant qu’il se divertira à bricoler sa Porsche, il sera occupé, et il ne pensera pas, ni à faire des sottises, ni à faire la Révolution.

La conclusion reviendra à Blaise Pascal, avec ce bel exemple d’auto-référence :
Se moquer de la philosophie, c’est vraiment philosopher.

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Ascenseur émotionnel

Ascenseur émotionnel

Dans ce billet, nous allons étudier une ancestrale technique de manipulation psychologique qui est trop utilisée par les femelles, dans le but darwinien de trouver un partenaire qui leur permettra d’élever leur progéniture.

Cette technique possède plusieurs dénominations :
Ascenseur émotionnel
Douche écossaise
Souffler le chaud et le froid
Jeu de l’allumeuse

Une narration littéraire assez connue en France, à savoir Un amour de Swann de Marcel Proust, montre assez bien la mise en œuvre de cette technique.
Le canevas de ce roman est très simple, car il explique la technique d’une demi-mondaine qui sent sa séduction décliner, technique destinée à se faire épouser par un homme riche et libre, pour se mettre à l’abri du besoin, pour elle-même et ses futurs lardons.
Le stratagème de la séductrice fonctionne en deux temps, attraction puis répulsion. L’amour physique étant une drogue pour le mâle, le stratagème suppose de créer une addiction, puis un sevrage brusque. Toutes choses égales par ailleurs, le drogué est supposé devenir dépendant de son fournisseur femelle d’endorphines. Et dans l’œuvre de Marcel Proust, le drogué, dont les souffrances sont décrites en long, en large et en travers, finit par épouser la séductrice. C’est tout ce que vous avez besoin de savoir sur ce pensum littéraire, très indigeste. Cinq minutes de lecture joyeuse chez le Rabouilleur vous évitent plusieurs heures d’une lecture éprouvante chez Proust. Comme le disait Anatole France : la Vie est trop courte, et Proust est trop long. Mais Anatole France ne raisonnait pas comme un pro du marketing, car il négligeait cette évidence commerciale : les romans sont achetés et lus par des femmes qui trouvent le temps long. Marcel Proust n’était pas un mauvais bougre pour ces trois bonnes raisons :
il était né sous le signe du Cancer, signe des grands créatifs.
il avait des racines Lorraines par sa mère.
il restera pour la postérité comme le plus grand influenceur pour la promotion de la pâtisserie Lorraine, avec son célèbre épisode mémoriel de la madeleine de Commercy (Meuse).
Mais cette bande de gros nuls d’habitants de Commercy (Meuse) n’a même pas eu l’idée de baptiser du nom de Marcel Proust une des rues, ou places, ou squares, ou impasses de cette magnifique, riante et historique cité, exemple de ville à la campagne, où le Cardinal de Retz trouva la quiétude et le sain climat bénéfiques à l’écriture de célèbres Mémoires entre 1660 et 1678, de même que Balzac trouva son inspiration à Issoudun pour son roman La Rabouilleuse en se plongeant dans le folklore local de ce Berry profond, qui est réputé, à tort ou à raison, être une terre de sorciers, et aussi de sorcières, dont on dit à Mehun-sur-Yèvre, comme à Reuilly, qu’elles hantent les centres d’addictologie de Vierzon, de Bourges, et même de Chezal-Benoit, pour des pathologies, qui … Enfin bref, ne nous égarons pas !

Ce vieux stratagème féminin de l’ascenseur émotionnel peut fonctionner avec le tout venant, mais SUREMENT pas, avec  0,00 % de probabilité, avec les vrais magiciens, comme Ra, premier des Sorciers, ou comme Steppenwolf,  le Loup solitaire des steppes Berrichonnes !

loup

Steppenwolf

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Pâtisserie

caducee

Caducée

 

Le théorème fondamental de la Pâtisserie

Le Rabouilleur s’honore d’avoir énoncé le théorème fondamental de la Pâtisserie, une grande découverte de la psychologie positive, au même titre que le principe de Brandolini.
Voici son énoncé :
Pour faire un bon gâteau, il faut
1/ une bonne recette
2/ de bons ingrédients
3/ un bon pâtissier, ou une bonne pâtissière, si vous êtes une affreuse néo-feministe.

Ce théorème énonce des conditions nécessaires, mais non suffisantes.
En effet, la pâtisserie est un Art, et non une Science, car il y a trop de variables dans la confection d’un gâteau ou d’un entremets.
Donc, même en réunissant les trois conditions requises, le meilleur pâtissier du Monde n’est pas à l’abri d’un échec.
Ce théorème possède le grand mérite de mettre en valeur le facteur humain, dans la condition n°3. En effet, il ne suffit pas d’appliquer bêtement des recettes, sans un certain savoir-faire personnel, résultat de multiples expériences.

