Orgueil et préjugé

Analyse critique d’un conte de fées

Dans le fenestron, passait pour la troisième fois l’ancienne adaptation dramatique et télévisuelle du roman de l’Anglaise Jane Austen, Pride and prejudice, soit Orgueil et préjugé.

Le Rabouilleur n’aime pas les romans : écrits par des femmes, depuis Madame de Lafayette, créatrice du genre au Grand Siècle, et lus par des femmes, et pire encore, par des jeunes filles, dans le but de nourrir leur imaginaire, en complaisant à leurs fantasmes les plus irréels. Avec bien sûr des exceptions, dont le très viril roman de Jules Verne, 20.000 lieux sous les mers, l’odyssée fantastique du capitaine Nemo, qui navigue sous la surface, à la barre de son vaisseau de guerre, le mythique Nautilus, semant la terreur et la destruction dans son sillage.
Ceci dit, l’esthétique de la série télévisuelle était parfaite, et c’était un véritable régal pour les sens :
La distribution des rôles est impeccable, et Colin Firth joue à merveille le Rosbif aristocratique, et les actrices ont toutes un physique très agréable. La mère de famille stupide possède également le physique de l’emploi. On trouve aussi une figure patriarcale et rassurante qui donne de bons conseils.
Les décors et les costumes d’époque sont magnifiques. Les parcs et les jardins éblouissent la vue, comme d’habitude dans ce pays pluvieux, copieusement arrosé par les dépressions venues de l’Atlantique.
Voilà pour le plaisir des sens, qui contribue à élever le mental du spectateur, brisant ainsi la dichotomie stupide et artificielle de Platon entre le corps et l’esprit.

Passons maintenant du côté obscur du récit :
Trois jeunes filles, sans fortune et sans réseau relationnel, vivent dans la campagne verdoyante, grandiose, mais très isolée du comté du Ploukshire,et cherchent à se caser. Leur cas, assez classique, semble mal parti, en première approche, mais, par trois coups de baguette magique de la romancière, chacune des trois Cendrillons trouve chaussure à son pied. C’est vraiment un conte de fées moderne, donc un mythe consolatoire, une illusion, qui n’entretient qu’un lointain rapport avec la Réalité.

Car le Rabouilleur vous le redit :
La Vérité est laide, et l’Art est faux.

Et le mathématicien le sait parfaitement :
Si les prémisses sont vraies, et si le théorème est faux, alors, son application donne des résultats aléatoires, peut-être faux, ou peut-être vrais. Et le théorème : qui se ressemble, s’assemble, n’est pas vrai dans le domaine des mariages.

Et soudain, en regardant la représentation de cette œuvre littéraire dans le fenestron, le Rabouilleur ressentit un moment Eurêka, qui lui fit saisir le caractère universel du conte de fées de Jane Austen, et par la même occasion, la fausseté intrinsèque de sa fiction, qui dupa néanmoins moult générations de célibataires Britanniques et crédules, comme cette dinde fourrée de Bridget Jones. Ah ! Ah ! Ah ! Quel bon moment de franche gaité !

foudre
Eurêka !

En vérité, le Rabouilleur vous le dit :
Voici venu, ici et maintenant, le temps de casser le Mythe !
Pour le remplacer par le Logos !
Mais pour la bonne cause.
Car le mythe installe des idées fausses dans les esprits des femmes.
Et quand une femme a des idées fausses dans la tête, elle prend les mauvaises décisions.
Et une femme qui prend de mauvaises décisions, finit TOUJOURS ruinée, comme la stupide Madame Bovary, une Normande, ou la triste Karen Blixen, une baronne Danoise qui raconte tous ses échecs dans Out of Africa.
Pour renverser l’idole romanesque, le Rabouilleur va bientôt culbuter le discours de Jane Austen, par des arguments imparables tirés de la vraie vie, où vous trouverez la très sotte et très volubile Marlène Scarpa.

Pourquoi ce roman a-il-une résonance universelle ?
Parce que les trois sœurs incarnent chacune un des trois pôles de la personnalité humaine :

  • la plus jeune est une pure sensuelle.
  • la cadette est une pure sentimentale.
  • l’ainée est une pure intellectuelle.

On retrouve donc le découpage de l’encéphale humain en trois strates : neuro-hormonal, système limbique et cortex.
Suivant la personnalité, c’est une des trois strates qui gouverne le comportement. Bien sûr, en fonction de l’âge et des expériences, la strate directrice doit changer. Quand on est jeune, on est fou, et la sensualité prime. Puis, jeunesse se passe, et on devient sentimental, et on prend des râteaux, puis avec les expériences, on devient plus rationnel dans ses choix de partenaires. Tout ceci, dans le cadre du développement normal d’un individu; mâle ou femelle, c’est pareil. Pour le cas pathologique des pervers narcissiques et camés, ce raisonnement ne s’applique pas, bien sûr. Le raisonnement ne s’applique pas non plus aux personnes qui ne peuvent pas apprendre de leurs erreurs, et qui répètent indéfiniment une conduite d’échec. Les exemples abondent dans la littérature, avec notamment Les Nuits de Cabiria de Fellini, Tours et détours de la vilaine fille de Mario Vargas Llosa, ou même L’éternel mari de Fiodor Dostoïevski. Errare humanum est, perseverare diabolicum. Un cas de persévérance diabolique très instructif se trouve dans le film La sirène du Mississipi, réalisé par Truffaut.

