En Noir et Blanc

Petits stratagèmes amoureux

1/ Version mâle :
Le blouson noir et le chevalier blanc

Gisquette, une petite jeune fille, regagne seule son logis après une soirée bien arrosée chez sa copine Aurore, analphabète, nymphomane et shampouineuse au salon de coiffure Ouhest-Lebec de Vierzon.
Marchant d’un pas mal assuré dans les rues désertes de Mehun-sur-Yèvre (Cher), elle se sent observée. En se retournant, elle constate qu’elle est suivie par un blouson noir. Gisquette accélère sa marche, car son logis, situé au 666, impasse Homais-Manceau, est encore à 463 mètres, soit un quart de mile marin.

Le blouson noir rattrape Gisquette, et commence à l’agresser physiquement.
Surgit alors un chevalier blanc qui met en fuite le blouson noir, après une courte lutte au corps à corps.
Gisquette tombe naturellement amoureuse de ce chevalier blanc, si courageux et valeureux. Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants, dont l’un au moins fut l’héritier de Maitre Frédéric Faust, le génial biologiste du bourg.
Toute cette histoire édifiante fut relatée dans la rubrique Faits Divers et Glauques du Berry Républicain par un certain Rémi B., obscur et provocateur plumitif vierzonnais.

En réalité, le blouson noir et le chevalier blanc sont deux vieux copains qui ont
joué à Gisquette une saynète, vieille comme le monde.

2/ Version femelle :
La Reine de la Nuit et la Bonne Fée

Gilgamesh, celui qui a tout vu

Gilgamesh, celui qui a tout vu

Ishtar, Reine de la Nuit, entraine Gilgamesh dans un tourbillon de sexe, à l’insu de son plein gré, lui fait un enfant dans le dos, puis le jette comme un vulgaire tampon menstruel, espérant ainsi le voir tomber dans le trou du dépit amoureux.

Gilgamesh, qui n’est pas né de la dernière pluie, fait mine de tomber au fond du piège, car il a compris qu’il subissait la première phase du protocole : la désorientation. Mais Gilgamesh perd difficilement le Nord, grâce à sa boussole innée, et aussi grâce à sa connaissance du mouvement diurne du soleil.

Alors, apparait dans le paysage Sophie, la Bonne Fée, qui lui tient ce discours :
Pauvre Gilgamesh, tu me sembles bien mal en point.
Grâce au pouvoir de ma baguette magique, je peux te faire sortir du gouffre, à la condition que tu deviennes mon nouveau petit toutou. J’ai déjà dressé Bourino, mon fier destrier, avec la méthode Alexander, bien connue d’Aristote, alors j’arriverai bien à dresser un simple clébard dans ton genre (gender en anglais).

Réponse de Gilgamesh :
Bonne fée, je te remercie de ton offre, mais j’ai bien capté que la Reine de la Nuit est ta vieille copine et que vous me jouez une vilaine bouffonnerie. En effet, tous les samedis soirs de pleine lune, vous allez ensemble danser à La Tanière des Couguars, pour croquer de jeunes minets. Donc tu tentes de me faire subir la deuxième phase du protocole : l’humiliation.
En conséquence, tu n’as qu’à te carrer ta baguette magique dans le fion, pour ton plus grand plaisir, et me laisser tranquille, car je vais sortir du trou par mes propres moyens. Comme je perçois un grand vide dans ton existence, tu peux toujours assister à ce spectacle, qui est gratuit.

Ulcérée par la réponse de Gilgamesh, la Bonne Fée ne s’avoue pas vaincue :
Misérable Gilgamesh, tu ne connais pas toute l’étendue de mes pouvoirs. Outre ma baguette magique, je possède un double doctorat en Filozofie et Droit Public. Puisque tu résistes, je vais donc t’assommer avec un exposé sur la Filozofie du Droit Naturel. Aucun mâle de mon entourage n’a résisté à cette épreuve humiliante !

Mais Gilgamesh, qui a été vacciné dès son plus âge par son maitre Rabelais contre le juridisme et la filozofie, n’est nullement ému par les menaces de la Bonne Fée :
Rassure-toi ! je ne lacherai pas prise, comme une quelconque lectrice des pages psycho d’un magazine pour pétasses, car j’ai passé par des épreuves bien plus difficiles ! Et d’ailleurs, la Filozofie du Droit Naturel, je la connais mieux que toi, grâce à La Fontaine : la raison du plus fort est toujours la meilleure.
Subjuguée par tant de sagesse, la Bonne Fée demanda Gilgamesh en mariage, qui accepta à contre cœur, car il souffrait trop de l’isolement, et comme l’a dit Aristote : l’homme est un animal social. Ils se marièrent, ne furent pas heureux ensemble mais eurent de nombreux enfants.

Conclusion :
Marion pleure, Marion crie, Marion veut qu’on la marie.
Toutes ces histoires de maudites femelles puent tellement, qu’elles finissent par piquer les yeux.

Mise à jour : le 21 mai 2018
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Lancement d'Ariane 5, le 17 novembre 2016

Lancement réussi VA 233 d’Ariane 5 , le 17 novembre 2016 à Kourou.

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A propos Le Rabouilleur

Les affaires et les sciences : telles sont mes deux occupations. Devise : nous n'irons pas à Canossa ! ni à Chicago !
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