La découverte de ce théorème fondamental provient d’une lutte sans merci entre le Rabouilleur et une de ses grands-mères, particulièrement retorse et coriace, lutte gagnée avec bonheur, par ruse et sans forcer par le Rabouilleur, immunisé contre l’infecte moraline et les châtiments corporels, soit les deux poisons, psychique et physique du caducée d’Hermès. Cette stupide grand-mère exerçait un chantage puéril, primitif et inefficace sur le Rabouilleur, pourvu d’un esprit fort dans une chair forte :
Si tu ne m’obéis pas, je t’enfermerais dans le Cabinet Noir.
Et alors ?
Dans le Cabinet Noir, hors de ta néfaste influence, je pourrais réfléchir tranquillement à ma guise, et SUREMENT pas pour écrire un testament filozofik, car je suis bien trop jeune et je n’ai NULLE intention de rejoindre la secte satanique des francs-maks !
Le Cabinet Noir, c’est l’autre nom de ma tour d’ivoire ! Le Noir devient le Blanc ! Subversion totale !

Cette grand-mère ne connaissait qu’une seule recette de pâtisserie : le gâteau manqué.
Le gâteau manqué, comme son nom l’indique bien, est une sorte d’étouffe-chrétien.
Mais ne soyons pas sectaire : il peut aussi étouffer un islamiste ! ou mieux encore : un vil franc-maçon !
Le Rabouilleur se retrouvait contraint et forcé d’ingurgiter cette infamie pâtissière, sous ce fallacieux argument, aussi biaisé qu’un livre de Simone de Beauvoir : Ce gâteau ne peut être que bon, puisqu’il ne contient que des bonnes choses. Erreur logique et sensible manifeste, autant pratique que théorique, d’où naquit l’intuition du théorème fondamental. Ce théorème est d’ailleurs une instance d’une vérité plus générale : le Tout n’est pas seulement la réunion des Parties, vérité déjà formulée par les mathématiciens Henri Poincaré et René Thom.

Le seul antidote connu au gâteau manqué consiste dans la crème Anglaise, qui permet de faire passer la pilule.

Que le Diable emporte les Anglais, sauf Shakespeare, Isaac Newton et l’inventeur inconnu de la crème Anglaise !

Tour d'ivoire

Tour d’ivoire

 

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Un lustre

Lustre

Lustre

Un lustre

Le Rabouilleur célèbre l’anniversaire des cinq ans, soit un lustre, de ce journal.

Il y eut des hauts, et aussi des bas, dans la chronique de cette vieille France, qui a connu bien des soubresauts, du méprisable Hollande à l’odieux Micron.
Mais un lustre permet de faire le bilan d’une aventure intellectuelle, qui a trouvé des lecteurs sur toute la planète Terre, comme le prouve les statistiques de fréquentation de ce lieu bien famé.

Il convient d’abord de remercier la Muse du Rabouilleur, une Bretonne, trop hédoniste, ménagère plus que désespérée, alcoolique repentie par les voies impénétrables de la providence, et sujet inépuisable de questionnements sur son destin de psychologue contrariée (1). Mais la contrariété est dans sa nature, car née sous les mauvais augures  de la Femme-Serpent en horoscope Chinois !
Il faut aussi remercier les partenaires du site via les liens croisés entre blogs dissidents, à l’exception notable d’un blogueur parisien, né sous le signe maudit entre tous du Capricorne.
En dernier lieu, le Rabouilleur remercie les lecteurs et les commentateurs, en espérant qu’ils ont retiré un peu de savoir et de gaité à la lecture de ces billets traitant surtout de trois sujets, à savoir : la Littérature, la Science, et Divers sujets surtout économiques. Si vous voyez les initiales LSD dans cette phrase, vous avez l’esprit mal tourné !

Dans le lustre de ces chroniques, deux concepts sortis de ce blog émergent néanmoins, car ils se sont répandus comme la grande vérole, ou syphilis, dans le bas-clergé Breton :
1/ la transition énergétique
2/ le rétropédalage

Voici quelques explications :

La transition énergétique provient du simple constat que l’énergie est un facteur essentiel pour l’économie, dans l’agriculture et la production de biens matériels. La première source d’énergie fut la traction animale ou humaine. La seconde fut la combustion du bois, aboutissant à la déforestation. Le bois venant à manquer, les artisans et industriels se tournèrent vers les énergies fossiles, d’abord le charbon, puis le pétrole, puis le gaz naturel. Le stade ultime est l’énergie nucléaire, puis l’énergie solaire. Cette banale constatation économique, formulée sur ce blog le 4 novembre 2014, fut honteusement récupérée par une mafia de politicards foireux, avec un succès qui dépassa leurs rêves de grandeurs les plus fous. Nous avons droit à une variante avec la transition écologique, concept aussi flou que vide d’objectif concret.

