Complexe d’Œdipe

Complexe d’Œdipe

Le complexe d’Œdipe est une construction intellectuelle d’un célèbre suppôt d’Hippocrate, Sigmund Freud, qui a recyclé une vieille légende locale des Béotiens de la ville de Thèbes, en Grèce. Pour les autres habitants de la Grèce antique, les Béotiens pourraient se comparer aux Belges vus par les Français : des sujets à de mauvaises plaisanteries faciles. Cette légende contient une synthèse des transgressions les plus abominables : tuer son père et coucher avec sa mère.

Il faut juste prendre cette légende pour un avertissement, une mise en garde contre des tentations, de mauvais instincts.

Quand à l’éducation des enfants, il ne faut pas s’en faire des montagnes, au contraire de tous ces psychanalystes de bazar qui répandent leurs tissus de sottises dans Psychologie Magazine, ce dépotoir de la pensée. Ces gens-là créent des problèmes là où il n’y en a pas, dans le seul but de vous extorquer votre argent. Ils appliquent bêtement la maxime du Docteur Knock : tout bien-portant est un malade qui s’ignore. Ayant eu l’immense privilège d’éduquer avec succès deux rejetons, un gamin et une gamine, et sans recours à aucun charlatan freudien, jungien, ou lacanien, le Rabouilleur en a tiré une leçon de vie gratuite, pas chère et optimiste, qu’il peut partager avec ses lecteurs, mâles ou femelles.

L’éducation repose sur le bon vieux principe de la carotte et du bâton, ou du bon et du méchant flic, ou du Père fouettard et du bon Saint Nicolas.
Papa fait le Père fouettard et Maman joue Saint Nicolas.
Papa gronde et Maman console.
Ce jeu de rôles parfaitement stupide est néanmoins nécessaire à l’équilibre psychologique du rejeton, pour en faire un adulte résistant, qui ne va pas s’effondrer au premier obstacle rencontré sur sa route.

Bref, Maman a le beau rôle, et Papa n’en retire que des désagréments, mais c’est la loi du genre. Comme disait Margaret Thatcher, il n’y a pas d’alternative, sauf l’enfant-roi de la grand-mère Dolto. Le Rabouilleur vous le répète encore une fois :
Méfiez-vous des grands-mères !

Le but de l’éducation consiste dans l’autonomie et l’aguerrissement de votre progéniture à l’âge adulte, pour qu’elle ait une chance de survivre dans ce monde de brutes. Cet objectif nécessite bien quelques petits sacrifices à court terme, pour de grands bénéfices à long terme. Un financier dirait que la paternité a exactement le profil d’un bon investissement. Voilà pour la physiologie !

La physiologie étant connue, nous pouvons en déduire certaines situations pathologiques.
1/ Ni père, ni mère.
L’abdication de l’éducation par Papa et Maman qui confient l’éducation du lardon à la grand-mère, défectueuse par construction : c’est le cas du petit Micron.
2/ L’inversion des rôles
Maman gronde et Papa console : le rejeton finit avec la tête à l’envers, mais blindé, comme dans le roman Vipère au poing d’Hervé Bazin.
3/ La transgression des interdits
C’est la relation incestueuse. Et quand les bornes sont franchies, alors il n’y a plus de limites. Le petit Micron présente un cas intéressant de cumul de deux pathologies, puisque Brizitte est une seconde Maman.

Après cette vision sur l’éducation des enfants, une petite digression permettra d’étudier l’art et la manière de les fabriquer. Cette étude se limitera aux bonnes vieilles méthodes issues de la tradition, saine car éprouvée. Le Rabouilleur s’est guéri du progressisme en constatant les horreurs de certains docteurs Folamour modernes. Un excellent documentaire diffusé dans l’étrange lucarne a permis au Rabouilleur d’enrichir sa réflexion sur ce sujet brulant et intemporel.
Dans une vallée reculée de la chaine de l’Himalaya, un village se retrouve avec une petite jeune fille qui connait ses premières chaleurs.
Aussitôt, les grands-mères locales se saisissent de ce problème trivial, en publiant un appel à candidatures à destination des célibataires mâles du voisinage.
Les prétendants à la main de la jeune fille sont convoqués devant un jury de grands-mères himalayennes, jury chargé de choisir le reproducteur qui aura l’honneur, le plaisir et l’avantage de forniquer avec cette femelle, aux fins de perpétuer la race, sans la faire dégénérer.
Les prétendants convoqués sont alors invités à démontrer leurs talents devant le jury des grands-mères. Cette parade nuptiale des candidats donne lieu à force pantomimes, cabrioles et palabres, qui amusent beaucoup les villageois. Les distractions sont rares dans les vallées de l’Himalaya.
Ensuite, les grands-mères délibèrent :
Le numéro 1 est trop con.
Le numéro 2 est trop méchant.
Le numéro 3 est trop moche.
Le numéro 4 est trop maladif.
Le numéro 5 est trop fauché.
Donc, Gisquette se retrouve mariée avec le numéro 6.

Eurêka ! J’ai trouvé ! Je sais maintenant pourquoi ma grand-mère s’appelait Charlotte Darwin !

Le Prisonnier

Le numéro 6 alias Le Prisonnier

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A propos Le Rabouilleur

Les affaires et les sciences : telles sont mes deux occupations. Devise : nous n'irons pas à Canossa ! ni à Chicago !
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2 commentaires pour Complexe d’Œdipe

  1. Pangloss dit :

    La psychanalyse est l’application des vieux mythes grecs sur les parties génitales.

  2. Est-ce un traitement qui se veut préventif, curatif ou symptomatique ?
    Son efficacité me semble des plus douteuses, sauf pour le compte en banque du pseudo-thérapeute.
    Il y a deux moteurs dans la vie : le fric et le sexe.
    A mon humble avis, Sigmund Freud était un vicieux qui voulait cumuler les deux aspects.

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