Maudite femelle

Maudite femelle

Euthanasie de la psychanalyse

Le Rabouilleur a déjà traité de la psychanalyse freudienne dans le billet sur les foutaises psychanalytiques. Pour faire passer le bon message, il convient d’en remettre une couche. La force de la pédagogie repose sur la répétition, comme le savent les vrais Maitres.

Vous trouverez donc ci-après les réflexions inspirées à un scientifique par un document rédigé par une certaine dame Madeleine Chapsal, intitulé Le Retour du Bonheur. Dans ce document, la dame Chapsal relate sa cure psychanalytique, relation à prendre avec des pincettes, car la subjectivité l’emporte largement sur l’objectivité.

Le Rabouilleur tient particulièrement à souligner en préambule, que la lecture de ce témoignage de la dame Chapsal l’a profondément ennuyé, et même fortement fatigué par son absence de cohérence. Cette lecture très pénible à dû provoquer la mort de nombreux neurones du lecteur. Mais comme la connaissance scientifique nécessite toujours de faire un effort sur soi-même, il faut savoir consentir à des sacrifices, surtout pour la bonne cause.
Heureusement, la Nature est assez bien faite : la plasticité cérébrale permet de restaurer les fonctions mises à mal par cette douloureuse épreuve, et ceci même à un age avancé.

En résumé, ce Retour du bonheur est juste un dégueulis émotionnel d’une femelle fortement perturbée, dégueulis assez indigeste, mais qui peut se révéler instructif, si son analyse est bien conduite. Le terme de catharsis en psychologie désigne la purification, qui peut se faire par le haut, ou par le bas du tube digestif. L’important, c’est le résultat !

La trame de la narration est d’une simplicité biblique : la narratrice ressent une pulsion morbide de se jeter sous une rame de métro, mais elle résiste heureusement à cette pulsion, et pour essayer de s’en guérir, elle choisit de consulter un premier psychanalyste, puis un second. Il y a de fortes probabilités que le changement de thérapeute en cours de route soit justifié par le fait que la patiente couche avec le premier thérapeute. On ne sortira donc jamais d’Éros et de Thanatos ! Et bonjour la déontologie ! Mais cette petite timide ne veut pas l’écrire, sans doute par un reste de culpabilité judéo-chrétienne. Le sommet de l’hypocrisie est atteint par la quatrième de couverture, qui proclame sans aucune honte :
Avec la franchise sans détour qui a fait son succès, Madeleine Chapsal raconte son expérience de la psychanalyse.
La preuve de l’absence totale de franchise : le mécanisme du transfert entre le soignant et la soignée est délibérément occulté. Ce mécanisme de transfert n’a rien de bien hermétique d’ailleurs, puisqu’il s’agit juste pour le patient de considérer le ou la thérapeute comme un second papa ou une seconde maman. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué !
Le lecteur mâle constatera une fois de plus les incohérences du psychisme féminin, tiraillé entre les pudeurs d’une rosière et une sensualité exacerbée, qui s’exprime dans sa compulsion pour la lingerie : petites culottes, porte-jarretelles et guêpières nécessaires au repos du pseudo-guerrier !
Comme ce fait divers se passe dans les années 1960, époque où la connaissance du psychisme humain n’était pas très évoluée, la séquence n’a rien de bien original. A cette époque, le freudisme régnait sans partage, et la lamentable grand-mère Dolto se prenait pour une papesse, relayant sans aucun esprit critique la pensée erronée de son mauvais Mentor. Dolto, ou l’insoutenable pesanteur de la matriarche !
Autres temps, autres mœurs !
Hélas, les matriarches peuvent se reproduire, et nous subissons encore en 2018 la psychanalyste Roudinesco, fille pas très spirituelle de la Dolto, et native du signe de la Vierge, signe de Terre et de la routine sensuelle, qui continue à polluer l’espace médiatique Français.

On trouve également dans ce récit autobiographique toute la complication de la relation mère-fille, relation intrinsèquement pourrie, que le saltimbanque Viennois Sigmund Freud n’a pas étudiée. Honte à lui !

Comme toujours dans une étude scientifique, il convient de se raccrocher aux faits et non au ressenti, souvent trompeur. Le cas de la dame Chapsal présente les symptômes suivants :
Tuberculose
Fatigue persistante
Consommation de somnifères liée à des insomnies
Troubles anxieux
Dépression nerveuse avec idées suicidaires.
On sait maintenant que la prédisposition à la tuberculose peut s’expliquer par des carences en vitamine D, cuivre, zinc et magnésium. Il y a également de fortes probabilités que les autres symptômes de fatigue, trouble anxieux et insomnie soient dus à une carence en magnésium.
Pour votre information, la carence en magnésium se traduit par 5 symptômes :

  • Fatigue
  • Irritabilité
  • Insomnie
  • Trouble anxieux
  • Crampe musculaire ou contracture involontaire des muscles.

Le tableau clinique de la carence en magnésium ressemble à une véritable malédiction anti-sociale. La patiente étant anxieuse, irritable et fatiguée, sa vie sociale se trouve réduite à la plus simple expression : cercle familial et obsédés sexuels recherchant une relation sans implication émotionnelle.
Pour compliquer le diagnostic de cette carence, il n’y a pas de relation simple entre le taux de magnésium dans le sang et sa présence à l’intérieur des cellules.
En résumé, le magnésium peut être présent dans les fluides extra-cellulaires, mais en déplétion à l’intérieur des cellules.
Bref, en 2018, les suppôts d’Hippocrate se révèlent incapables de conduire des mesures fiables de cette carence. Encore une fois, les disciples d’Aristote seront appelés à la rescousse pour résoudre ce problème de santé publique.
Il faut l’écrire, le répéter et le marteler : dans toute l’histoire de la biologie humaine, les scientifiques définissent les protocoles et les médecins les appliquent, et surtout sans réfléchir, sinon colossal problème !
Si vous n’en êtes pas convaincu, lisez une bonne biographie du chimiste Louis Pasteur relatant ses combats homériques contre la faculté de médecine.

Dans ces conditions, à quoi sert un traitement psychanalytique ?
En fait, à pas grand-chose !
Une béquille, un pis-aller !

le soleill

Ra ou le Soleil

 

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A propos Le Rabouilleur

Les affaires et les sciences : telles sont mes deux occupations. Devise : nous n'irons pas à Canossa ! ni à Chicago !
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