Le rétropédalage est une métaphore cycliste du très vieux concept Grec de palinodie, ou marche arrière. Mais, les Grecs antiques ne connaissaient pas la bicyclette et Super-Prof, Corse de Marseille, pourra vous le confirmer.
Cette métaphore renvoie à un mécanisme de l’intelligence artificielle appelé pompeusement en Anglais le back-tracking. Ce concept est absolument limpide, car il énonce que quand vous êtes arrivé dans une impasse logique, la progression du raisonnement  nécessite de faire marche arrière. Monsieur de La Palisse n’aurait pas dit mieux. Par exemple, si les remèdes modernes ne résolvent pas votre problème de santé, vous serez contraint de rechercher la solution dans d’autres sources de savoir plus anciennes que celles des facultés de médecine et de pharmacie. Elementaire, mon cher Watson !

Quand les choses sont bien expliquées par un bon professeur, elles deviennent aisément compréhensibles.
La pédagogie, c’est un vrai métier, Coco !

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Note 1 :
Il faut constater que les mâles s’intéressent surtout aux choses, par exemple leur motocyclette, voire leur voiturette sans permis pour les déviants nés sous le signe maudit du Capricorne,  alors que les femelles s’intéressent plus aux gens, via la psychologie, la puériculture,  la médecine, ou la pharmacie comme pour Agatha Christie, grand-mère à la dent dure.

Comme il est plus facile, en règle générale, de réparer une motocyclette que de réparer un être humain,  on en déduit dans ce cas particulier que les femelles auront moins de succès dans leurs entreprises que les mâles, donc plus de frustrations, frustrations que leurs conjoints devront guérir, que cela leurs plaise, ou … NON !

Emblème du Mexique

Archétype du combat de l’oiseau et du serpent

 

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Que Dieu délivre la France des Filozofs !

Ulysse et les prétendants
Ulysse et les prétendants

Que Dieu délivre la France des Filozofs !

Reprise d’un article de janvier 2015

En tant que scientifique, le Rabouilleur a dû endurer des cours de philosophie en classe de Terminale, cours professés par une dame qui n’avait pas été gâtée par Dame Nature, ni au physique, ni au moral; une sorte de hippie torturée au teint jaunâtre, mère spirituelle et stérile d’une nouvelle génération de bobos du 21e siècle. C’était une autre Simone de Beauvoir, mais en plus moche et en plus revêche. Encore un mauvais souvenir !

Pour un expérimentateur qui joue au petit chimiste au péril de sa vie et de sa santé, les discours abstraits sur le libre arbitre, l’inconscient, le Grand Kapital ou la nature de la Nature suscitent peu d’intérêt. A dix-huit ans, pour la théorie de l’évolution, on préfère les travaux pratiques, mais avec des précautions, à la conception théorique, qui est pourtant sans danger, mais hélas sans joie non plus.
Comme pour des millions de ses congénères, la grandiose foutaise platonicienne sur des gens qui vivent comme des légumes dans une grotte a été servie au Rabouilleur qui regardait le ciel par la fenêtre, tout en rêvant au soleil et aux rivages enchanteurs de la Grèce antique, si familiers à Ulysse aux mille ruses.
Comme tout cela était payé par les impôts des Français et ne coutait rien aux parents, le dommage n’était pas grand. Il suffisait de prendre son mal en patience, et de préparer soigneusement la contre-attaque, comme Aristote l’avait fait en son temps. Vient toujours un moment où Aristote le réaliste pousse Platon le fumiste dans les poubelles de l’Histoire. L’élève dépasse le maitre : une très vieille histoire, toujours d’actualité !

Après la très nécessaire liquidation de Platon, archétype de l’idéaliste, Aristote put se consacrer à une tâche bien plus intéressante :
l’instruction d’Alexandre de Macédoine.

