Roman moral

Sylvia Moinkerien de l"UC Santa Gourdassa.
Esther Knatoufo

Ballet rose en Bas-Berry
par Esther Knatoufo
Editions du Caniveau.
19.99 euros pour 67 pages.

Résumé
Lili Finkelshit, une mère juive et célibataire de Chateauroux, à la cuisse légère, à la bourse percée, à la ceinture dorée, à la mauvaise renommée, et à la morale très, très élastique, se trouva fort dépourvue quand le déclin de sa séduction fut venu.

Disposant d’une fille très niaise, née de père inconnu, ignorance due à des raisons strictement professionnelles, Lili décida de renflouer son arche d’alliance avec Satan, en vendant le pucelage de cette gourde.
Restait à trouver l’acheteur.
Comme Lili jouait Isis pour la mille et unième fois, dans une des déprimantes orgies des loges maçonniques:., elle rencontra à cette occasion, dans l’Est de la France, Christian, un obsédé sexuel, photographe amateur, maitre-chanteur à la petite semaine, et extrême-centriste du Modem. Après les pénétrations de tous ses orifices, d’usage en semblable occasion, Lili s’enquit du potentiel financier et des fantasmes du pénétrateur, après son nécessaire ramollissement, physique et mental, suivant l’habitude de toute salope qui se respecte, comme dirait un amateur de paradoxes. Les fantasmes pédophiles et les moyens financiers de l’abject Modem concordaient parfaitement avec les vues de la mère fortement tarée. Et paradoxalement, fille d’un peuple soi-disant élu. Le pacte de corruption de la fille mineure se conclut donc dans l’ambiance toxique d’une partouze des sataniques maçons.

La mère Finkelshit avait mangé des raisons verts, et sa fille n’allait pas tarder à avoir les dents agacées. Pour berner sa fille, Lili Finkelshit lui présenta l’acheteur du pucelage comme son père biologique, sans aucune preuve matérielle, avant de l’abandonner purement et simplement avec le pseudo-géniteur dans une chambre d’hôtel, sans doute bien insonorisée. Ce n’est pas gros, c’est hénaurme. Une mère normale a pour habitude de confesser sa fille, et dans pareille situation, à la sortie de l’hotel, elle va porter plainte au commissariat le plus proche. La vérité se lit en creux, et nul besoin d’être Sherlock Holmes pour le comprendre. Même un médecin limité (pléonasme) comme le docteur Watson saisit parfaitement que tout le narratif de la mère sonne faux, mais pas sa fille. Et voilà comment l’esprit ne vient jamais à certaines filles !
L’acheteur du pucelage, habitait dans l’Est de la France, donc loin de Chateauroux (Indre), avantage qui permettait à la mère d’eviter une fugue de sa marchandise. Christian, le franc-maçon pourri jusqu’à la moelle était un autre Goebbels qui raisonnait ainsi :
Plus ma bite est grosse, plus elle passe avec du gel !

La fille de Lili n’y vit que du feu, car son buisson très ardent lui était monté à la tête.
Depuis, la fille de Lili écrit des livres sur ses déboires sexuels, car elle ne sait rien raconter d’autre que des autofictions. En effet, elle souffre cruellement d’un manque total d’imagination, ce qui représente un handicap certain pour la littérature, au contraire de la philosophie où c’est un avantage, d’après Alain Finkelshit, le frère de Lili.

Tout est bien qui finit bien :
La Cendrillon juive de Chateauroux, honteusement exploitée par sa mère indigne, trouve une bonne marraine en la personne de Carla Mundi, attachée de presse parisienne, également juive, une vieille mafiosa du monde interlope de l’édition, femme vénale et corruptrice de jurys littéraires hors pair. Carla Mundi est une redoutable femme d’affaires, ayant vécu plusieurs vies professionnelles comme mannequin sans poitrine, puis comme chanteuse sans voix, brièvement comme comédienne de cinéma sans talent à 27 ou 36 reprises coupées au montage, pour finir comme égérie de créatifs sans inspiration. Cette égérie parisienne se répand dans les diners mondains en expliquant que les manuscrits de ses protégés ne sont que vulgaires citrouilles qu’elle sait transformer en Formula Uno de l’édition. Depuis sa rencontre avec la bonne fée, la fille de Lili inspire des femmes encore plus stupides qu’elle par son omniprésence mediatique, télévisuelle et autre. Son seul objectif artistique est de les inciter à payer 19,50 euros un livre, couronné d’un prix littéraire grâce aux intrigues de Carla Mundi, farci de toutes ces sornettes sur un inceste purement fictif, ce qui a fait sa fortune, a priori seulement matérielle. Mais comme Laclos le fait écrire à la perverse marquise de Merteuil (l’inverse étant aussi possible et plus plausible) : si l’argent ne fait pas le bonheur, il le facilite grandement.

Enfoncée, défoncée, et foudroyée, Christine Angot, par ce beau conte de fées moral d’Esther Knatoufo, étoile montante dans la pleiade des femmes ecrivains du Berry, après George Sand, Marguerite Audoux, et Jeanine Perdequouille.

foudre
foudre

Prochain roman d’Esther Knatoufo en préparation : Le doigt qui pue, ou les amours torrides de la fille de Lili avec un saltimbanque, musicien, camé, fauché et paumé : Doc Prokto. Quand Doc Prokto montre la lune, la fille de Lili regarde le doigt qui pue.
Du lourd !

A propos Le Rabouilleur

J'aime les belles femmes et le bon vin, mais dans la modération.
Cet article, publié dans littérature, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.