Madame Montaigne

Arlequin

Exemple d’un Arlequin

Dans l’étrange lucarne, un filozof parisien de Saint Germain des prés venait vendre un énième livre de paraphrases sur Michel de Montaigne et discutait avec une dame mûre, mais toujours consommable, qui avait écrit un énième livre sur le sujet inépuisable des féministes, archéo et néo confondues.
Bref, rien de bien original !
Rien de bien stimulant !
Les livres des féministes radotent toujours sur les mêmes thèmes : la charge mentale, le plafond de verre, la lâcheté et la duplicité masculines, les stéréotypes traditionnels en Occident mais pas en Orient, le prix exorbitant du maquillage, des bijoux,et des fringues de luxe, l’horloge biologique et son corollaire, l’inéluctable vieillissement conduisant à l’inexorable déclin de la séduction. Les deux auteurs, ou présumés tels, le mâle et la femelle, ronronnaient tranquillement au coin du feu, dans un discours convenu, susceptible de déclencher un acte d’achat impulsif chez la ménagère désespérée de plus de 50 ans, le cœur de cible de cette opération promotionnelle, planifiée par des attachées de presse hystériques, acharnées et superficielles.

Comme dans un moment Eurêka! chez un physicien, une idée lumineuse jaillit alors dans la cervelle du Rabouilleur, cervelle autant bien faite que bien remplie de sérieuses références, en toute modestie.
Au lieu de cette discussion ennuyeuse, stérile et mercantile, il vaudrait mieux faire un Arlequin, ce personnage au costume composé de différents tissus.

Prenons Montaigne (1533-1592), un filozof nombriliste et paresseux, et plongeons le dans une comédie du Vénitien Carlo Goldoni (1707-1793), face à une maitresse femme, énergique et pragmatique, comme La locandiera.

Cet Arlequin littéraire, basé sur une opposition des contraires, ne manquerait pas de sel, et prendrait la forme du :
Journal intime de madame Montaigne.
A suivre ! Mais dans une version payante !

Blaise Pascal sur Montaigne :
Le sot projet qu’il a de se peindre.

Talleyrand sur Montaigne :
Les incertitudes de Montaigne, reposant son esprit sur ce qu’il appelle ces deux oreillers si doux pour une tête bien faite, l’ignorance et l’insouciance, ne lui avaient permis ni d’embrasser aucune des sectes anciennes, ni d’en former une nouvelle. Il discute toutes les opinions, n’en adopte aucune, et se retranche dans le doute et l’indifférence.

Georges Brassens :
Le talent sans travail n’est qu’une sale manie.

A propos Le Rabouilleur

Les affaires et les sciences : telles sont mes deux occupations. Devise : nous n'irons pas à Canossa ! ni à Chicago !
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2 commentaires pour Madame Montaigne

  1. Pangloss dit :

    Certes, certes, mais j’aime bien Montaigne. Je ne relirai pas d’une seule traite mais j’ai encore du plaisir à picorer au hasard.

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