Mise à jour d’avril 2019 :
Un excellent journal Britannique et conservateur, The Spectator, livre à ses lecteurs une recension de la biographie d’un filozof Danois, protestant et misanthrope : Søren Kierkegaard.
Cet article du 27 avril 2019 s’intitule tout simplement :
God save us from Søren Kierkegaard
Soit
Que Dieu nous garde de Søren Kierkegaard

Comme les grands esprits se rencontrent !
Les détails ici, pour les anglophones :
https://www.spectator.co.uk/2019/04/god-save-us-from-soren-kierkegaard/
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Répercussion a posteriori et ridicule de ces précédentes reflexions dans le microcosme Français :

Le très susceptible, très verbeux, très athéiste, très médiatique, très stérile et très saturnien filozof Michel Onfray a des bouffées de chaleur contre la testostérone, une hormone mâle, qu’il qualifie bien rapidement de substance guillotinaire.
Mais Onfray n’est qu’un filozof, un idéaliste, un néo-platonicien, qui ne va donc JAMAIS au fond de la réalité.
Sinon, il aurait appris que la testostérone est un puissant anti-dépresseur, ce qui explique la prévalence de la dépression chez les femelles, largement constatée par les Scientifiques, et non par les filozofs en chambre, ou les diseuses de bonne aventure, dument diplômées de la Sorbonne en sociologie.

Comme disait la célèbre filozofe Coco Chanel :
Une femme qui n’est pas aimée est une femme perdue.
Élève Onfray, vous avez quatre heures pour pisser une VRAIE copie !

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Optimisation sous contrainte

Dragon

Dragon

 

Optimisation sous contrainte

Une contrainte représente par définition un obstacle à la la liberté. Il existe deux catégories de contraintes : les contraintes matérielles, essentiellement l’argent ou la santé, et les contraintes psychologiques, essentiellement la pression sociale de la famille, ou du Village, ou de la Loge:.,  ou du Parti, ou de la tribu, voire de la Nation, ouh le vilain mot !

Le Rabouilleur, voulant s’émanciper des contraintes matérielles et psychologiques, s’était posé ce problème d’optimisation assez classique :
Quel métier, socialement valorisé et matériellement rémunérateur, conduirait à la plus grande liberté ?

Une première analyse conduisait au métier de médecin libéral, accessible sans difficulté à un esprit un tant soit peu scientifique, rémunérateur, et bien considéré dans la société. Le médecin libéral bénéficie en effet du grand avantage de ne dépendre d’aucun supérieur hiérarchique, juste de dépendre du contrôle plus ou moins vigilant de ses pairs, via le conseil de l’ordre. Seul maître à bord après Dieu ! Comme le capitaine du Titanic ! Et le contrôle des confrères n’est pas toujours très rapide, comme le prouve la savoureuse histoire du Belge qui exerça comme psychiatre pendant trois ans dans la Nièvre, à la grande satisfaction de ses patients en déshérence dans un désert médical, avec pour tout bagage un diplôme fantaisiste sorti de Photoshop, et une longue expérience de patient dans diverses institutions Belges dédiées à la santé mentale. Dans sa recherche d’une profession, Giacomo Casanova aboutit d’ailleurs à la même conclusion dans sa jeunesse : il souhaitait exercer la médecine, mais sa mère, plus que mal inspirée, manigança pour l’orienter vers le clergé, d’où des mésaventures. Et tant mieux pour la Littérature Française ! En effet, si Casanova était devenu un médecin, il aurait coulé des jours heureux et paisibles dans la très policière république de Venise, et ne serait jamais devenu ce grand écrivain, pour la bonne et simple raison que les gens heureux n’ont pas d’histoire intéressante à raconter.

En deuxième analyse, ce métier présentait une pesante contrainte : il obligeait à côtoyer à longueur de journée des malades, ce qui est très mauvais pour l’équilibre psychologique du thérapeute, comme chacun peut s’en douter.
Recherchant une optimisation du métier de médecin sous la très forte contrainte de ne pas rencontrer de malades, le Rabouilleur envisagea les différentes spécialités possibles dans cette profession.

Il écarta d’emblée la psychiatrie, qui ne permet pas de jouer au docteur avec les belles patientes. En effet, le psychiatre est le seul médecin qui ne peut pas dire à une patiente : Déshabillez-vous pour que je vous examine ! Vous pouvez garder votre culotte ! Un psychiatre qui demande à ses belles patientes de se déshabiller aura très rapidement des ennuis ! La psychiatrie cumule tous les inconvénients de la médecine, sans aucun des avantages : aucune mesure fiable n’est possible, et les traitements médicamenteux relèvent de l’empirisme le plus grossier. Schizophrène ou borderline, peu importe le diagnostic, car le traitement est le même : la camisole chimique ! Tout patient doit savoir que la psychiatrie est le dépotoir de la médecine. En effet, quand aucune cause organique n’apparait clairement chez le patient, le suppôt d’Hippocrate de base aboutit toujours à la même conclusion : si ce n’est point organique, c’est forcément psychique !  Pour vous convaincre du grand désarroi de cette spécialité, il vous suffit de lire l’autobiographie de Carl Jung intitulée Ma Vie. Ce pauvre psy était tellement paumé face à la maladie qu’il s’en trouvait réduit à faire du spiritisme, avec des tables tournantes. Paumé de chez paumé !

