Hollande, disciple caché de Chirac.

Hollande, disciple caché de Chirac.

Hollande a une grande affection pour Chirac, et elle est réciproque.
Le bon peuple croit que ce lien très fort est dû à leurs communes connections corréziennes.
La réalité est qu’ils se sont reconnus, ils appartiennent tous les deux à la même confrérie, celle des escrocs à l’insolente baraka.
L’examen de leurs parcours respectifs ressemble à un nouveau chapitre des Vies Parallèles de Plutarque, tant les points communs entre ces deux néfastes sont criants.
Tous les deux ont été suppliciés dans leur enfance par un Père illuminé:., putatif ou non, trop sévère, qui les a dévalorisés. Tous les deux ont été chouchoutés par une Maman trop, beaucoup trop aimante, qui les a marqués au fer rouge. Œdipe le Béotien rode dans les parages, et Jocaste aussi. En conséquence de cette épreuve initiatique, l’estime de soi n’existe pas chez ces deux victimes d’un dressage précoce. Pire, ils se haïssent eux-mêmes pour ce péché originel, dont ils ignorent les commanditaires.
Dans leur jeunesse, tous les deux ont été crachés par cette bouche de l’Enfer qui se fait appeler ENA, et qu’il faudra fermer, le plus tôt étant le mieux.
A maturité, tous les deux se sont retrouvés au sommet de la pyramide:. bureaucratique par un accident de l’histoire. Dans les deux cas, le choix des électeurs s’est porté sur eux par un rejet de leur adversaire : le bon apôtre apparaissait au peuple comme un pis-aller. L’un comme l’autre, ils ont montré toutes les qualités démagogiques nécessaires dans une élection. Mais, installés au poste de pilotage, ils se sont trouvés bien embarrassés pour fixer un cap.

En effet, tous les deux n’ont jamais eu aucune conviction politique. On ne peut appeler conviction ce radical-socialisme:. tendance cassoulet qu’ils partagent, cette vieille abjection universaliste:. et colonialiste des 3e et 4e républiques, dont Charles de Gaulle nous avait débarrassés au prix de tant d’efforts, et qui, chassée par la porte, est revenue par la fenêtre.
Tous les deux ne savent que pratiquer l’anesthésie sur un patient bien malade, et n’étant chirurgiens ni l’un ni l’autre, ils usent et abusent des soporifiques et stupéfiants de toute sorte. Ils ont bien raison, le malade sortirait encore plus amoché d’une de leurs opérations. En résumé, ils ont adopté comme maxime politique ce qui n’était qu’un croustillante boutade d’Edgar Faure :

L’immobilisme est en marche, rien ne pourra l’arrêter.

Tous les deux se moquent éperdument de l’avenir du pays, du moment qu’ils conservent leurs très coûteuses prébendes et qu’ils voient les courtisans s’aplatir devant eux. Comme il faut bien gérer les affaires de la Nation, ils se déchargent du fardeau sur plus inconscient qu’eux, un Juppé, un Z’Ayrault outré de moraline minable, ou un Catalan excité et volubile faisant parfaitement l’affaire.

Ni l’un, ni l’autre ne connaissent l’économie de marché autrement que par des racontars : ils ont toujours été fonctionnaires, ou élus dans une des strates du mille-feuilles bureaucratique. Comme ils fréquentent tous les deux M. François Pinault:., celui-ci doit leurs donner quelques suppléments de culture économique lors de ses visites nocturnes. Juste de quoi faire de beaux discours, mais guère plus.

Tous les deux ont connu leurs traîtres, leurs Ganelons , Balladur pour l’un, Cahuzac:. pour l’autre. L’épisode Cahuzac:. restera dans les annales télévisuelles, pour la prestation du petit gros agitant désespérément ses mains dans le vide, affolé d’avoir trouvé son maître dans l’art de l’enfumage. Une pareille révélation, passé l’âge de 50 ans, émeut les âmes les mieux trempées. La logique était pourtant respectée : ayant plus d’occasions de s’exercer à la menterie, les médecins duperont toujours les bureaucrates. Et pourtant, Chirac et son continuateur  Hollande  se veulent grands maîtres ès fourberies, ce qui n’est pas pêcher si l’intention est noble.

Mais ces deux mauvais larrons n’ont poursuivi qu’un but purement égoïste : leur promotion.

La différence essentielle entre ces deux scélérats réside dans l’état de la France :
en 1995, l’économie française était encore solide. En 2012, cela n’était plus vrai. Les vieilles recettes chiraquiennes ne marcheront plus : la dette des administrations s’est considérablement alourdie entre temps. Le tissu industriel s’est rétréci comme peau de chagrin, ou se retrouve sous pavillon étranger.

Chirac a quitté le navire avant le naufrage. Hollande, optimiste pathologique, imagine connaître le même destin que Gambetta pendant la Commune de Paris, ou plutôt que le capitaine du Costa Concorda : mon canot de sauvetage yankee m’attend  ! Les passagers du paquebot France se débrouilleront !

Rien n’est moins sûr.

Pour élever le débat au dessus de ces deux fantoches sans intérêt, ces équivalents français du vietnamien Diem, allons au cœur du problème : pourquoi le personnel politique français de la fin du XXe siècle et du début du XXIe est-il aussi nul ?

Absence de ressources ou élimination des capables ?
Il faudrait Jean-François Revel, voire Lavoisier ou Œdipe aux pieds gonflés, pour en chercher les causes profondes et proposer des remèdes. Mais ce grand penseur est mort sans successeur.

Conclusion :
Nous vivons désormais dans un monde qui semble tripolaire, monde régi par les États-Unis d’Amérique (du Nord), la Chine et la Russie, et dans lequel la France n’est qu’un petit satellite qui oscille dans un champ de forces.
La troisième guerre mondiale n’a pas été déclarée, mais elle fait rage, sous une forme ni froide, ni chaude, simplement tiède.
Surtout, ne le dites pas à notre ministre des Affaires étrangères !
Cette nouvelle troublerait sa sieste.

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A propos Le Rabouilleur

Les affaires et les sciences : telles sont mes deux occupations. Devise : nous n'irons pas à Canossa ! ni à Chicago !
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2 commentaires pour Hollande, disciple caché de Chirac.

  1. Jean-Michel Fourquie dit :

    Merci pour cet article, Je partage votre point-de-vue, Hollande et Chirac sont les 2 plus mauvais présidents de la 5ème république, mais ils ont bien été élus par les Français, et donc les accabler ne suffit pas, car on a bien les politiciens qu’on mérite (Et c’est dommage car le pays aurait gagné à élire Barre, Rocard, Balladur, Juppé version 95, Fillon maintenant)

    • Cher Monsieur,
      Vous accablez les pauvres Français qui n’ont que le choix entre la peste et le choléra.
      Les électeurs n’ont pas ce qu’ils méritent, comme vous le prétendez A TORT.
      Quant à la marionnette Chirac, son marionnettiste s’appelait Jérôme M., marchand de flotte, cette flotte qui justifierait bien un examen approfondi comme la source des Bouillants, ou Perrier, sise à Vergèze dans le Gard.
      Mais Jérôme M., l’ hyper-conformiste, n’était dans cette mise en scène qu’un agent d’un CERCLE bien plus puissant et bien plus ancien.
      Très fraternellement :.

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