Michou du Berry

Portrait du démagogue socialiste

Michou du Berry

De profession, Michou est avocat, mais sans cause réelle et sérieuse. En effet, les habitants de Saint-Bezant, berceau de sa jeunesse berrichonne et siège de son cabinet, vivent sereinement et fréquentent peu les tribunaux.

En complément de ressources, le contribuable, à l’insu de son plein gré, lui finance la défense des parasites étrangers qui veulent s’incruster en France, filon qui se révèle pauvre à l’usage. Puisque ses affaires ne marchaient pas fort dans le Berry, Michou décida de se recycler en politique, sans doute sur le conseil de Pole Emploi.

Hélas, ses compatriotes connaissaient le zozo, et aucun ne voulait qu’il dirigeât une mairie, ni à Saint-Bezant, ni à Bourges, capitale de la province, les sondages commandés étaient formels.

Un maire s’occupe de choses sérieuses, et Michou, avec son physique de freluquet, n’a pas la tête de l’emploi. Pour améliorer son apparence, il a certes décidé de porter un bouc à la Lénine; là encore, l’effet est manqué : les poils sont trop clairsemés. Très finement, les berrichons ont trouvé une astuce pour se débarrasser de l’animal : ils l’ont envoyé jouer le godillot socialiste à l’Assemblée nationale.

Le petit Michou n’est pas complétement idiot, il ressent douloureusement le vide sidéral de son mandat parlementaire, sans prise sur les gens ni les choses, et n’arrive pas à s’en accommoder.

Pour se désennuyer, il joue de la grosse caisse, là où ses collègues socialistes jouent plutôt du pipeau. Il en joue si faux et si mal que les responsables parisiens du parti maudissent les berrichons pour leur avoir expédié cet hurluberlu.

La faute incombe aux parents soixante-huitards de Michou qui lui ont inculqué cette croyance discutable que le dernier mot revient à celui qui crie le plus fort.

Avec d’autres démagogues de son parti, il a aussi fondé un club minuscule, la gauche (pas très) forte, en miroir des petits marquis de la droite, sans aucun impact sur le pays réel bien évidemment. Son oisiveté est si grande qu’il trouve encore le temps de pondre des livres que personne n’achète, pâtés truffés des banalités gauchistes les plus éculées enrobées dans un style plat et redondant.

De temps à autre, surtout à la pleine lune, il a une petite poussée d’hormone mâle et il essaie d’exister. Dans ces moments d’exaltation, Michou recherche désespérément la lumière du bucher des vanités, tel l’évêque Gaillot, la soutane en moins.

Pour attirer les projecteurs, il décide bêtement de s’attaquer à plus fort que lui, comme à Depardieu, autre berrichon, authentique gloire locale, surtout vrai dur-à-cuire.

Finalement, sa tentative s’engloutit dans le néant médiatique, son rêve secret s’évanouit : il se voyait Secrétaire d’état aux Chiens perdus sans collier. Caramba ! encore raté !

Ne demeure que la nullité du personnage dans l’esprit des électeurs, déjà blasés sur le sujet.

Même si des législatives anticipées le renvoyaient dans ses foyers, Michou le cumulard aura toujours un point de chute au conseil général du Haut-Berry. Il s’est bien gardé de démissionner de son mandat dans ce délicieux fromage. Par conséquent, les contribuables berrichons continueront à payer et endurer ses discours creux, répétitifs, pompeux, en un mot ridicules.

Dans une tentative désespérée de prouver sa valeur ajoutée, s’inspirant de l’enfumage de son incapable de chef, notre braillard s’accroche à une vieille lune : la fusion du Haut et du Bas Berry, deux territoires que rien ne rapproche, Autant le Bas-Berry est bien géré par des gens discrets, autant le conseil général du Haut-Berry est une pétaudière qui bat des records d’improductivité, dans une atmosphère délétère de lâcheté, de paresse intellectuelle, de copinage malsain et intéressé, de mots vides de contenu comme « les espaces de projet », de prêchi-prêcha ringard et grandiloquent, de dérive budgétaire presque aussi catastrophique que celles de la Corrèze et de la Nièvre, départements maudits de toute éternité, et, en conséquence, enfers du socialisme, ou de la social-démocratie, si cela vous chante.

Le tribun du peuple est rattrapé par la violence des nouveaux-venus d’Afrique qui trompent leur désœuvrement en détruisant les véhicules de pauvres Berrichons laborieux. Comme il faut bien trouver une réponse au désarroi de ses électeurs, il préconise la mise en place des « Voisins Vigilants », qui ne doivent surtout pas devenir une nouvelle Garde Nationale. La contradiction finira par lui exploser au visage : Parler, d’accord, Agir, surtout pas : encore et toujours le Ministère de la Parole des disciples de Jaurès.

L’avocat vient de passer carrément dans la 5eme dimension, en septembre 2014, en proposant la suppression du poste de Premier Ministre, ce qui sera extrêmement pratique en cas de co-habitation.  Le droit et la logique n’ont jamais fait bon ménage, ni dans la tête de Michou l’avocat, ni dans celle de son grand copain de l’Assemblée, un malhonnête qui souffre de phobie administrative.

Le démagogue est un dommage collatéral de la démocratie. Si le démagogue prolifère dans la France de 2013, c’est en vertu de la réflexion d’Edmund Burke : il suffit que les hommes de bien ne fassent rien pour que le mal triomphe.

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A propos Le Rabouilleur

Les affaires et les sciences : telles sont mes deux occupations. Devise : nous n'irons pas à Canossa ! ni à Chicago !
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