Il y avait bien la chirurgie esthétique, hautement lucrative, mais son exercice requiert une certaine habileté manuelle, dont le Rabouilleur, pourvu de deux mains gauches, et très mauvais bricoleur, se trouvait dépourvu. Les chirurgiens esthétiques semblent vivre dans un univers parallèle sur le petit écran, comme dans la fiction Yankee Nip/Tuck qui raconte les délires de deux débiles, virtuoses du bistouri, du scalpel, et de la seringue à Botox, ou toxine botulique. Comme l’écrit le bon docteur Sarfati chez Doctissimo : C’est assez drôle, mais on est vraiment au niveau zéro (0), en terme de médecine. C’est une vieille histoire que celle de la chirurgie, héritière de la tradition des anciens barbiers, et non de celle des médecins. Car la théorie et la pratique ne demandent pas les mêmes qualités. Il faut d’abord connaitre ses limites, puis ensuite les accepter. Donc cette spécialité ne pouvait convenir.

Le Rabouilleur aboutit au choix de médecin du sport. Les consultants étant des sportifs, réputés en parfaite santé, le cahier des charges était respecté. Hélas, dans le monde réel, les sportifs consultent le médecin du sport dans le seul et unique but d’améliorer leurs performances, par l’usage de drogues, sorties des progrès les plus douteux de la pharmacie, mais dont l’effet à long terme est plus que suspect, pour rester politiquement correct.

Devant ce triste panorama, le Rabouilleur abandonna l’idée d’une carrière rémunératrice dans la médecine, et choisit d’optimiser son potentiel intellectuel dans les Sciences dites dures. Les Sciences dites dures, ou parfois exactes, sont les mathématiques, pures et appliquées, la physique, la chimie, minérale ou organique, et la biologie moléculaire. La principale caractéristique des Sciences exactes réside dans le fait qu’elles étudient des objets isolés dont l’état n’est gouverné que par un nombre très restreint de variables soit 3 ou 4 au grand maximum. Le cas le plus simple étant l’état d’un gaz, objet homogène et isotrope, qui se décrit parfaitement par trois variables, à savoir la température, le volume et la pression. Les Sciences Naturelles, y compris la physiologie humaine, se caractérisent au contraire par un grand nombre de variables, et la difficulté à isoler l’objet d’étude de son environnement. Dans le cas du génome humain, on trouve un ensemble de 10.000 à 30.000 gènes, sans compter l’ADN mitochondrial, avec un certain nombre de variations possibles pour chaque gène, conduisant au phénomène bien connu de l’explosion combinatoire. Dans ces conditions, une découverte Scientifique devient très ardue, voire même totalement aléatoire.

Cette optimisation du potentiel intellectuel dans les Sciences dures impose par contre la contrainte de ne pouvoir s’enrichir matériellement. En effet, les bonnes idées, ou les théories scientifiques, ou les protocoles expérimentaux, ou les théorèmes mathématiques, contrairement aux drogues, pilules, suppositoires, ou autres médicaments, ne peuvent JAMAIS se vendre, mais juste se répandre gratuitement parmi les Esprits, bienveillants …, ou pas.

Poison ou Pirate ?

Poison ou Pirate ?

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Pot de miel

Satan

Satan

Pot de miel

Combat contre le satanisme

Dans le paysage politique Français, une créature politique est sortie du néant par la puissance de réseaux occultes, à savoir le petit Micron, brandissant le nouveau Credo du progressisme, nouvel avatar de la religion de Prométhée, nouvelle incarnation du satanisme, religion du mensonge, de la duperie, et des apparences trompeuses, et mauvaise copie du Ricain O-bla-bla, sorti de Chicago, bouche de l’enfer.