Avec l’âge, le Rabouilleur finit par faire sienne la maxime suivante :
Je ne sais peut-être pas ce que je veux, mais je sais certainement ce que je ne veux pas, parce que j’ai déjà donné dans le panneau.
Ensuite, vous pouvez porter des jugements pondérés sur votre entourage :
Gisquette est vraiment très laide, mal fagotée, mal coiffée et mal fardée.
Ouh ! la vilaine fille ! Gloups !
Mais elle est très futée, de bon conseil, jamais grincheuse, excellente cuisinière qui fait une succulente blanquette de veau, en plus, elle possède un réseau relationnel très étendu pour influencer les autres pétasses, ses consœurs, et c’est une bonne affaire au lit. Les avantages l’emportent donc largement sur les inconvénients.

Pourquoi ce roman est-il une duperie ?
Parce que la romancière imagine des couples homologues, de même polarité, du style : la chaudasse mariée avec un queutard.
Dans la vraie vie, cela ne marche JAMAIS. La romancière Angloise aurait fait une très mauvaise gérante d’agence matrimoniale. Dans la vraie vie, les queutards épousent des intellectuelles naïves, comme cette cruche d’Anne Sinclair, exemple sublime de la journaliste très mal informée, et qui s’en flatte.

Les couples homologues ne marchent pas, et il existe un exemple très célèbre, mais qui fâcherait la monarchie Britannique. La France de 2021 a déjà suffisamment d’ennemis, pour ne pas se mettre sur le dos la perfide Albion.

Pour preuve expérimentale en France, il faut juste étudier le cas très pur de Marlène Scarpa.
C’est un cas typique de sensuelle, qui écrivit des romans sur le thème de la sexualité, son seul point fort, à défaut d’autre chose.
Et que déclare Marlène Scarpa, pure sensuelle ?
Je suis attirée par les hommes intelligents.
Donc, des intellectuels.
La recherche de Marlène Scarpa doit être affinée :
Elle doit trouver un homme intelligent et surtout sourd, car son bla-bla néo-féministe fera fuir tout mâle doté d’un QI supérieur à 100.
Mais le discours de la Scarpa doit être vu au regard de son véritable objectif, à savoir produire, quoiqu’il en coute au contribuable, des foutaises, destinées à masquer le vrai problème :
la totale incurie de son patron en matière économique.

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Notice iconographique :
Certains grands fauves sont déjà associés à des écrivains connus :
le Loup des steppes avec H. Hesse
le Guépard avec le prince de Lampedusa
Donc,
le Rabouilleur a décidé de s’approprier le Lynx, aussi appelé loup-cervier.

A propos Le Rabouilleur

J'aime les belles femmes et le bon vin, mais dans la modération.
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10 commentaires pour Orgueil et préjugé

  1. Cassandre dit :

    Vous écrivez mal : trop de longueurs et de circonvolutions. Votre propros est dilué dans l’ornement. Il faut être acéré comme une flèche et vous êtes mou comme un corps adipeux. Relisez chaque matin Pascal, ou le code civil comme Stendhal, pour avoir un guide stylistique.

    • Madame ou Monsieur,
      Vos bons conseils me transportent de joie.
      La critique est facile, l’art est difficile
      Existe-t-il un endroit de la Toile où un lecteur naïf peut trouver une trace de vos travaux ?

  2. La Dive dit :

    Je trouve le Rabouilleur bien petit joueur. Pourquoi donc s’éprendre de Gisquette, certes pas conne et bonne au lit mais moche et mal habillée? L’aura de ce bloggeur, son physique, son intelligence, sa prestance ne lui permettent-ils pas de mettre dans son lit quelque chose de vraiment canon avec un QI de plus de 120?
    Le Rabouilleur doit sérieusement se remettre en question. Il reproche à Platon de d’opposer le corp à l’esprit alors que lui-même a du mal à imaginer qu’un bel esprit peut se trouver dans un joli tour de poitrine …

  3. realist dit :

    Ha! Ha! Votre orgueil et vos préjugés vous on valu d’être « cancellé ».
    Pouvez vous nous donnez ici vos impressions sans que cela ne soit vaporisé. 🙂
    P.S. Je partage à peu près votre position à propos de Dr WO.

    • Avez vous un site sur la Toile, monsieur le réaliste ?
      Une histoire qui résume ma pensée :
      https://www.zebrascrossing.net/t41834-looping-d-un-airbus#1818647

      • realist dit :

        J’avoue ne pas saisir le fond de votre pensée à propos de cette histoire.
        Je n’ai plus de site depuis plusieurs années, mais c’était un site exclusivement technique (intelligence artificielle) et maintenant, à mon âge, je me satisfais de pouvoir raconter anonymement des conneries ici et là. 🙂

      • Je vais vous expliquer le fond de ma pensée :
        Quoique vous fassiez, vous serez critiqué.
        Si vous guérissez la tuberculose avec un antibiotique, les gérants de sanatorium vous cracheront dessus, parce que leur bizness est voué à disparaitre.

      • realist dit :

        « Quoique vous fassiez, vous serez critiqué. »
        Bien sûr, les intérêts des uns et des autres seront toujours divergents, et à propos de n’importe quoi, c’est l’essence même du politique.
        Il n’y a PAS et il n’y aura jamais de « fin de l’histoire » en dépit de l’agitation des progressistes, qui plus est ce serait une horreur sans nom et on en a eu un avant goût avec le communisme.
        Les diverses eschatologies religieuses ne sont pas mieux, ça finit toujours plus ou moins à la Jim Jones, Marshall Applewhite et assimilés.
        A défaut de savoir où on va il faut résoudre les problèmes au cas par cas en étant honnête et raisonnable et en sachant reconnaître les ennemis irréductibles de son propre groupe.

      • Je vous approuve totalement.
        Il faut résoudre les problèmes au cas par cas et se méfier de généralisations abusives.
        Merci de votre commentaire

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