Epilogue

Série noire dans la Vallée Noire  (fable berrichonne) :

M. Métais, vétérinaire de La Châtre (Indre) a été dévoré par des porcs dans un élevage industriel de Sainte-Sévère (1), la désormais tristement célèbre ferme des Lumières. Encore une victime du Progrès agro-industriel. Le Président du Sénat français, M. Gérard Larcher, a voulu adresser ses condoléances à la famille de son défunt condisciple et confrère, mais en vain. En effet, ce vétérinaire berrichon, enfant de la DASS, n’avait pas de famille. Triste destin.
La femme de ménage du bon docteur Métais a déclaré au journaliste local :
Il se prenait pour Dieu le Père, mais c’était un vrai salaud. Les cochons ont eu sa peau, et ce n’est que Justice. Je ne regrette qu’une seule chose : qu’il n’ait pas plus souffert.
Belle synthèse, hélas non reprise par une presse aux ordres, qui se livre à la place dans sa nécrologie à une apologie dérisoire et risible de la contribution inepte dudit  vétérinaire à la domestication du sanglier du Berry.
La brigade de gendarmerie de La Châtre enquête sur les circonstances de ce fait divers qui n’a pas troublé la quiétude de cette verdoyante et antique bourgade.
D’après les premières constatations des gendarmes, le docteur Métais aurait d’abord été électrocuté, et aurait perdu connaissance, tombant inconscient dans le parc à cochons.
Toute ressemblance avec la mythologie grecque est ici fortuite, genre : il avait le feu sacré; c’était un vrai pro; il souffrait de crises de  foi(e); l’électricité, ça ne pardonne pas ,  etc …

Étrange malédiction sur les vétos de La Châtre :
Un deuxième vétérinaire, M. Louis Siffert, se blesse accidentellement lors d’une battue destinée à éradiquer les sangliers de la Vallée Noire. Transporté à l’hôpital, qui se moque de la Charité, il attrape une infection nosocomiale à staphylocoques SARM. Il sert de cobaye pour un nouveau médicament, le Fulminazol, endurant un long Calvaire.
Il meurt guéri, mais achevé par le remède, après trois mois de combat contre la Mort,  culminant dans une très douloureuse agonie, à la grande satisfaction de sa jeune et belle veuve, Marie-Madeleine, commerciale chez Monsanto, femme cupide et stupide.
Le 3e et dernier véto de La Châtre, bourg de résidence d’Aurore Dupin, une foldingue plus connue sous le pseudo de George Sand, une femme-veto cette-fois-ci, Mme Cindy Lopette meurt en 3:. jours, terrassée par une légionellose foudroyante, malgré ou à cause des soins du Diafoirus local et péremptoire, le docteur Raoul Didi.  Les mauvaises langues du bourg parlent pourtant d’intoxication, comme à Flint, Michigan, USA. Les gens racontent n’importe quoi, juste pour se rendre intéressants.

Les éleveurs de l’arrondissement de La Châtre se retrouvent donc dépourvus de véto, ce petit factotum de la sélection génétique et de la domestication. L’administration s’alarme de cette situation :

  • Plus de distribution des médicaments de Big Pharma.
  • Plus de tenue des registres, et de rédaction des petites fi-fiches sur chaque animal domestique.
  • Plus personne pour nourrir le monstre du Big Data, qui va mourir de faim.
  • Plus personne pour prélever les échantillons nécessaires à l’analyse ADN.
  • Plus personne pour désigner les étalons et les boute-en-train.
  • Plus personne pour l’insémination artificielle.

Toute la filière de l’élevage local serait menacée, aux dires des experts. Faut-il croire les experts ? Bien sûr que non, ils sont tous vendus !

Le Conseil Départemental de l’Indre se saisit du problème et cherche des vétos. Un oncle éloigné du Président du Conseil, souhaite vivre à la campagne, au bon air, et sans volets roulants électriques assujettis au compteur intelligent et vicieux Linky. Cet oncle établi aux USA, dans l’Illinois, s’appelle Samuel Harriman, et roule en voiture Mazda.

Il exerce à Chicago la profession de psychiatre-psychanalyste, qui ne répond plus à ses rêves de jeunesse, ni à sa volonté d’émancipation de la Nature et de son déterminisme. Moyennant une formation financée par la Chambre d’Agriculture du Bas-Berry, il peut se reconvertir en vétérinaire, spécialiste de la filière porcine, métier très proche de son premier emploi.
Car, suivant la sagesse populaire, en tout homme sommeille un porc.
Et le premier boulot du psychanalyste consiste d’abord à réveiller ce porc.
D’après cet Oncle Sam, qui a beaucoup écouté les hommes, et aussi les femmes, s’épancher sur son divan avant sa reconversion berrichonne, le porc, ou la truie, est supérieur à l’homme, ou la femme, pour une excellente raison :
il ne parle pas.
Il n’écrit pas, non plus.

Cochon qui s’en dédit !
Et allez voir les Diablesses, vous m’en direz des nouvelles !

Moralité, tirée de la sagesse populaire française :
Les hommes s’attrapent par la queue, et les femmes s’attrapent par les oreilles.
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Note 1 :
Comme les vrais initiés:. le savent, Sainte-Sévére est la patronne des Sado-Masochistes. Son principal sanctuaire se trouve dans une commune du Bourbonnais : Le Donjon (Allier),  commune dont la mairesse se nomme Madame Reine Delanuy.

Navigation en haute mer : déconseillée aux petites natures !

Navigation hauturière :
déconseillée aux petites natures !

 

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A propos Le Rabouilleur

Les affaires et les sciences : telles sont mes deux occupations. Devise : nous n'irons pas à Canossa ! ni à Chicago !
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