Pour se maintenir au sommet du pouvoir, le petit Micron se doit de deviner les sentiments de la foule, pour mieux la manipuler. En d’autres termes, le petit Micron, enfermé dans son bunker Élyséen avec grand-mère Brizitte et une clique de clones Sciences-Pipoteurs, a besoin de feed-back, ou retro-action en bon Français, pour orienter son discours dans le sens du vent de l’Histoire. Bref, il lui faut une orientation, ou une boussole, pour construire une narration plausible, à défaut d’être crédible. Et les conseils de grand-mère Brizitte n’y suffiront pas. Le cas de grand-mère Brizitte est scellé : elle est maintenant pesée et jugée, et ne fait pas le poids, comme dans le livre de Daniel. L’œil du Rabouilleur sait voir, jauger, juger et exécuter, autant que le détestable prédicateur gauchiste Edwy Plenel, tout à la fois témoin, procureur, juge et bourreau !

Dans les temps anciens, ce rôle de senseur des mouvements de l’opinion était dévolu aux Renseignements Généraux, les fameux RG, qui prenaient à intervalle régulier, le pouls de l’opinion. Il n’y a dans cette démarche rien de moralement répréhensible : que le pouvoir en place veuille sonder l’opinion, et ses sujets de mécontentement relève d’une pratique normale de la politique. Le travail des RG consiste à 72,666 % à interroger les bistrotiers et les bistrotières sur les conversations des habitués, les autres 27.334% consistant à confesser les coiffeuses et les chauffeurs de taxi. Vous pouvez constater dans ces pourcentages toute la rigueur scientifique de la Sociologie expérimentale, source inépuisable d’émerveillement pour les esprits libres et avertis.  Il s’agit juste de s’enquérir de l’opinion du Français moyen sur le cas du docteur Jérôme Cahuzac, malheureux suppôt d’Hippocrate, franc-mak, socialiste de la gauche Américaine, mal conseillé, mal divorcé et embarqué à l’insu de son plein gré dans un mauvais feuilleton médiatique. Cela fait beaucoup pour un seul homme ! Si les mésaventures du pauvre et sympathique docteur Cahuzac suscitent des controverses dans les cafés du Commerce, alors le pouvoir en place actionnera les bons leviers pour que cette triste histoire occupe les électeurs.

Mais Internet est arrivé, et les bistrots et la presse écrite connaissent un recul de leur influence sur les mouvements de l’opinion publique.

Le pouvoir politique s’adapte à cette nouvelle donne (New Deal en globish), et pousse ses pions sur l’échiquier de la Toile mondiale, ou World Wide Web. Pour ce faire, il met en place des pots de miel, une catégorie d’appât, comme les chèvres, ou les insuffisantes hirondelles de la DRM, sous la forme de blog, blogs qui prêchent le faux pour savoir le vrai, une très antique technique de manipulation.

Le Rabouilleur, dans son observation vigilante de la Toile, est tombé, à l’insu de son plein gré, sur un de ces pots de miel, le blog de Nathalie_XX, une libérale de façade, et derrière la façade, une détestable avocate du diable. Ce fut un moment de pures délices, tant les contradictions du discours sautaient au visage. Cette créature fantasmatique dénigrait notre lumineux et bien-aimé président de la république, tout en sollicitant des contributions pour le Grand Foutage de Gueule, oups, le Grand Débat ! Le lecteur un peu éveillé perçoit une dissonance cognitive dans le discours de l’agence de com’ politique, qui a construit, grâce au Bureau des Légendes, le personnage de Nathalie_XX, courageuse blogueuse rebelle et libérale, qui vous explique gratuitement le Beau, le Bien et le Vrai, et sollicite vos commentaires pour sonder les reins et les cœurs de la France profonde, qui a toujours le droit de vote dans la mascarade pseudo-démocratique.

Il y a, bien sûr, un bonus sur ce blog, le commentateur qui joue au chien de garde, le  Cerbère de la Porte, ou plutôt le toutou agressif  à sa vilaine mémère Nathalie,  alias le pseudo Robert Marchenoir, autre créature de l’agence de com’, petit provocateur et spécialiste des attaques ad hominem, quand il se trouve à court d’arguments de fond, donc presque toujours, au sens de la mesure de Lebesgue.

Et dire que toutes ces manipulations de l’opinion sont payées par nos impôts !

Morte la bête, mort le venin !
Morte la bête, mort le venin !
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Rendement décroissant de la Science

Chlorophylle
Chlorophylle

Rendement décroissant de la Science

Le Rabouilleur peut lire dans les gazettes ce genre de déclarations :
Nous constatons une croissance exponentielle du nombre de scientifiques, DONC, la Science n’a jamais été aussi florissante qu’aujourd’hui.

Ces déclarations reposent sur une prémisse erronée, qui est la suivante :
Plus le nombre de personnes qui étudient un problème est grand, plus forte est la probabilité que le problème soit résolu.
Cette prémisse est fausse, car elle contredit une observation expérimentale :
Vous pouvez appointer 1000 physiciens médiocres, et vous ne trouverez jamais la théorie de la relativité restreinte. Par contre, un seul génie Français comme Henri Poincaré vous énoncera cette vérité scientifique.
La découverte scientifique est un phénomène qualitatif et non quantitatif, comme l’effet photo-électrique, qui s’explique par la mécanique quantique.
Dans l’effet photo-électrique, il existe une barrière ou seuil quantique en énergie. Chaque photon est porteur d’une énergie intrinsèque, en fonction de sa fréquence, ou longueur d’onde. En dessous du seuil d’énergie, vous pouvez envoyer 1000 photons sur un atome, ou une molécule, et il ne se passera RIEN.
Au dessus du seuil énergétique, il suffit d’envoyer un SEUL photon pour qu’une métamorphose se produise. Un exemple simple est la photosynthèse, où un photon de la bonne fréquence frappant une molécule de chlorophylle est converti en énergie électrique, puis en énergie chimique.
Plus généralement, il existe des expériences de physique, où il ne se passera strictement RIEN, comme la célèbre expérience de Michelson et Morley, où la rotation du dispositif expérimental ne produit AUCUNE différence entre l’axe Nord-Sud et l’axe Est-Ouest. Mais le fait expérimental qu’il ne se passe RIEN donne une information capitale : la vitesse de la lumière n’est pas affectée par le mouvement de la Terre et reste constante.

Il existe aussi une loi, que le Rabouilleur peut formuler ainsi :
La Science est un processus cumulatif, qui connait un rendement décroissant.

Le processus Scientifique est cumulatif, car ce qui est connu, prouvé et démontré est définitivement acquis, tout au plus son domaine de validité peut être précisé. La Science fonctionne comme une crémaillère : il n’y a pas de retour en arrière.
Une nouvelle théorie scientifique n’invalide pas l’ancienne théorie. Elle l’englobe, de telle manière que l’ancienne théorie devienne un cas particulier de la nouvelle théorie plus générale.
Il est aussi une évidence première :
Les problèmes résolus en premier sont forcément les plus simples.
DONC, les problèmes restant à résoudre seront forcément plus complexes que les problèmes déjà résolus.

Les progrès de la Physique démontrent bien cette loi. Il faut des outils mathématiques de plus en plus puissants :
1/ les premières lois, comme l’hydrostatique d’Archimède, ne font usage que de nombres.
2/ l’étude de la chute des corps par Galilée conduit à l’apparition du concept de fonction, et de dérivée seconde, l’accélération étant la dérivée seconde du nombre représentant la position.
3/ la mécanique quantique fait appel à la notion d’opérateur, soit une fonction de fonctions, dans ce cas l’opérateur Hamiltonien agissant sur des fonctions d’ondes complexes.

La difficulté des problèmes scientifiques n’est pas homogène, mais hétérogène, d’où le rendement décroissant. La méconnaissance profonde de cette réalité nourrit l’illusion chez les politiques que le nombre croissant de chercheurs conduirait nécessairement à un nombre proportionnellement plus grand de découvertes. En effet, la croissance des découvertes n’est pas forcément linéaire, et on le constate dans l’inflation des publications scientifiques sans réelle avancée, et dans cette imposture scientifique qui a pour nom : la méta-étude. Au 21e siècle, Tartuffe ne fait plus dans la théologie chrétienne, il fait dans la méta-étude, un métier d’inspecteur des travaux finis.
Et si vous demandez à Tartuffe : N’as-tu pas honte ?
Il vous répondra : Il faut bien que je vive !
Il faut lui répliquer : Ce n’est pas une raison suffisante pour vendre de la camelote au prix de la bonne marchandise !

Si cette constatation du rendement décroissant de la Science vous perturbe, il existera toujours des dérivatifs peu onéreux pour vous, comme les niaiseries filozofikes sur la complexité d’Edgar Morin, ou le bla-bla consolatoire du psychiatre Christophe André.
Les prétentions à la rigueur scientifique des suppôts d’Hippocrate ne connaissent aucune limite, et c’est ainsi que le Rabouilleur a dû endurer, avec un masque niaiseux et modeste de petit écolier, une insupportable et creuse leçon professée par un agrégé de médecine sur la différence évidente entre corrélation et causalité.
Mais qui es-tu, misérable vermisseau hippocratique, pour oser donner une leçon aussi primitive à un illustre Maitre ès Sciences ?
La Science ne ressemble certainement pas à une partie de plaisir et, le Rabouilleur a dû subir cette attaque odieuse de son suppôt d’Hippocrate généraliste :
Les études Scientifiques rendent fou, c’est bien connu ! Je le sais parfaitement, car c’est la raison pour laquelle j’ai abandonné les études en classes préparatoires scientifiques pour faire médecin, avec le succès que vous pouvez constater.
A quoi, le Rabouilleur, en bon disciple d’Aristote, s’est abstenu de répondre :
Et les études de médecine rendent con, car elles ne font usage que de la mémoire, et nullement du raisonnement ! C’est d’ailleurs une explication rationnelle de la féminisation croissante de votre sacerdoce ! Et toc ! Un point partout, docteur !
Cela dit, je vous reconnais la qualité d’excellent médecin.
Ne nous fâchons pas !
A chacun son métier, et les vaches seront bien gardées !

Trou noir

Trou noir

Post-scriptum :
Le scientifique qui éprouve des doutes sur le bien-fondé de sa démarche peut TOUJOURS se ressourcer par le spectacle burlesque des charlatans, brulant les planches du théâtre médiatique. Un exemple parmi d’autres dans un dialogue entre le charlatan-psychiatre Boris Cyrulnik, très médiatique vendeur de résilience à très bon marché, et un de ses confrères psychiatres, bien plus profond que lui :
Boris Cyrulnik pontifie, divague et généralise à tort et à travers, comme à son habitude. Son confrère ethnopsychiatre, passablement excédé, commence par bouillir, puis finit par exploser devant le flot continuel d’absurdités : Ton discours n’est pas argumenté. Donne-moi une preuve de tes affirmations !
Boris Cyrulnik affiche un sourire niaiseux, et ne lui répond RIEN.
Grand moment de bonheur devant le petit écran !

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Le coach

locoLe coach

Note préliminaire :
Ce billet contient 100% de politiquement incorrect.
Sa lecture est donc fortement déconseillée aux Bisounours.

Le coach, ou entraineur en bon Français, est un des deux personnages centraux d’une équipe sportive, l’autre étant le capitaine.
Dans le vocabulaire militaire, on dirait que le capitaine s’occupe de la tactique sur le terrain, et le coach de la stratégie, au titre de la préparation physique et mentale. Nous ne sortirons pas du dualisme platonicien entre le corps et l’esprit.
Dans une métaphore simple, on pourrait comparer le coach à une locomotive, et le reste de l’équipe à des wagons entrainés par la locomotive.

Le métier de coach nécessite des qualités dignes d’un druide Gaulois, d’un sorcier Aztèque, d’un gourou Hindou, et dans le pire des cas : d’un suppôt d’Hippocrate Viennois.

Quand l’équipe a subi un cuisant revers, l’entraineur se doit de remonter
le moral de ses troupes pour affronter la prochaine épreuve sportive, dans les meilleures conditions possibles. Comme disait le Cardinal de Richelieu, la politique est l’art de rendre possible ce qui est souhaitable. Le principe est simple, et les modalités d’application excessivement compliquées.

L’entraineur doit donc posséder une force mentale en acier inoxydable, pour résister aux coups du mauvais sort, analyser les causes d’une défaite, et trouver et appliquer les remèdes adéquats avant la prochaine rencontre.

Mais un esprit sagace objectera qu’un entraineur n’est qu’un homme, avec ses forces et ses faiblesses, et qu’il peut aussi connaitre des moments de doute et de découragement. Par exception, un coach qui ne connait pas ces moments de flottement est un psychotique, enfermé dans ses certitudes. A plus ou moins brève échéance, il vous mènera droit dans le mur, aussi sûr que 2 et 2 font 4. Ces psychotiques nuisibles se détectent facilement par des discours inflexibles sur le thème : je ne changerai pas de cap, ou bien, je reste droit dans mes bottes. Ils se croient persévérants, et ne sont qu’obstinés. Dans ce dangereux cas de figure, le Rabouilleur invite les joueurs à trouver une nouvelle équipe.
En résumé, le coach a lui-même besoin d’un coach. Les psychiatres connaissent le même problème. Quand un psychiatre est envahi par le doute, il consulte le psy du psy, qui a pour nom : le référent, en général, un vieux sage, enfermé dans un placard à balais. Les ringards Yankees grenouillant à Hollywood représentent le référent sous les traits ridicules et grotesques de Maitre Yoda, dans la très mauvaise épopée de la guerre des étoiles. Dans ces conditions, on peut se poser cette bonne question :
Qui est le coach du coach ?
Encore un mystère  !

La Porte

La Porte

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